Jaguar Type E

Présentée au Salon de Genève en mars 1961, la Type E fait sensation avec ses lignes sensuelles, ses performances affichées et son prix de vente particulièrement compétitif. Elle succède dans la gamme Jaguar à la XK 150, désormais dépassée d'un point de vue technique et esthétique. La Type E est le résultat du travail du spécialiste en aérodynamique, Malcolm Sayer, soutenu dans sa démarche par son employeur et fondateur de la marque Jaguar, William Lyons. Malcolm Sayer est un transfuge des usines aéronautiques Bristol qu'il a quitté en 1950. Il a contribué tout au long des années 50 au nombreux succès de Jaguar en compétition.


Jaguar Type E, 1966

Le dessin de la Type E se caractérise par une cellule passager réduite, repoussée à l'arrière d'un immense capot moteur. Au moment de sa commercialisation, une type E coûte à peine plus de la moitié du prix de la Ferrari la moins chère. Ses lignes fluides très personnelles et son excellent rapport qualité / prix contribuent largement à sa réussite foudroyante. William Lyons ne s'attend pas à une telle demande pour sa dernière née. Toutes les stars du moment - Johnny Hallyday, Françoise Sagan, Charles Trenet, etc ... - ou les capitaines d'industrie veulent leur Type E. Pris de court par l'ampleur du succès, le constructeur de Coventry met les bouchés doubles pour répondre à la demande.


Jaguar Type E, 1964

La production de la Type E peut être divisée en trois périodes correspondant aux types de moteurs utilisés : le 3,8 litres de 1961 à 1964, le 4,2 litres de 1964 à 1971 et le 12 cylindres 5,3 litres de 1971 à 1975. Présentée initialement en versions coupé et roadster, la gamme est renforcée par un coupé 2 + 2 à empattement allongé à partir de mars 1966. La surélévation du pavillon n'est pas du goût de tous ! Le moteur 12 cylindres en V permet à la Type E de conserver une puissance suffisante tout en faisant face aux nouvelles normes américaines en matière de sécurité et de réduction des émissions polluantes. 80 % des ventes sont réalisées outre Atlantique.


Jaguar Type E, 1972

La crise pétrolière de 1973 est fatale au modèle sportif de Jaguar. Le marché américain n'est plus aussi réceptif à ce type de véhicule trop gourmand en carburant. Enfin, malgré son charme qui va en faire rapidement une classique, la Type E ne peut plus cacher l'ancienneté de sa conception. Le dernier modèle tombe de chaîne en septembre 1974, et les dernières voitures sont encore disponibles chez les distributeurs jusqu'en 1975. Les cinquante derniers exemplaires sont noirs, à conduite à droite, avec une plaque commémorative sur le tableau de bord. Il a été produit 72 487 Jaguar Type E.


Jaguar Type E V12, 1971

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