Giovanni Michelotti

Giovanni Michelotti - Italie - 1921/1980


1937

A 16 ans, Giovanni Michelotti, passionné de dessin, fait ses premières armes chez Giovanni Farina en tant qu'apprenti. C'est par hasard que ses qualités de dessinateur sont remarquées par Mario Revelli de Beaumont.

1939

Il devient à 18 ans dessinateur en chef chez Farina.

Durant la guerre

Passage chez les chasseurs alpins.

Après guerre

Il signe de nombreuses carrosseries pour Ghia Aigle, Bertone, Allemano et Vignale (avec qui il va former un tandem performant), mais aussi avec plusieurs grands constructeurs automobiles. Il maîtrise l'ensemble de la chaîne conduisant à un prototype, depuis l'esquisse initiale jusqu'à la maquette à l'échelle 1.


Publicité Ghia Aigle, 1952

La General Motors lui propose au milieu des années 50 de prendre la direction de son bureau de style. Il décline l'offre, préférant exercer son art à Turin avec ses confrères et amis carrossiers. Sa créativité et sa vitesse d'exécution attirent l'attention de BMW et de Triumph en 1957. C'est ainsi qu'il devient le dessinateur attitré de ces deux constructeurs durant les années 60.

En 1959, il fonde son entreprise de carrosserie, en travaillant enfin sous son propre nom. Il sait répondre à toutes les demandes, en s'adaptant aux diverses particularités formulées par ses clients.


Giovanni Michelotti

Extrait de l'Automobile, mai 1955 :

" On se plaît à converser avec ce technicien de la ligne. Ses idées demeurent en tous les cas vigoureusement viables et réalisables car il connaît à fond tous les problèmes de fabrication. C'est un fait assez rare pour qu'il soit souligné car, très souvent, nous voyons publier des dessins dont l'exécution est pratiquement impossible. Michelotti a dans ses cartons toutes les voitures de l'avenir ... "

" Extrait de l'Automobile, juin 1955

Ici, un quatrième étage sans ascenseur, une pièce de 4 mètres sur cinq, une table à dessin jumelée en forme de pupitre, un bureau étroit, une frêle armoire, un tabouret ... et une multitude de dessins épinglés aux murs ... C'est dans ce rectangle de lumière et sur cette petite planche à dessin que cet artiste de 34 ans a conçu seul et en quelques mois la majorité des voitures hors séries exposées au Salon : pas moins de quarante ! En confrontant l'importante et diverse production de Michelotti on cherche en vain le plus léger motif de répétition. Nul détail équivalent, nulle ligne en évoque une autre. Capot, arrière-portes ou pare-brise sont tous différents. Pas un galbe semblable ".

Extrait de l'Action Automobile, octobre 1960 :

" Constructeurs allemands et constructeurs anglais, dont la technique automobile est en continuel progrès, semblent arriver, en matière de carrosserie, à bout d'imagination. C'est vers l'Italie qu'ils de tournent. Vers Turin. Ils font appel à la ligne italienne pour leur production en grande série. Et c'est un styliste, Giovanni Michelotti, qui réussit le mieux auprès d'eux. Michelotti se défend de leur imposer le goût italien. Aux Anglais, il offre les arêtes vives (la Triumph Herald), aux Allemands, des angles arrondis (la BMW 700 Sport). Ce qui a fait son succès, c'est son art de savoir associer le bon goût à l'utile. Il trouve toujours une solution heureuse ... "

Extrait de Moteurs, octobre 1964 :

" Un outsider exceptionnel : Michelotti est sans conteste, le styliste le plus célèbre d'Italie et même, l'un des plus connus du monde entier. Il travaille pour les Anglais, les Allemands, les Japonais et même les Italiens ! Il aime la " race " sans être austère, et le chic sans le clinquant. C'est qu'il a été à bonne école : il a débuté comme dessinateur chez Farina à ... 13 ans ! Il était alors sous les ordres d'Attilio Farina, et Frua était son patron. Après avoir quitté Farina, il devint l'associé d'Allemano puis travailla pour Vignale, Ghia et Balbo. Désormais indépendant, il dispose d'un petit atelier de construction ... "

1980

Mort de Giovanni Michelotti à Turin le 23 janvier 1980


Giovanni Michelotti

Sans aucune prétention d'exhaustivité (mission quasi impossible concernant ce styliste), voici un survol qui présente près de 70 réalisations de Giovanni Michelotti, selon un classement chronologique.

1950

Abarth

C'est Giovanni Michelotti qui a les honneurs d'habiller les premières Abarth 204 et 205 qui ne soient pas de strictes voitures de course. Vignale assure à quelques unités la fabrication de ces voitures en 1950 et 1951.


Abarth 204 / 205, 1950

Packard

Il s'agit de la seule Packard habillée chez Vignale, en l'occurrence d'après un dessin de Michelotti. Elle est fabriquée sur un châssis de 1939. La ligne ponton, moderne en 1950, est parfaitement interprétée. La qualité de la finition peut faire croire que l'on a affaire à un carrossier établi de longue date, ce qui n'est pas vraiment le cas puisque Alfredo Vignale n'est installé que depuis 1948.


