Venturi Atlantique 300

L'Atlantique 300 symbolise la deuxième génération de Venturi, dix ans après la présentation du premier modèle en 1984. Alors que les voitures de la marque peinent à s'imposer sur le marché des GT de prestige, il s'agit d'une nouvelle version porteuse d'espoir pour tous les amoureux de Venturi. Le dessin original de Gérard Godfroy a été subtilement remis au goût du jour par l'intéressé. La voiture est basse, large, et assez courte. Par rapport aux premières Venturi, elle s'est arrondie, ses ailes arrière présentent de beaux galbes. Les rétroviseurs sont ceux de la Citroën CX, et  les feux arrière sont empruntés à la Ford Sierra. Son V6 de 2849 cm3 développe 281 ch. Le kilomètre départ arrêté est atteint en 23 secondes, et la vitesse de pointe est de 280 km/h. Alors qu'Alpine meurt à petit feu dans la plus grande indifférence, Venturi tente de reprendre le flambeau pour défendre l'automobile sportive française de luxe.

Hubert O'Neill, alors à la tête de l'entreprise, met son énergie à développer son réseau de concessionnaires en France. Ils ne sont en effet que huit à l'époque. Il noue des contacts avec des importateurs dans plusieurs pays européens, mais aussi au Japon et au Koweith. La nouvelle Venturi Atlantique 300 est commercialisée durant l'été 1995, au prix de 520 000 francs dans l'Hexagone, ce qui la situe sensiblement au même niveau que les Porsche 911, Lotus Esprit ou Honda NSX.


Venturi Atlantique 300, source : http://yo.spc.free.fr

En septembre 1995, Venturi annonce avoir déjà vendu trente Atlantique 300. Cela ne permet hélas pas au petit constructeur de sortir du marasme économique dans lequel il se débat. Il est difficile de s'imposer face à des constructeurs aussi prestigieux que Porsche ou Ferrari, et le nombre d'amateurs capables de penser autrement que par les grandes marques est insuffisant.

Les finances de la PME Venturi sont au plus mal. L'entreprise dépose son bilan en octobre 1995. Le tribunal de commerce de Saint-Nazaire lui accorde un sursis d'un an pour trouver un nouveau partenaire. En mai 1996, la justice retient la proposition d'un groupe thaïlandais qui injecte dans l'affaire sept millions de francs. La mévente de l'Atlantique 300 avec vingt voitures réellement facturées de 1994 à 1996 et l'engagement ruineux en F1 par le biais de l'écurie Venturi Larousse plombent définitivement les finances. Fin 1999, le Monégasque Gildo Pallanca Pastor rachète les restes de Venturi. Il  propose quelques mois plus tard la Fetish.


Venturi Atlantique 300

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