Sister cars, page 1

Ford Escort US / Ford Escort Europe

Une nouvelle génération de Ford Escort apparaît en 1980. La voiture passe à la traction avant et présente un dessin totalement nouveau. Le lancement de ce modèle en Europe et aux Etats-Unis est presque simultané. Cependant, l'Escort américaine, également commercialisée sous le nom de Mercury Lynx, diffère plus qu'il n'y paraît du modèle européen, et l'on peut discuter du caractère réellement mondial de l'auto, pourtant largement mis en avant par Ford. Très peu de pièces sont communes entre les deux modèles. La version US est plus longue de 19,3 cm, plus large de 8,6 cm et plus haute de 1,8 cm. Son moteur de 1,6 litre est adapté aux exigences du pays. Pas vraiment des soeurs, plutôt des cousines éloignées qui portent le même nom.


Ford Escort US


Ford Escort Europe


Acadian Canso / Chevrolet Chevelle

Les Chevrolet sont commercialisées au Canada entre 1961 et 1971 sous la marque Acadian, créée uniquement pour ce marché. Bien que construites selon les plans de Chevrolet, c'est Pontiac, autre marque de la General Motors, qui en assure la diffusion. A partir de 1968, les Acadian sont importées depuis les Etats Unis, car la baisse des taxes à l'importation ne justifie plus une production canadienne. L'Acadian Canso est dérivée de la Chevrolet Chevelle, même si elle n'en adopte pas la calandre, plus proche du style Pontiac.


Acadian Canso 1966


Chevrolet Chevelle 1966


Chevrolet Nova 350 SS / Acadian 350 SS

En 1968 la Chevrolet Nova Super Sport est transformée. Ce n'est plus une simple option de garnitures, mais un ensemble voué à la performance doté d'un V8 350 Ci (5,7 litres) de 295 ch. C'est aussi l'une des plus petites muscle car - en taille - proposée par la General Motors. On retrouve l'auto à l'identique sous la marque Acadian.


Chevrolet Nova SS 350


Acadian 350 SS


Subaru Impreza / Saab 9-2 X

En 1990, la division automobile de Saab est restructurée en une société indépendante dénommée Saab Automobile AB. Saab-Scannia et General Motors sont les deux actionnaires, chacun ayant une participation de 50 % dans cette nouvelle entité. En 2000, la General Motors rachète les 50 % des actions de Saab qu'elle ne détient pas encore. Parallèlement, la GM fait l'acquisition en 1999 de 20 % du groupe Fuji Heavy, constructeur des Subaru. A ce titre, elle devient l'actionnaire principal du groupe japonais. En octobre 2005, la GM, pour faire face à des difficultés financières, revend cette participation finalement jugée peu stratégique. En six ans, les deux constructeurs n'ont eu que très peu de projets en commun. L'un d'entre eux est la Saab 9-2 X, présentée au Salon de Los Angeles en décembre 2003, puis commercialisée à partir de juillet 2004. Il s'agit en fait d'une Subaru Impreza rebadgée, et par conséquent la première Saab dotée de quatre roues motrices et d'une grosse prise d'air sur le capot ! 


Subaru Impreza


Saab 9-2 X


Perana Z-One / AC 378  Zagato

En 2009, Perana Performance Goup, installé en Afrique du Sud, présente le projet d’une super sportive mue par un moteur de Corvette et dessinée chez Zagato, la Z-One. L’objectif ambitieux est d’en produire 999 exemplaires dans l’usine de Port Elizabeth, qui assemble par ailleurs des répliques d’AC Cobra sous la marque Superformance. Seules quelques voitures de présérie seront fabriquées. Le projet refait surface en 2012 sous le nom d’AC 378 Zagato. Depuis plus rien, malgré l'association de trois blasons aussi prestigieux qu'AC, Zagato et Corvette.


Perana Z-One


Perana Z-One


AC 378 Zagato


Saab 95 / BAW 71

Fin 2009, le constructeur chinois BAW, dont la maison mère est BAIC, fait l'acquisition des outillages et des droits sur la première génération de la Saab 95. Le prototype présenté à Pékin en 2010 est identifié sous le nom de BAW C71, mais sa commercialisation ne sera jamais effective. Reconnaissons à BAW un dessin de la face avant plus réussi et plus audacieux que celui proposé par Anthony Lo en décembre 2005, lors du restyling de la 95.


Saab 95


BAW C71


Jeep Cherokee / BAW qishi

La conception du Cherokee remonte à 1978, et résulte d'une collaboration entre les ingénieurs d'AMC et de Renault. Le dessin de l'auto est teinté à la fois d'influences françaises et américaines. Produite dans l'Ohio, cette Jeep a fait l'objet de nombreuses licences, notamment auprès du chinois Beijing Automotive.