Packard Cabriolet, 1950

1952

Cunningham

Le nouveau règlement des 24 Heures du Mans 1952 impose à toute marque désireuse de s'inscrire une production minimale annuelle de dix exemplaires du même modèle. Afin de répondre à cette exigence, Cunningham met alors en chantier une version routière de la nouvelle C3. Tant qu'à produire une automobile, Cunningham souhaite lui donner une image internationale. Depuis la fin de la guerre, les carrossiers italiens imposent sans réelle concurrence leur vision du design automobile. Ghia, Touring et Pinin Farina sont les maîtres incontestés. Quelques outsiders savent aussi se faire remarquer. Giovanni Michelotti en fait partie. C'est lui qui signe le dessin de la C3 Continental, dont la carrosserie est réalisée par Vignale.


Cunningham C3, 19521953

Volvo

En 1952, l'homme d'affaires suédois Gosta Wennbert entreprend de faire construire une Volvo PV 444 habillée d'une carrosserie spéciale, inspirée des réalisations Alfa Romeo, en particulier pour la face avant. La voiture est dessinée par Michelotti et assemblée par Vignale. Présentée en 1953, elle est dénommée Elisabeth par la presse suédoise, en référence au couronnement de la reine cette même année. Un second prototype doté d'une face avant plus neutre est fabriqué en 1954. L'idée de produire cette voiture en série sera abandonnée, en raison des coûts de production trop élevés. De nombreux détails de style semblent avoir influencé le dessin de la Volvo Amazon présentée en 1956.


Volvo PV 444 Elizabeth

Rédélé Spéciale

Après-guerre, les grandes marques françaises de prestige sombrent les unes après les autres. Les grosses cylindrées disparaissent. Une poignée d'artisans vont se satisfaire des petits moteurs fabriqués par Panhard, Simca ou Renault pour assouvir leur passion. Jean Rédélé est de ceux-là. Il construit sa première voiture en 1952, avec laquelle il remporte de nombreuses victoires en compétition. Ses lignes sont l'oeuvre de Michelotti, étoile montante du style qui collabore avec de nombreux carrossiers italiens. En l'occurrence c'est avec Allemano qu'il a travaillé dans le cas présent. Mais cette première réalisation manque quelque peu d'allure.

C'est sans doute le reproche que fait Rédélé à Allemano lorsqu'il lui passe commande d'une deuxième voiture qu'il souhaite plus élancée. Livrée fin 1953, celle-ci est expédiée aux Etats-Unis. Ce faisant, Rédélé répond aux sollicitations d'un importateur américain. La Rédélé Spéciale, baptisée " Le Marquis " est exposée à l'Auto Show de New York en janvier 1954. Mais le projet ne fait pas long feu.


 Rédélé Spéciale " Le Marquis ", 1953

Dodge

Au début des années 50, Fred Monroe Zeder, fils de Frederic Zeder, personnage clef dans la naissance du groupe Chrysler, en dehors de ses activités dans la publicité, est pilote sur une Allard Chrysler. Lors d’une course à Watkins Glen, il est battu par Briggs Cunningham qui conduit une voiture de sa conception. Zeder estime qu’il est tout aussi capable que son concurrent et se lance dans la fabrication de sa propre machine. Du fait de ses relations au sein du groupe Chrysler, il obtient un châssis spécifique sur lequel est monté un V8 Dodge de 260 chevaux. La carrosserie est produite chez  Bertone en Italie, à partir d'un dessin de Michelotti. La Dodge Zeder est présentée à Turin en 1953. Elle possède une carrosserie interchangeable, et peut se vêtir soit de sa carrosserie à usage tourisme en aluminium, soit de son habillage compétition plus léger en fibre de verre. Le retrait de quatre écrous permet de passer d'une carrosserie à l'autre. 


Dodge Zeder, 1953

1954

Fiat 8V

114 exemplaires de la Fiat V8 présentée au Salon de Genève en 1952 ont vu le jour. 34 ont été habillés par la division des carrosseries spéciales de Fiat, les autres par Pininfarina, Bertone, Ghia, Zagato et Vignale. Ce dernier réalise en particulier trois " Démon Rouge " à partir de  dessins de Michelotti. La première illustrée ici se distingue par son pare-brise panoramique, sa lunette inversée et sa casquette en prolongement du toit.


Vignale Fiat 8V Demon Rouge

1955

Abarth

Avec l'Abarth Spyder 207/A exposée à Turin, Mario Felice Boano qui vient de quitter Ghia souhaite passer à une autre dimension en créant sa propre entreprise, avec en point de mire l'immense marché américain. Le dessin de ce spider est signé Michelotti. Avec 94 centimètres, la voiture est très basse. Le prototype est embarqué pour les Etats-Unis, mais le projet tourne court.


Spyder 1100 Abarth 204/A, 1955

1957

BMW

BMW est à la fin des années 50 en pleine crise financière. Le constructeur doit impérativement revoir sa stratégie industrielle et concevoir des modèles d'un style plus international. Les carrossiers italiens sont alors au sommet de leur art. Michelotti est sollicité en 1957 pour proposer un aspect plus moderne aux productions bavaroises. Sa première création significative pour BMW est la 700, dans ses différentes versions de carrosseries, coach, cabriolet et coupé.


