Anatole Lapine

Anatole " Tony " Lapine - Lettonie (ex URSS) - 1930 / 2012


Après la guerre, Anatole Lapine est apprenti chez Daimler Benz à Hambourg. Il apprend la mécanique, répare des autos, sans pour autant avoir le droit, faute de permis, de conduire celles-ci.

Extrait d'Auto Hebdo n° 575 du 27 mai 1987 :

" ... J'ai grandi pendant la seconde guerre mondiale, j'avais 15 ans quand la guerre s'est terminée et je me rappelle les Volkswagen amphibies de 1944. J'ai tout de suite été attiré par les autos, par la magie des boutons, des pédales, du levier que l'on actionne pour mettre en contact des engrenages et faire bouger un engin. Ensuite, il y a eu les voitures des Américains qui ont débarqué en Europe, ces Studebaker, Hudson, Ford, Lincoln et Cadillac que l'on croisait dans les rues. Elles étaient incroyables dans ce paysage de l'Europe d'après guerre. Dans ma Lettonie natale, il n'y avait que 4000 voitures pour 2 millions de personnes ... "

Il s'expatrie avec ses parents aux Etats-Unis.

1952

Travaille sous l'autorité de Bill Mitchell à la General Motors, en tant que dessinateur technique. Il obtient la nationalité américaine.

Il s'offre ses première belles voitures : Jaguar XK 120 puis Alfa Romeo Giulietta, Triumph TR3, Porsche Speedster et 356 Carrera 1600 ...

Avec Larry Shinoda, il dessine en 1963 la  Corvette Sting Ray, mais aussi plusieurs concept cars : CERV I (1959) et II (1964), Corvair Monza GT et Corvair Monza SS (1962).


Chevrolet Corvette Sting Ray, 1963


Chevrolet Monza GT


Chevrolet Monza GT et SS

1965

Toujours au sein de la General Motors, il prend la tête du centre de recherche Opel.

1969

Il est recruté par Porsche.


Anatole Lapine, le deuxième personnage à partir de la gauche

1972

Remplace Porsche Ferdinand Alexander aux commandes du style.


Anatole Lapine

Si c'est Harm Lagaay qui est reconnu comme étant le designer de la 924, la 928 est attribuée sur le plan du style à Anatole Lapine. Cette voiture était véritablement en avance sur son temps, tant au niveau technologique qu'esthétique, avec ses boucliers parfaitement intégrés, et des formes très personnelles.

Sur la 911, on doit à Anatole Lapine les pare-chocs à soufflets, et le remplacement des garnitures chromées par des pièces en noir mat sur la " G series " (1974/1977). Jusqu'à la 959, il a permis à la 911 de lutter contre les rides.


Porsche 928


Porsche 911 " G series " (1974/1977)

Extrait d'Auto Hebdo n° 564 du 11 mars 1987 :

" Anatole Lapine a sous ses ordres une quarantaine de personnes dont 15 stylistes ... Chacun a son mot à dire et Lapine, qui joue le rôle de chef d'orchestre, dirige ses hommes avec la tendre autorité d'un papa-poule. On dessine à Weissach (le centre style) des autos et bien d'autres choses. Porsche fait partie des clients de Lapine et agit en tant que tel. Ses commandes portent aussi bien sur une étude complète qu'un restyling ou la création d'un nouveau logo ... Il y a les clients extérieurs les plus divers. Le cockpit de l'Airbus est lui aussi signé Porsche. 65 à 70 % des créations du centre de style de Weissach concernent l'automobile et seulement une bonne moitié de ce pourcentage s'applique aux produits de la maison ... "


Anatole Lapine, 1987 (source : Auto Hebdo n° 564 du 11 mars 1987)

Quitte Porsche. Harm Laagay le remplace.

2012

Décès d'Anatole Lapine le 29 avril à l'âge de 81 ans.


Anatole Lapine, source : http://rennlis.com


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