Jeep Cherokee


BAW qishi


Hummer H1 / Dongfeng EQ2050

AM General, constructeur du Hummer, présente son 4 x 4 aux militaires chinois lors du Salon de la défense de Pekin en 1988. Ceux-ci ne se montrent pas particulièrement intéressés, jusqu'à ce que des compagnies pétrolières chinoises fassent l'acquisition de quelques modèles civils. La Guerre du Golfe apportera une publicité involontaire à ce mastodonte des sables. Cela sera suffisant pour inciter les chinois d'étudier cet engin sous toutes ses coutures, en procédant à une rétro-ingénierie, c'est à dire voir comment ça marche avant de s'engager dans le paiement d'une licence. Au final, le Dongfend EQ2050 fait ses débuts officiels en Chine en 2003, sur un châssis Hummer, et avec moteur turbo-diesel Cummins.


Hummer H1


Dongfeng EQ2050


Alfa Romeo Dauphine / Renault Dauphine / Willys Dauphine / IKA Dauphine

La naissance de cette version italienne de la Renault Dauphine est le fruit d'un accord de coopération industrielle passé entre Alfa Romeo et la Régie en 1958. La Dauphine sera assemblée sur les lignes de montage parallèlement à la Giulietta entre 1959 et 1964. Cette union est surprenante quand on observe la gamme Alfa Romeo du début des années 60, et le prestige attaché à la marque.


Alfa Romeo Dauphine


Renault Dauphine (ici un modèle US produit en France)

Durant les années 50, le constructeur américain Willys Overland possède une filiale au Brésil. Conclure un partenariat avec un constructeur étranger doit lui permettre de développer ses affaires à moindres frais. Il signe un accord avec la Régie Renault qui à cette occasion acquiert 12,09 % du capital de cette filiale. La production de la Dauphine Willys débute en 1959 et va durer jusqu'en 1969. Trois versions seront produites, le modèle standard, la Gordini et la 1093.


Willys Dauphine

C'est une logique similaire qui prévaut en Argentine. IKA - Industrias Kaiser Argentina - est créé en 1955 d'un accord entre le constructeur américain Kaiser et le gouvernement argentin. L'usine de Cordoba produit d'abord des Jeep et des modèles anciens de la gamme Kaiser. Un partenariat avec Renault débute en 1959, avec la signature d'un contrat de fabrication sous licence de la Dauphine. Le 12 juin 1960, la première Dauphine argentine sort d'usine. 97 209 Dauphine seront produites jusqu'en 1970.


La Renault Dauphine par IKA, avec ses cousines d'horizons variés


Alfa Romeo Arna / Nissan Cherry

L'Alfa Romeo Arna doit son existence à la volonté du constructeur italien de proposer rapidement un modèle compétitif face aux berlines compactes européennes. L'Arna, étudiée à moindre coût suite à un accord avec le constructeur japonais Nissan, vise le marché des  Volkswagen Golf, Fiat Ritmo, Renault 11, etc ... Acceptable sur une voiture japonaise, son style fade - une carrosserie de Nissan Cherry - fait fuir les vrais Alfistes. Sa production est interrompue en 1987, après un peu plus de trois années de commercialisation et 53 047 exemplaires.


Alfa Romeo Arna


Nissan Cherry


Alfa Romeo 2000 / FNM 2000 et 2150

Le fabricant FNM, pour Fábrica Nacional de Motores, est né de la volonté de l'Etat brésilien en 1942 de lancer dans ce pays une activité industrielle. D'abord concentré dans la fabrication de moteurs d'avions, FNM s'est orienté à partir de 1949 dans la construction de poids lourds sous licence Isotta Fraschini, puis Alfa Romeo à partir de 1952. La production automobile débute en 1961. Il s'agit d'une Alfa Romeo 2000, dénommée FNM 2000. En 1969, la FNM 2000 est remplacée par la FNM 2150, version plus puissante et restylée. Elle sera produite jusqu'en 1974.


Alfa Romeo 2000


FNM 2000


Alfa Romeo Alfetta / Alfa Romeo 2300

L'Alfa Romeo 2300 remplace la FNM 2150 en 1974. Elle sera assemblée en 29 954 exemplaires jusqu'en 1986. Ses lignes s'inspirent de l'Alfetta, mais offrent des volumes plus conséquents. Elle mesure 41 cm de plus en longueur et 7 cm de plus en largeur que sa cousine italienne. Cette nouvelle voiture marque la disparition du blason FNM au Brésil. La calandre Alfa est ornée du célèbre Biscione, en lieu et place du logo FNM qui était calqué sur le logo italien.