BMW 700, 1959

Abarth

Vignale dévoile au Salon de Genève en mars 1957 un coupé monospace avant l'heure, vitaminé par Abarth, dessiné par Michelotti, et caractérisé par son pare-brise dans le prolongement du capot avant. Cette voiture participe à la mythique épreuve des Mille Miglia en 1957, où elle gagne le grand prix de ... la curiosité !


Abarth 750 MM Vignale, 1957

Alpine

Deux Alpine A106 sont présentées sur le petit stand Alpine du Salon de Paris 1957 : d'une part le coach produit depuis janvier 1955, d'autre part un nouveau cabriolet A 106 également signé Michelotti, dont c'est la première présentation au Grand Palais. La production commence en 1958 au prix de quelques modifications. L'adoption du moteur Dauphine en lieu et place de celui de la 4 CV entraîne un changement de dénomination. L'A106 se mue en A108. La mythique Berlinette qui fera ses débuts sur le Tour de France automobile de 1960 sera élaborée à partir du cabriolet A 108, mais son dessin n'est pas de Michelotti comme souvent mentionné, mais bien du père de toutes les Alpine, Jean Rédélé.


Alpine A106 Cabriolet, 1957


Alpine A108 Cabriolet, 1958

Lancia

Le cabriolet Lancia Appia est présenté au Salon de Turin 1957. La période est difficile pour ce constructeur. Gianni Lancia, fils du fondateur Vincenzo (1881/1937), mène une gestion qui va conduire son entreprise au désastre. Il passe la main en 1958 au cimentier Gaetano Pesenti. Pour l'instant, faute de milieu de gamme, l'offre s'étoffe artificiellement en intégrant au catalogue des dérivés réalisés par des carrossiers indépendants. Parmi ceux-ci, Vignale n'a produit à cette date que des pièces uniques pour Lancia. Mais sa proposition d'une version convertible de l'Appia plaît, et Lancia intègre le modèle à son catalogue, laissant au carrossier le soin de le produire. L'auto est basse, racée, aux antipodes du style sévère de la berline Appia née en 1953. Jusqu'en 1962, ce ne sont pas moins de 1 586 exemplaires qui trouvent preneurs, malgré un prix de vente très élevé.


Lancia Appia Convertible, 1957


Alfredo Vignale (1913/1969) et Giovanni Michelotti, près d'une Appia Convertible, 1957

Meadows

Une des surprises du Salon de Genève 1957 est venue de la Frisky, une voiturette à deux places et moteur 2 cylindres 250 cm3 placé à l'arrière. Les portes ouvrent vers le haut, comme sur la Mercedes 300 SL, et si la mécanique est anglaise, la carrosserie est signée Michelotti. Le modèle de production présenté à Londres en septembre 1958 abandonne les portes papillon pour des ouvertures tout à fait standard.


Meadows Frisky, 1957


Frisky Sport, émanation du dessin de Michelotti, 1958

Lotus

Michelotti qui travaille pour Ghia Aigle (comme beaucoup d'autres stylistes par ailleurs) a eu la lourde responsabilité d'habiller la première version routière de la Lotus 1100, pour le compte d'un ressortissant suisse fortuné. Le poids de l'auto ne dépasse pas 460 kg et avec 84 ch ses performances sont exceptionnelles.


Lotus Climax Ghia Aigle, 1957

1958

Triumph

La Triumph Italia semblait avoir toutes les chances pour remporter un vrai succès commercial. Elle combinait un châssis et une mécanique Triumph ayant fait leurs preuves, et l'élégance d'une carrosserie italienne pour l'un des maîtres de l'époque, Giovanni Michelotti. Le prototype initial est présenté au Salon de Turin en 1958, et la production débute en juillet 1959. Mais Vignale n'en assemblera que 329 unités jusqu'en 1962.


Triumph Italia, 1958

1959

BMW

Deux BMW 507 hors-série ont été élaborées, la première par Raymond Loewy, la seconde par Michelotti. Cette proposition du styliste italien est exposée au Salon de Turin 1959. Elle est depuis 2005 dans la collection du constructeur BMW.


BMW 507, 1959

DKW

La carrosserie Fissore fondée par les frères du même nom en 1920 avait fait de la construction de prototypes pour le compte de diverses firmes étrangères une de ses spécialités. Ce projet de coupé DKW Auto Union 1000 était destiné à la filiale argentine du constructeur allemand, et sa commercialisation sera effective en Amérique du Sud.


Fissore Auto Union DKW Coupé, 1959

Abarth

En dehors des modèles destinés à la compétition ou du moins à un usage sportif, Abarth s'adresse à la fin des années 50 à une clientèle plus raffinée, sans doute plus féminine, très friande de modèles hors-série particulièrement élégants. 1959 est l'année du coupé 850 Scorpione dessinés par Michelotti et construit par Allemano.


Abarth 850 Coupe Scorpione Allemano,1959

Triumph

Les lignes si britanniques et si anguleuses de l'Herald sont dues à Giovanni Micheloti. La brochure éditée à l'époque fait état " d'une ligne fuyante et allongée, inaugurant la tendance de l'avenir ". La Triumph Herald séduit une forte proportion de dames, de par sa direction légère et son entretien simplifié. Elle est disponible en berline deux portes, coupé, cabriolet et break, et préfigure une longue collaboration avec le constructeur anglais durant les années soixante.


