Maserati Bellagio & Cinqueporte


De haut en bas, la Bellagio de Touring, la berline d'usine, et le projet de Studio Torino & Studio M

1. Maserati Bellagio

Le groupe Zeta Europe BV rachetait en 2006 les droits de la marque Touring. Lors du concours d'élégance de la Villa d'Este qui eu lieu du 25 au 27 avril 2008, sur les rives du lac de Côme, ce nom prestigieux renaissait de ses cendres. En effet, à cette occasion, deux Maserati imaginées par le carrossier italien étaient dévoilées : l'A8CGS Berlinetta et la Bellagio Fastback.


Maserati Bellagio

Cette dernière constitue un clin d'oeil au riche passé de Touring, dont la première vie s'acheva au salon de Turin 1966 avec la présentation du break de chasse Flying Star II, sur base Lamborghini 400 GT.

La Bellagio porte le nom d'un village sur les rives du lac de Côme. Elle se présente sous la forme d'un break cinq portes à vocation sportive et luxueuse, au profil harmonieux, réalisé à partir de la Maserati Quattroporte. Une mise en production à petite échelle est envisagée. Touring semble considérer qu'il existe une clientèle fortunée, disposée à investir dans une automobile de luxe qui lui permette de se rendre à ses activités de loisirs, tel que le golf ou la chasse. La Bellagio répond tout à fait à ce besoin, avec un espace de rangement allant jusqu'à 1,80 mètre de long.

Il ne s'agit pas d'une carrosserie proposée par Maserati. L'acquéreur doit d'abord signer son bon de commande chez le constructeur, avant de confier sa voiture à Touring, qui l'aménagera selon ses désirs. A l'heure où Pininfarina peine à se maintenir à flot et où Bertone connaît les pires difficultés de son histoire , on ne peut que se réjouir de la re-naissance de Touring.


Notez le discret becquet sur le hayon

2. Maserati Bellagio & Cinqueporte

Touring n'a pas eu la primeur d'un break Maserati Quattroporte. En février 2008, les bureaux de design " Studio Torino " et " Studio M " présentaient la maquette à l'échelle 1:4 de cet élégant break, judicieusement baptisé Cinqueporte.

La version définitive à l'échelle 1:1, si son commanditaire donne suite à la proposition, sera appelée à  rejoindre le parc automobile d'un émir des Emirats Arabes Unis. Le projet n'est pas véritablement cautionné par Maserati, dont les badges ne figurent nulle part sur la carrosserie. Cette aventure rappelle celle des Ferrari 456 Venice fabriquées pour le Sultan de Brunei par Pininfarina en 1995 et 1996. L'aspect extérieur a été partiellement revu avec de nouveaux boucliers avant, tandis que l'intérieur fait appel à des matériaux de très haut de gamme. Si l'esprit est le même que sur la Bellagio, le traitement des surfaces vitrées est ici très différent.

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