Alfa Romeo Alfetta


Alfa Romeo 2300


Henry J / Allstate

Le PDG des grands magasins Sears siège au conseil d'administration du groupe Kaiser Frazer. Il est par ailleurs le propriétaire de la marque Allstate, nom de la compagnie d'assurance appartenant à Sears qui a été choisi pour identifier les Henry J, un modèle économique distribué dans les grands magasins du groupe. Quelques détails esthétiques différencient les voitures des deux marques. Le niveau d'équipement des Allstate est moins rudimentaire que celui des Henry J. Henry J Kaiser aura la lourde tâche de convaincre son réseau d'accepter un concurrent de ce type. Cela sera au final un échec commercial, le  public ne parvenant pas à se faire à l'idée d'acheter une voiture en grande surface. Environ 115 000 Henry J seront produites entre 1951 et 1954, plus 2 300 exemplaires badgés Allstate en 1952 et 1953.


Allstate 1953


Henry J 1951


Isuzu Trooper / Holden Jackaroo / Honda Horizon / Acura SLX / Opel Monterey / Vauxhall Monterey

Le Trooper est un SUV fabriqué entre 1981 et 2002 par le constructeur japonais Isuzu, dans lequel la General Motors est alors engagée financièrement. Il a été exporté à travers le monde sous d'autres noms, notamment Holden Jackaroo, Honda Horizon, Acura SLX, Opel Monterey ou Vauxhall Monterey. Deux générations se sont succédées, de 1981 à 1991, puis de 1991 à 2002, avec une remise à jour significative en 1998. Honda et Acura, sa filiale " premium " n'ont pas de liens capitalistiques avec la General Motors (comme les autres marques citées), mais un accord de distribution a été établi avec Isuzu pour ce véhicule. 


Isuzu Trooper


Holden Jackaroo


Honda Horizon


Acura SLX


Opel Monterey


Vauxhall Monterey


Austin Apache / Triumph Dolomite

Leyland South Africa dévoile en décembre 1971 l'Austin Apache produite localement. La cellule centrale est empruntée à l'Austin Morris 1100/1300, tandis que l'avant et l'arrière évoquent les Triumph contemporaines, notamment la Dolomite. Et pour cause, c'est Michelotti qui en a tracé les lignes. 21 655 exemplaires sont produits jusqu'en 1978, lorsque l'Apache cède sa place à l'insipide Marina.


Austin Apache


Triumph Dolomite


Austin 1300 / Authi Victoria

La BMC - British Motor Corporation - s'implante en novembre 1965 en Espagne via sa filiale Authi - Automoviles de Turismo Hispano Ingleses. L'objectif est de produire sur place des modèles Austin et Morris, afin de contourner le protectionnisme en vigueur dans ce pays. Les Espagnols découvrent d'abord l'Austin 1100/1300, puis la Mini. La Victoria de 1972 est l'équivalent hispanique de l'Austin Apache Sud Africaine. Elle remplace l'Austin 1100/1300, tout en conservant sa base technique. Les installations espagnoles de la BMC, devenue entre-temps British Leyland, sont vendues à Seat en 1976.


Authi Victoria


Austin 1300


GAZ 69/ ARO IMS

ARO est un constructeur automobile roumain né en 1957 sur les restes d'une entreprise qui produisait des pièces pour l'aéronautique. Son premier modèle, dénommé ARO IMS, est dérivé du tout terrain GAZ 69, de construction russe.


GAZ 69


Aro M 461


ARO 10 / Dacia Duster

ARO présente un nouveau modèle de 4 x 4 léger en 1980, l'ARO 10. Il sera commercialisé dans certains pays sous le nom de Dacia, en tant que Dacia 10 ou Dacia Duster. Dacia - en référence à la Dacie, le nom antique de la Roumanie - est alors le principal constructeur roumain depuis sa création en 1968, à l'issue d'un partenariat signé entre Renault et le gouvernement de Nicolae Ceaușescu.


ARO 10


Dacia Duster


Aston Martin Cygnet / Toyota iQ

L'Aston Martin Cygnet de 2011 est dérivée de la Toyota IQ. Elle se présente comme une version très luxueuse et particulièrement bien équipée de la petite japonaise. On l'identifie immédiatement au dessin de sa calandre, propre à toutes les Aston Martin. Son moteur de 98 ch est le plus puissant disponible au catalogue Toyota. Affichée à plus de 38 000 euros, la Cygnet n'a trouvé que 150 clients à travers le monde jusqu'en 2013, pour un objectif de 4 000 unités par an. Son constructeur a justifié sa naissance par la nécessité d'optimiser les statistiques de pollution et de consommation de l'ensemble des modèles de la marque, sans avoir trop à investir en R & D.