La Triumph Herald sous ses différentes formes

1960

Prince

Michelotti est l'un des premiers stylistes italiens à se tourner vers l'Extrême-Orient. Sous le capot de cette Prince Skyline, on trouve un 4 cylindres 1862 cm3 de 94ch, le moteur le plus puissant de la production automobile japonaise cette année-là. La voiture est commercialisée à partir d'avril 1962, en version cabriolet et coupé. Une soixantaine d'exemplaires seront produits artisanalement jusqu'en 1964.


Prince Skyline Sport, 1960/64

Abarth

Le quatuor Fiat Abarth Michelotti Allemano propose en 1959 les 1600 Coupé et Spyder, équipés du nouveau moteur Osca du récent cabriolet Fiat 1500. Parallèlement, Abarth s'intéresse au 6 cylindres de la Fiat 2100. Avec une cylindrée revue à la hausse, 2162 cm3 pour 120 ch, les Fiat Abarth 2200 Coupé et Spyder s'adressent à une clientèle plus exigeante. 


Fiat Abarth 2200 Coupé Allemano, 1960


Fiat Abarth 2200 Spyder Allemano, 1960

Plymouth

A l'attention d'un client américain qui souhaite quelque chose d'absolument personnel, Enrico Nardi collabore avec Michelotti pour la réalisation de ce massif coupé deux portes, la Silver Roy, équipé d'un moteur Plymouth de 320 ch. Son habitacle très court contraste avec un long capot moteur et un coffre arrière interminable.


Plymouth Silver Roy, 1960

1961

Osca

En 1961, Osca interrompt la production d'engins de compétition pour se consacrer exclusivement à la fabrication de voitures de grand tourisme. Dès le Salon de Paris de 1960, Giovanni Michelotti expose un coupé qu'il a dessiné et fait réaliser par Fissore sur un châssis Fiat 1500 animé par le moteur Osca. Ce modèle va légèrement évoluer en 1961 (face avant), tout en devenant également disponible dans une version cabriolet.


Fiat Osca 1500, 1961

Maserati

La Maserati 5000 GT s'adresse aux personnes les plus riches de la société, pour qui même une 3500 est trop commune. Seuls 32 exemplaires ont été produits entre 1959 et 1966. Pour cette petite série, huit carrossiers ont été sollicités. La part du lion des 5000 GT revient à Allemano qui en a carrossé 22 unités à partir de 1961, toutes imaginées par Michelotti.


Maserati 5000 GT, carrosserie Allemano, design Michelotti (103.46), photo Pawel Litwinski

Triumph

Michelotti a dessiné la TR4 avec quelques trouvailles qui ont fait date dans l'histoire de l'automobile, comme les phares intégrés à la calandre et munis d'une petite visière concédée par le capot. Les flancs plats et la petite bosse sur le capot droit destinée à loger les carburateurs SU sont deux autres originalités. Ces petits traits de génie ont contribué à forger l'image de Triumph dans son ensemble. La voiture a été présentée au Salon de Francfort 1964. Elle visait essentiellement le marché américain, dont la clientèle avait acheté en masse la TR3.


Triumph TR4, 1961

1962

BMW

Le dessin des BMW 1500 et 1800 a été largement influencé par celui de la Chevrolet Corvair, comme nombre de leurs contemporaines. Michelotti n'est pas le seul styliste auquel BMW fait appel. A la même époque, Giorgetto Giugiaro chez Bertone dessine l'élégant coupé 2000 CS commercialisé en 1965.


BMW 1500, 1962


BMW 1800, 1963

Hino

Hino contribue au renouveau de l'économie japonaise après-guerre, en construisant des poids lourds, autocars et autobus. Suite à un accord de licence avec Renault, la petite 4 CV de Billancourt est assemblée au Japon de 1953 à 1963. Un nouveau modèle, la Contessa 900, complète la gamme en 1959, avec une mécanique héritée de la 4 CV. Mais Hino est à la recherche d'une image de marque qui lui fait défaut pour imposer ses automobiles à travers le monde. Ses dirigeants s'adressent à Michelotti, pour imaginer le coupé Contessa Sprint, habillé d'une élégante carrosserie aux formes très fuselées.


Hino Contessa 900 Sprint, 1962

Lancia

Au Salon de Genève 1962 est présentée une nouvelle version de la Lancia Flavia, la Convertible. Ses lignes sont dues à Michelotti, et sa carrosserie est produite chez Vignale. Lors de son lancement, il s'agit d'une des rares décapotables à quatre places du marché. La Flavia cabriolet s'adresse à une clientèle choisie, en particulier aux dames élégantes ! Sa production de 1 601 exemplaires va s'échelonner jusqu'en 1967.


Lancia Flavia Convertible, 1962

Triumph

Michelotti a beaucoup fait pour le développement de Triumph dans les années 60. Après l'Herald et la TR4, il signe en effet les lignes de la Spitfire. C'est sur une base Herald, dont le châssis a été raccourci, qu'est élaborée en grand secret la Spitfire, dévoilée au Salon de Londres 1962. La voiture évoluera ensuite d'année en année, et ce jusqu'en 1980, ce qui lui a permis de mener une existence un peu plus longue que l'ordinaire.


