Ferrari 365 GT4 2+2, 400, 412


Ferrari 412

1. 365 GT4 2+2

La Ferrari 365 GT4 2+2 fut présentée au salon de Paris en 1972. Si son nom s'inspirait de celui de sa devancière, la 365 GT 2+2, ses lignes superbement proportionnées, sobres, épurées, tendues, s'en éloignaient définitivement. Ce dessin de Pininfarina lui autorisa une carrière exceptionnellement longue, et la voiture traversa les années sans avoir à subir de correction esthétique majeure.

La 365 GT4 2 + 2 s'inscrivait dans la même lignée que le coupé Fiat 130, exposé à Genève en mars 1971 par le même Pininfarina, et qui donna également naissance aux Lancia Gamma Coupé et Rolls Royce Camargue. Elle reprenait le moteur de l'éphémère 365 GTC/4, sorte d'étoile filante dans la gamme Ferrari, présentée en septembre 1970.


Ferrari 365 GT4 2+2

2. 400 GT, 400 Automatic, 400 i

En 1976, les 400 GT et 400 Automatic succédaient à la 365. Le V12 passait de 4390 à 4823 cm3. Mais c'est la présence d'une boîte automatique qui pouvait inquiéter les puristes. Celle ci s'avéra pourtant bien adaptée à la philosophie de la Ferrari 2 + 2, plus apte à avaler les kilomètres d'autoroute en semaine qu'à tourner le week-end sur un circuit privé.  Le tifosi pouvait toujours choisir la boîte manuelle. Esthétiquement, les retouches furent minimes : quatre feux arrière au lieu de six et ajout d'un nouveau spoiler avant notamment. 

En 1979, Ferrari adoptait l'injection Bosh K-Jetronic, qui lui permettait enfin de répondre aux sévères normes américaines antipollution, et d'accéder à ce marché. La 400 i voyait sa puissance descendre à 310 ch, soit une perte de 30 ch.


Ferrari 400 i

3. 412

En mars 1985, au salon de Genève, la 412 remplaçait les versions 400. Elle affichait une cylindrée de 4942 cm3, et sa puissance atteignait 440 ch. La ligne fut de nouveau revue de manière très subtile, avec des pare-chocs couleur carrosserie, et un coffre légèrement rehaussé.


Ferrari 412

4. Une très belle carrière

Cette série de Ferrari fut l'une des rares voitures de Maranello couramment vendue avec des teintes gris métal ou noires, plus en phase avec son style, qu'avec le traditionnel rouge de Maranello. La production cessa en 1989, et elle ne fut dignement remplacée dans cette
catégorie des GT 2 + 2 à moteur avant qu'en 1992 par la 456 GT. Il fut produit
525 modèles en version 365 GT4 2 + 2 (1972/76), 147 en version 400 GT (1977/79), 354 en version 400 Automatic (1977/79), 421  en version 400 i (1979/84), 873 en version 400 i Automatic  (1980/1984) et 576 en version 412 (1985/89).

5. Pininfarina

Pininfarina, Giovanni Battista Farina de son vrai nom, héritait du surnom de Pinin (petit garçon) dès son plus jeune âge. Il le gardait toute sa vie, et l'intégrait officiellement à son nom de famille en 1955. Né à Turin en 1895 dans une famille de 10 enfants, dont il était le benjamin, il débutait sa carrière dans les ateliers de la Stabilimenti Farina, dirigés par son frère Giovanni Farina.

A l'âge de 35 ans, il décidait de créer sa propre entreprise, et travaillait en collaboration avec les grands constructeurs de la péninsule, Fiat et Lancia. En 1947, il présentait la fameuse Cisitalia qui marqua à jamais les esprits. L'activité de Pinin Farina a toujours été orientée d'une part vers la production de modèles en petites et moyennes séries, d'autre part vers l'étude de carrosseries pour les grands constructeurs (Peugeot, Cadillac, Fiat, Alfa Romeo, Ferrari ...).

Son fils Sergio lui succédait à son décès en 1966. Enzo Ferrari à toujours collaboré de manière quasi exclusive avec Pinin Farina depuis plus d'un demi siècle. La Ferrari 365 GT/4 2+2 présentée sur cette page illustre parfaitement cette coopération.

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