Aston Martin Cygnet


Toyota iQ


Audi Fox / Audi 80

Sur le marché nord-américain, l'Audi 80, première du nom, élue voiture de l'année 1973 en Europe, est vendue sous la désignation d'Audi Fox entre 1973 et 1979, puis sous celui d'Audi 4000 jusqu'en 1987. Excepté quelques spécificités propres à la réglementation US (feux latéraux, phares ...), la Fox et la 80 sont identiques.


Audi Fox


Audi 80


Opel Ascon / Holden Camira / Chevrolet Monza

En mai 1981, la General Motors présente sa nouvelle voiture mondiale, la " J-Car ", un modèle compact à traction avant - une première à ce niveau de gamme - de moins de 1200 kg, longue de 4,40 mètres, et consommant moins de dix litres aux cent kilomètres. Cette plateforme commune va être utilisée par l'Opel Ascona (1982/1988) en Europe, l'Holden Camira (1982/1989) en Australie, la Chevrolet Monza (1982/96) au Brésil, et par plusieurs modèles de la GM aux Etats-Unis, depuis la populaire Chevrolet Cavalier jusqu'à la plus prestigieuse Cadillac Cimarron.


Opel Ascona


Holden Camira


Chevrolet Monza


Bertone Cabrio / Fiat Ritmo

Fiat présente en 1978 la Ritmo, une berline compacte au design innovant qui vient remplacer la 128. Un cabriolet conçu chez Bertone complète la gamme en 1982. Hélas, les ventes ne sont pas à la hauteur des ambitions. Le géant italien commence à renier cette voiture. Bertone décide de reprendre la main, et commercialise l'auto sous sa propre marque à partir de 1985. Il la nomme Bertone Cabrio, sans mention de la marque Fiat et du modèle Ritmo. Jusqu'en 1988, 15 544 cabriolets sont produits sous les marques Fiat et Bertone.


Fiat Ritmo Cabrio


Bertone Cabrio


Daihatsu Rocky / Bertone Freeclimber

Après avoir assemblé sous sa marque et à son compte le cabriolet Fiat Ritmo et la Fiat X 1/9, le carrossier italien Bertone s'intéresse au segment des 4 x 4 haut de gamme. Le marché est porteur, le Range Rover a ouvert la voie dans les années 70. Le modèle qu'il commercialise sous le nom de Bertone Freeclimber - littéralement grimpeur libre - prend pour base de Daihatsu Rocky. Le moteur japonais est remplacé par un six cylindres BMW, plus en phase avec la clientèle visée. Bertone offre un équipement et une finition du meilleur niveau : fauteuils en cuir et alcantara, jantes spécifiques, nouvelle face avant avec une calandre à quatre optiques, etc ...  2 795 exemplaires sont produits de 1989 à 1992. Daihatsu fait évoluer son 4 x 4, Bertone le suit dans cette démarche. Le Freeclimber II prend la relève, cette fois avec un 4 cylindres BMW. La production s'arrête en 1995, avec 2 860 autres exemplaires au compteur, essentiellement vendus en Italie. Bertone à d'autres priorités, car il vient de remporter des contrats de sous-traitance pour la Fiat Punto Cabriolet et l'Opel Astra Cabriolet.


Daihatsu Rocky


Bertone Freeclimber


BMW 326 / EMW 340

L'usine BMW d'Eisenach passe sous contrôle soviétique après la Seconde Guerre, et continue de produire des BMW dérivées des modèles d'avant-guerre. Sur demande de BMW Munich qui tient à conserver sa marque et son logo,  l'entreprise est-allemande et les modèles qu'elle fabrique sont rebaptisés EMW - Eisenacher Motoren Werk - à partir de  1952. En 1955, les dernières EMW sortent de chaîne, et font place aux Wartburg, complètement nouvelles. La EMW 340 présentée au Salon de Bruxelles en janvier 1949 n'est qu'une BMW 326 - produite de 1936 à 1941 - dont la partie avant redessinée dans un style plus massif intègre les phares.


BMW 326


EMW 340


Glas 1700 GT / BMW 1600 GT

En 1966, et malgré un optimisme de façade, la production quotidienne tous modèles confondus du constructeur Glas n'excède que de peu la centaine d'automobiles. Au bord du dépôt de bilan, Glas n'a pas d'autre recours que d'accepter les conditions des pouvoirs publics, et de céder ses actifs à l'autre constructeur bavarois, BMW. Dès le début de l'année 1967, Glas passe donc sous la tutelle de BMW. La Glas 1600 GT devient par la force des choses une BMW 1600 GT. Sa calandre est remaniée pour recevoir les doubles haricots.


Glas 1700 GT


BMW 1600 GT

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