Mercedes


Mercedes Fascination

1. Mercedes Fascination

Le constructeur allemand Mercedes présentait au Mondial de l'Automobile 2008 le concept car " Fascination ". Ce concept car soulignait l'intérêt du constructeur allemand à couvrir toutes les niches de marché, quitte à les réinventer quand cela s'avère nécessaire. En effet, après avoir fait revivre en 2004 le principe de la berline surbaissée avec la CLS, selon une idée déjà exploitée par Rover et sa " 3 Litre Coupe " durant les années 60, voici que Mercedes s'attaquait à un autre créneau, celui des breaks de chasse, un profil de voiture devenu rare sur nos routes et abandonné par les grands constructeurs, depuis l'arrêt en production de la BMW Z3 Coupé.

Le dessin de la Fascination se caractérisait par un pavillon bas et plongeant, qui se concluait par un arrière massif avec une petite lunette en forme de meurtrière. Les montants des vitres latérales avaient disparu, allégeant ainsi la silhouette. A l'avant, quatre optiques en losanges étirés procuraient un aspect inédit à l'auto.

Sur la Fascination, tout n'était que luxe, calme et volupté : quatre fauteuils individuels, toit panoramique sur toute la surface du toit, plancher de chargement de un mètre carré en bois avec des rails de protection en aluminium brossé, table pliante en verre fumé dans le coffre, etc ... Sous le capot, point de puissant V8, mais un modeste quatre cylindres Diesel de 2,2 litres et 204 ch.

2. D'autres réalisations sur base Mercedes

Le break de chasse Fascination n'est pas la première Mercedes à recevoir ce type de carrosserie, même si les oeuvres ci-dessous émanent de carrossiers indépendants.

Crayford n'était pas un débutant dans le monde de la carrosserie. Cette entreprise se spécialisa en effet dès 1962 dans la transformation de nombreux modèles produits outre-Manche en cabriolet ou en break. On ne compte plus depuis cette époque le nombre de Mini, Austin 1100/1300, Austin 3 Litre, Ford Cortina, Corsair ou Capri qui sont passées dans ses ateliers. Chez Crayford, on connaissait aussi très bien les Mercedes, pour avoir proposé des versions breaks sur la base des berlines W114 puis W116, et en 1978 un cabriolet Saint-Tropez réalisé à partir d'un coupé CE (type C123).


Crayford Condor, 1980

C'est au Salon de Londres en 1980 que Crayford exposa ce break d'allure sportive, baptisé Condor, fabriqué sur une base de 450 SLC pour répondre à la commande d'un client. Les ailes furent totalement redessinées. Elles étaient surmontées de vastes glaces en Plexiglas. Le même matériau fut utilisé pour le hayon arrière. Le seul travail de Triplex qui fournissait ces pièces représentait près du tiers du prix de la voiture. La Condor fut hélas accidentée par son propriétaire, qui la fit rapatrier chez le carrossier. Elle existe toujours aujourd'hui, même si la dernière reconstruction a été réalisée à partir des restes d'un unique break Princess réalisé par Crayford. Ainsi habillée, la Condor est loin de posséder le même attrait qu'à ses débuts avec son postérieur façon Simca 1307 ! Crayford cessa toute activité en 1987.


Crayford Condor, de nos jours - Source : http://club.caradisiac.com

Cette voiture unique présentée au salon de Genève en mars 1994 fut conçue chez Zagato pour le compte d'un commanditaire fortuné.


Mercedes SEC par Zagato

En 1964, un particulier contactait Frua pour un projet séduisant de prime abord : transformer le coupé 230 SL dessiné par Paul Bracq en un break d'allure sportive. Cette demande lui paraissait assez réaliste, car il estimait que les lignes plutôt carrées de la Mercedes se prêtaient bien à ce type de transformation. Il mettait à profit toute son expérience pour répondre à cette commande. On peut raisonnablement estimer que la partie arrière de ce break ne trahissait pas le dessin original, au demeurant fort réussit.

Malheureusement, le client de Frua n'appréciait guère la face avant imaginée par Paul Bracq, qui s'inscrivait pourtant dans la lignée des 300 SL et 190 SL. Le carrossier installa donc une grille de calandre qui paraissait empruntée à une berline Mercedes. Vu de face, l'ensemble était lourd, voire contraire au bon goût. Mais pas à celui du client qui réglait la facture.

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