Triumph Spitfire, 1962

Michelotti Boudot Conrero

Ce coupé, résultat d'une collaboration franco-italienne entre Michelotti et Virgilio Conrero (moteur) d'une part, et Roger Boudot (châssis tubulaire, culasse) d'autre part, a été réalisé en 1962 à partir d'une mécanique de Renault Dauphine. Le styliste italien a répondu aux voeux d'un amateur lyonnais à l'origine de cette commande. Cette création originale tant pas sa conception que par la façon dont elle a été réalisée porte le nom de " Michelotti Boudot Conrero ". Elle perpétue alors une tradition en voie de disparition, celle des voitures sur mesure.


Michelotti Boudot Conrero, 1962

Maserati

Cette Maserati 5000 GT carrossée par Vignale a été dessinée par Michelotti. Son commanditaire n'est autre que Briggs Cunningham, lui-même constructeur et directeur de l'écurie portant son nom. L'avant de la voiture est particulièrement original, avec des ailes effilées qui dissimulent des phares escamotables sous deux paupières.


Maserati 5000 GT, 1962

1963

Maserati

Evolution de la 3500 GT, la Maserati Sebring, initialement présentée à Genève en mars 1962 sous la désignation " Coupé S ", est commercialisée à partir de 1963. Sa carrosserie produite par Vignale sur un dessin de Michelotti paraît plus moderne que celle de sa devancière. On retient notamment la présence de deux doubles phares ronds, et une ceinture de caisse très haute. Sa carrière discrète s'achève en 1969, avec 591 exemplaires fabriqués.


Maserati Sebring, 1963

Triumph

Consultant régulier pour Triumph, Michelotti signe le dessin de la berline 2000. Sobres et classiques, ses lignes ne manquent ni d'élégance, ni de caractère. Les surfaces vitrées sont généreuses, et le profil présente un agréable dynamisme, résultant d'un déséquilibre bien dosé entre une partie avant longue et arrondie, et une poupe courte et tronquée. La version restylée 2000 et 2.5 PI / 2500 MK II de 1970 perd cet équilibre du fait notamment d'un porte-à-faux avant et arrière trop important.


Triumph 2000 Mk 1, 1963


Triumph 2.5 PI puis 2500 Mk 2, 1970

OSI Neckar

OSI (Officine Stampaggi Industriali) est une entreprise fondée en 1960, qui oeuvre en tant que sous-traitant de Fiat en assurant pour celui-ci l'industrialisation des coupés Fiat 2300 et des breaks 1300/1500. Cet industriel imagine un cabriolet dénommé OSI 1200 S sur un dessin de Giovanni Michelotti, et le présente à Turin en 1963. Mais à défaut de disposer en propre d'un réseau de distribution en Europe, l'officine s'adresse à Neckar, dont les concessionnaires et les importateurs connaissent bien la mécanique Fiat de l'auto. 


Neckar St Trop Spider, 1963

Jaguar

En 1957, un industriel français, Jean-Marie Brussin, dit " Mary " engage sa Jaguar D aux 24 Heures du Mans. Equipée d'un moteur 3,4 litres, elle termine troisième de la course. L'année suivante, Mary prend de nouveau le départ de la course mancelle, avec pour copilote André Guelfi, dit " Dédé la Sardine ". Tragiquement, au cours de la nuit, sa voiture tape dans une gouttière de sécurité et Mary meurt des suites de l'accident. Giovanni Michelotti rachète l'épave accidentée pour créer ce coupé équipé de tous les accessoires mécaniques de la Jaguar D. Edgardo Michelotti aime à rappeler que cette Jaguar a toujours été la réalisation préférée de son père (source : Les Métamorphoses du Jaguar, par Roland Urbain).


Jaguar E Michelotti, 1963 (photo Polleke for CCDA Oldtimertips)

Triumph Conrero

Virgil Conrero, ancien mécanicien dans la Royal Air Force, a installé sa société en 1951. Proche dans l'esprit de ce que fait alors Abarth sur base Fiat, Simca ou Porsche, Conrero travaille essentiellement sur base Lancia et Alfa Romeo. Standard Triumph, intéressé par sa réputation du préparateur, lui confie l'élaboration de ce modèle unique destiné à concourir au Mans.


Triumph Conrero, 1963

1964

Osi

La berline Osi 2600 est dévoilée au Salon de Genève 1964. Ses lignes sont plus modernes que celles de l'Alfa Romeo 2600 de série, déjà démodée au début des années 60. La création de Michelotti ne passionne cependant pas les foules. La presse spécialisée demeure indifférente face à cette automobile pas vraiment laide, mais manquant singulièrement de glamour. Ce n'est qu'en 1967, un peu tardivement, qu'Alfa Romeo accepte de l'inclure dans sa gamme officielle. Elle prend alors le nom de 2600 De Luxe. En tout, 51 exemplaires ont été assemblés, avant que la voiture ne soit retirée du catalogue en 1968.


