Venturi Atlantique 300

Venturi dans l'Automobile Sportive
Venturi, de nos jours
Venturi Atlantique 300 sur Autoweb

1. Un nouveau look pour la nouvelle génération

L'Atlantique 300, commercialisée en 1994, symbolisait la deuxième génération de Venturi, dix avant après la présentation du premier modèle en 1984. Alors que les voitures de la marque peinaient à s'imposer sur le marché des GT de prestige, il s'agissait d'un modèle porteur d'espoir pour tous les amoureux de Venturi. Les lignes originales de Gérard Godfroy furent subtilement remises au goût du jour par l'intéressé. La voiture était basse, large, et assez courte. Par rapport aux premières Venturi, elle s'était arrondie, ses ailes arrière présentaient un superbe galbe. Les rétroviseurs étaient identiques à ceux de la Citroën CX, et  les feux arrière étaient empruntés à la Ford Sierra.


Venturi Atlantique 300

2. Des performances de premier ordre

Son V6 de 2849 cm3 développait 281 ch. Cela lui permettait de parcourir le kilomètre départ arrêté en 23 secondes, et d'atteindre 280 km/h. Pendant qu'Alpine mourrait à petit feu dans la plus grande indifférence, Venturi redevenait la défenseur de l'automobile sportive française de luxe.

3. Un vrai réseau pour accroître sa présence

Hubert O'Neill, alors à la tête de l'entreprise, développa son réseau de concessionnaires en France. Ils n'étaient en effet que huit à l'époque. Par ailleurs, il noua des contacts avec des importateurs à l'étranger, dans plusieurs pays européens, mais aussi au Japon et au Koweith. La nouvelle Venturi était commercialisée à partir de l'été 1995, au prix de 520 000 francs dans l'hexagone, ce qui la situait sensiblement au même niveau que les Porsche 911, Lotus Esprit ou Honda NSX.


Venturi Atlantique 300, source : http://yo.spc.free.fr

4. Venturi en manque de notoriété

En septembre 1995, Venturi annonçait avoir déjà vendu trente Atlantique 300. Cela ne permettait hélas pas au petit constructeur de Couëron se sortir du marasme économique dans lequel il se débattait. Il était difficile de s'imposer face à des constructeurs aussi prestigieux que Porsche ou Ferrari, et le nombre d'amateurs capables de penser autrement que par les grandes marques était insuffisant.

5. La fin de l'aventure

Les finances de la PME Venturi étaient au plus mal. L'entreprise déposait son bilan en octobre 1995. Le tribunal de commerce de St Nazaire accordait un sursis d'un an pour trouver un nouveau partenaire. En mai 1996, la justice retenait la proposition d'un groupe thaïlandais, qui injectait dans l'affaire sept millions de francs. La mévente de l'Atlantique 300 - vingt voitures réellement facturées de 1994 à 1996 - et l'engagement ruineux en F1 avec l'écurie Venturi Larousse plombèrent définitivement les finances. Fin 1999, le monégasque Gildo Pallanca Pastor rachetait les restes de Venturi. Il  proposait quelques mois plus tard la Fetish.


Venturi Atlantique 300

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