Osi Berlina Alfa Romeo 2600, 1964

Zeta

La Zeta est une automobile australienne équipée d'un moteur ZF Sachs FMR (brevet allemand) de 500 cm3 et 25 ch, monté en position arrière. Cette voiture sans porte est capable de filer à 120 km/h. Elle a été produite en 48 exemplaires, sur un total d'environ 400 voitures assemblées entre 1963 et 1965 par ce constructeur éphémère.


Zeta Sport, 1964

Hino

En 1964, Hino expose au Salon de Paris une nouvelle berline Contessa étudiée de nouveau en collaboration avec Michelotti. L'objectif de cette présence dans la capitale française est clairement défini : la Contessa de seconde génération doit enfin permettre à son constructeur de sortir du " Pays du soleil levant ", et de s'imposer en Europe de manière durable.


Hino Contessa Berline 1300,1964

En parallèle à la berline, et comme pour la première génération de Contessa, un coupé complète l'offre, également dessiné par Michelotti. Cette nouvelle version a hélas perdu la finesse qui avait fait le charme du modèle de 1962. Elle reprend, pour des questions d'économie, de nombreux éléments de carrosserie de la berline. L'importateur français n'a eu ni la patience ni les moyens d'imposer ces voitures exotiques dans notre pays. Après deux années de commercialisation, Hino se retire de l'hexagone, et cesse même toute production automobile pour se consacrer exclusivement à son métier de base, les cars, autobus et camions.


Hino Contessa Coupé,1964

Triumph

Michelotti présente sur son stand au Salon de Genève 1964 un coupé qui emprunte le châssis et le moteur de la Triumph Vitesse 6, dont l'originalité d'exécution réside dans le dessin très particulier (pour l'époque) du pare-brise qui se prolonge jusqu'au-dessus de la tête des deux occupants.


Triumph Vitesse par Michelotti, 1964

1965

Ford

La Ford Anglia Torino est dérivée de l'Anglia britannique. Elle en utilise le châssis, les portes, le pare-brise et toute la mécanique. Le reste de la carrosserie a été redessiné dans un style plus classique par Michelotti. La voiture assemblée par OSI est commercialisée entre 1965 et 1968 en Italie à 10 007 exemplaires. D'autres exemplaires (nombre inconnu) ont été diffusés au Benelux.


Ford Anglia Torino, 1965 (avec Michelotti sur photo du bas)

Triumph

Dès 1962, Triumph travaille sur le projet d'une berline de taille moyenne, appelée à remplacer l'Herald. Le dessin de cette 1300 est de nouveau confié à Michelotti. Bien proportionné, il est très proche de celui de la Triumph 2000, berline haut de gamme au succès avéré. Finalement, les deux modèles, Herald et 1300, continueront d'être produits en même temps. Cette nouvelle carrosserie au gré de diverses évolutions (l'économique Toledo et la plus puissante 1500) ira jusqu'à habiller le modèle à vocation sportive Dolomite Sprint, qui terminera sa carrière en 1980.


Triumph 1300, 1965


Triumph Dolomite Sprint, 1973

Ferrari

Ce coupé Ferrari de 1965 est unique. Il a été conçu par Michelotti sur commande de Luigi Chinetti (importateur Ferrari Outre-Atlantique) sur la base d'un châssis de 330 GT. En 1987, son propriétaire du moment entreprend une restauration complète, avant d'exposer sa voiture à Peeble Beach en 1989. Elle perd alors sa teinte deux tons d'origine.


Ferrari 330 GT Targa, 1965

1966

Fiat

Michelotti expose au Salon de Genève 1966 un prototype de coupé 2 + 2 sur base Fiat 2300 S. On note sur cette réalisation la présence de roues à rayons et de phares semblables à ceux de l'Opel Kapitän. 


Fiat 2300 S par Michelotti, 1966

Daf

En 1966, Daf présente enfin une voiture au goût du jour, la 44, qui offre la même facilité de conduite que l'ancienne Daffodil. Michelotti est l'auteur de ses lignes sobres et équilibrées. En 1968, le constructeur néerlandais en décline un coupé 55. Aux côtés des petites berlines dotées du Variomatic acquises pour l'essentiel par une clientèle du troisième âge, ce coupé dessiné par Michelotti adopte un pavillon abaissé de 7 cm et une vitre arrière beaucoup plus inclinée. Mais bien malgré lui, et en raison d'une motorisation manquant de tonus, le coupé Daf 55 acquiert une image de voiture " de coiffeur ".  En octobre 1972, il est remplacé par le coupé 66, un peu plus viril avec l'adoption d'une vraie calandre. 


Daf 44, 1966


Daf 66 Coupé, 1973

Fiat

Michelotti a dessiné sur une base Fiat cette jolie carrosserie aux lignes sobres et nettes. Le moteur en position arrière est celui de la 850. Deux ans plus tard, le styliste propose une nouvelle interprétation assez proche, à l'exception de la calandre revisitée.


Fiat 850 par Michelotti, 1966


Fiat 850 par Michelotti, 1968

Triumph

En 1963, Triumph commande à Michelotti l'étude d'une version GT de la Spitfire. Le 4 cylindres de celle-ci doit faire l'affaire. mais il va s'avérer insuffisant pour entraîner les kilos supplémentaires du coupé. Triumph adopte dès lors le 6 cylindres de la Triumph Vitesse. Le constructeur britannique abandonne le préfixe Spitfire pour simplement lancer sa voiture sous le nom de GT6. Présentée en 1966, elle se singularise par un arrière fastback à hayon. On retrouve bien évidemment le style de la Spitfire, même si les deux voitures n'ont que très peu d'éléments de carrosserie en commun.  


Triumph GT6, 1966

1967

Siva Sirio

Ce nouveau constructeur, Siva Sirio de Turin, tente sa chance avec ce spider présenté initialement avec un moteur central Ford 6 cylindres poussé à 130 ch par Conrero. Le dessin de Michelotti ne manque pas d'élégance, mais seulement trois voitures seront assemblées.


Siva Sirio, 1967

Daf / Fiat

Les années 50 à 70 voient l'éclosion d'un certain nombre de voitures de plage, destinées pour l'essentiel à une clientèle aisée résidant sur la côte méditerranéenne, ou aux propriétaires de yachts. Elles sont le plus souvent proposées sur une plateforme Fiat. Exposée au Salon de d'Amsterdam en février 1967, la Kini de Michelotti prend pour base une Daf Daffodil. Le même dessin est appliqué à une Fiat 850, mais sans arceau, pour une présentation au Salon de Genève 1968. Elle prend alors le nom de Shelette, et sera produite à environ 80 exemplaires.


Daf Kini, 1967


Fiat Shelette, 1968

Meccanica Maniero

Cette Meccanica Maniero 4700 GT est exposée au Salon de Genève 1967. Dessinée par Michelotti, elle est équipée d'une mécanique Ford Mustang. Son propriétaire était un homme d'affaires italien du nom de Maniero.


Michelotti MM 4700 GT, 1967

1968

Daf

Ce prototype Daf 55 Siluro est présenté au Salon de Genève en mars 1968. Ce type de réalisation radicale tient lieu de " carte de visite " pour Michelotti. Il ne s'agit en aucunement d'un projet destiné à une production en série.


Daf Siluro, 1968

Ferrari Chinetti

Curieux mélange d'influence US avec le pare-brise panoramique, et de style italien pour les lignes élancées de cette GT. La construction de ce modèle unique, d'une élégance toute discutable, a été confiée par Luigi Chinetti et Bob Peak (peintre et illustrateur américain) à Michelotti. Il prend appui sur une Ferrari 275 P qui a connu quelques dommages liés à un incendie en course.


Ferrari 275 P Chinetti / Peak, 1968

1969

Fiat

Michelotti dévoile au Salon de Genève 1969 un coupé Fiat 125 aux lignes assez tourmentées. L'arrière étonne par la forme assez curieuse du coffre. Les phares de recul sont surmontés de deux ouïes servant à évacuer l'air de l'habitacle. Les clignotants avant sont suspendus sous le pare-chocs.


Fiat 125 par Michelotti, 1969

1970

Triumph

Avec des formes qui présentent un air de déjà vu (l'avant des berlines 2000 et l'arrière de la Spitfire notamment ...), la Triumph Stag de 1970, équipée d'un gros V8 de 3 litres, ne manque pas de prestance à défaut de paraître moderne. Le cocktail une fois mélangé n'a malheureusement pas le goût de la réussite commerciale, d'autant plus que le moteur conçu pour la voiture manque de fiabilité. La Triumph Stag sera produite en 25 939 exemplaires sur près de huit ans, sans évolution majeure. 


Triumph Stag, 1970

Fiat

L'année précédente à Genève, Michelotti a exposé un coupé sur base Fiat 125 dont le décrochement arrière a fait l'objet de commentaires assez critiques. Cette nouvelle réalisation sur base Fiat 125 S est traitée dans le même esprit, mais avec des lignes affinées, tant à l'avant qu'à l'arrière. Ce coupé peut être considéré comme un break, grâce à son hayon et à son vaste emplacement pour les bagages, facilement accessible.  Sa production en série, bien qu'évoquée, ne sera jamais mise en oeuvre.


Fiat 125 S par Michelotti, 1970

1971

Matra

La Matra Laser du Salon de Genève 1971 prend pour base une 530, mais avec un V6 Ford de 26 M. L'implantation mécanique a été respectée, et derrière le moteur placé au centre, on trouve un coffre à bagages de bonnes dimensions, accessible par un hayon formant lunette arrière. La hauteur de la carrosserie ne dépassant par 108 cm, le carrossier a adopté des portes papillon qui facilitent l'accès à bord.


Matra Laser, 1971

Austin

Cette voiture dessinée par Michelotti (" from the magic pen of Michelotti ") et assemblée en Afrique du Sud est basée sur un châssis d'Austin Morris 1000. Elle reprend la structure centrale de la voiture anglaise, mais avec des parties avant et arrière redessinées, dans l'esprit des Triumph 2000/2500 et Dolomite. Ce modèle inconnu en Europe sera produit en 21 655 exemplaires jusqu'en 1978, avant de céder sa place à l'insipide Marina. 


Austin Apache, 1971

1972

Fiat

Cette étude de coupé Fiat 128 Rallye à quatre places et hayon ne s'imposera jamais face au coupé 128 de Fiat. Il ne s'agit pas vraiment d'une réussite esthétique, en raison d'un contraste dérangeant entre un avant aiguisé et la présence d'un gros sac à dos à l'arrière. Le moteur Fiat est une version améliorée par Giannini, avec une cylindrée portée à 1580 cm3 et une puissance de 98 ch Din.


Fiat 128 Pulsar, 1972

Fiat

Le prototype Flares, un coupé 2 + 2 sur base Fiat 132, a été réalisé avec deux objectifs majeurs en vue : une sécurité maximale et des performances aérodynamiques d'un bon niveau. La voiture est exposée pour la première fois au Salon de Turin 1972.


Fiat 132 Flares, 1972

British Leyland

Lors du Salon de Genève 1972, dans le cadre d'une exposition sur le thème de la lutte contre la pollution, British Leyland expose un petit coupé deux places à propulsion électrique, étudié en collaboration avec la Crompton Leyland Electricars. Il prend pour base une Austin Mini recarrossée selon un dessin de Michelotti. Traité avec un soin tout particulier, l'habitacle comporte deux sièges anatomiques, un volant rectangulaire et une sellerie alliant cuir et moquette.


Crompton Leyland Electricars, 1972

1973

British Leyland

Au début des années 60, la filiale australienne de la BMC réclame à la direction générale britannique une berline à moteur V8 pour contrer le succès des Holden de la General Motors. Il faut attendre 1968, et l'arrivée de Leyland dans le groupe BMC pour que ces doléances soient prises en compte. Il est demandé à Michelotti de dessiner les lignes d'une " berline puissante et racée, une familiale musclée ". La Leyland P76 est présentée en juin 1973. Des grèves à répétition, une qualité d'assemblage détestable et la crise pétrolière condamneront cette voiture, qui ne sera produite qu'en 1 524 exemplaires jusqu'en fin d'année 1974.


Leyland P76, 1973

1974

Lancia

Michelotti doit avec la Mizar répondre à un cahier des charges simple : " imaginer quelque chose de nouveau dans le domaine des berlines à quatre portes ". Le résultat présenté au Salon de Turin 1974 est en fait bien compliqué, et le styliste s'est retrouvé bien à la peine pour embellir la triste berline Beta.


Lancia Mizar, 1974

LEM

La LEM, pour Laboratoire Electronique Mobile, est le résultat de l'étude d'un véhicule urbain électrique le plus léger possible pour limiter au maximum de nombre des batteries nécessaires à son entraînement. Son poids n'est en effet que de 350 kg sans les accumulateurs. La LEM est dotée de quatre roues, une à l'avant, directrice, et trois à l'arrière, une seule étant motrice. Quatre batteries prennent place sous les portières.  La carrosserie, entièrement en aluminium, a été étudiée et réalisée par Michelotti.


Michelotti Lem, 1974

Ferrari Chinetti

Cette Ferrari découvrable présentée à Turin en 1974 a été réalisée à la demande de l'omniprésent Luigi Chinetti à partir d'une Ferrari 330. Elle était destinée à l'acteur et pilote Steve McQueen. Les roues à rayons, un équipement abandonné depuis plusieurs années, s'adaptent assez bien à l'auto. Pour répondre aux normes du moment, Michelotti a disposé à l'avant et à l'arrière des pare-chocs de sécurité, et au-dessus des passagers un arceau de protection.


Ferrari 330 NART, 1974

1976

Ferrari Felber

Deux places, pas de capote, pas de portières, des sièges recouverts de tissu " jeans ", ainsi se présente cette voiture de plage imaginée par Michelotti pour le compte du carrossier suisse Felber à partir d'une Ferrari 365 GTC/4 de 350 ch. Exposée au Salon de Genève en 1976, cette " beach car " était destinée à une personnalité du Golfe Persique.


Ferrari 365 GTC/4 Beach Car par Felber, 1976

Fiat

Michelotti présente à Genève une nouvelle étude de voiture de ville. Partant d'une mécanique de Fiat 126, il a construit un petit monospace dont la longueur totale n'excède pas 281 cm, qui offre deux places convenables à l'avant et deux très petites places de secours à l'arrière. Les portes glissent latéralement vers l'arrière le long de la carrosserie.


Fiat City Car, 1976

Felber

La Lancia FF Spider par Felber, présentée au Salon de Turin 1976, est une évocation de la Lancia Carrera de 1952. Elle prend pour base mécanique un coupé Beta.


Lancia FF Spider par Felber, 1976

1977

Ferrari Felber

Cette Ferrari 365 GTC/4, façon break de chasse, a été exposée à Genève en mars 1977. Le suisse Felber en a assuré la réalisation, sur une proposition du styliste Michelotti.


Ferrari 365 GTC/4 Felber Michelotti, 1977

1978

Fiat 127

Ce projet de véhicule de loisirs Every 4R élaboré sur une base de Fiat 127 et présenté au Salon de Turin 1978 a été conçu en partenariat avec le magazine automobile italien Quattroporte. Par l'ajout ou le retrait des portes latérales et/ou du panneau de toit, cette voiture peut se transformer selon les besoins du moment en véhicule de ville, de campagne ou de bord de mer.


Fiat Every 4R, 1978

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