Automobilia Hors-Série
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La bibliographie de René Bellu compte par ailleurs les titres suivants :
- Les autobus parisiens, Editions Jean Pierre Delville, 1979 Mais qui était René Bellu ? Né en 1927 à Paris, René Bellu s'intéressa à l'automobile dès son plus jeune âge. Il eut la chance de transformer ses rêves d'enfant en réalité puisque son métier le plongea dès le début des années 50 ans dans le monde de l'automobile. Il fut l'un des principaux collaborateurs de l'Auto Journal (AJ) pour lequel il réalisa des centaines d'éclatés et autres dessins de moteurs, de châssis et de prototypes. C'est lui qui dessina avant qu'elle ne soit commercialisée les premières représentations de la Citroën DS de 1955. Plus tard, il assura la direction technique de l'AJ, et il dirigea la rédaction du numéro annuel Spécial Salon attendu impatiemment depuis les années 50 par les amateurs. Grâce à sa profession, René Bellu put satisfaire sa passion pour les automobiles anciennes. Il eut d'innombrables occasions de rencontrer et d'interroger les constructeurs, les ingénieurs, les essayeurs et les ouvriers qui participèrent à l'évolution de l'industrie automobile. Les dirigeants des grandes firmes, avec lesquels il entretenait des rapports privilégiés, lui ouvrirent leurs archives. Et des centaines de lecteurs de l'AJ lui donnèrent accès à leurs vieux greniers. C'est ainsi que René Bellu put enrichir sa collection personnelle, héritée de son père ou amassée par lui-même depuis les salons des années trente. René Bellu possédait l'une des plus riches collections de catalogues et de documents d'époque sur toutes les marques du monde. Cette documentation constitua une source d'information incontestée, tant pour les ouvrages dont il fut l'auteur, que pour cette collection du magazine Automobilia. Cette richesse a toujours été l'un des atouts des travaux de René Bellu, auxquels s'ajoutaient la clarté et la précision qui ont constamment caractérisé le travail de cet auteur méthodique. Pour la revue Automobilia du groupe Histoire & Collection, René Bellu poursuivit la démarche qu'il avait commencée sur les années 1935 et 1939. Il reprenait ce travail en 1996 par le biais d'hors-série de la revue Automobilia, alors qu'il avait 69 ans, pour le terminer au final treize ans plus tard, en 2009. Le premier hors-série vendu 69 francs paraissait au 4ème trimestre 1996, alors que le premier numéro régulier d'Automobilia était proposé en kiosque en avril de la même année contre 29 francs. Par rapport à un livre, cette formule avait l'avantage d'une plus large diffusion et d'un prix évidemment moindre, mais avec une pagination qui demeurait conséquente (de 84 à 100 pages selon les numéros) et un nombre de documents reproduits impressionnant (environ 500 illustrations par édition). La page de couverture était faite d'un papier de fort grammage, et la revue présentait un dos carré, avec la mention de l'année étudiée (exemple : Salon 1935, toutes les voitures françaises 1936). Les documents reproduits, tous d'époque, provenaient pour l'essentiel des archives de René Bellu, mais Histoire et Collections sollicita d'autres collectionneurs, constructeurs et organisateurs du Salon pour compléter les illustrations de l'auteur. Les premières pages de chaque numéro étaient occupées par une présentation générale du Salon de Paris de l'année, et des voitures exposées, avec jusqu'en 1962 la liste des constructeurs absents. Les constructeurs étaient présentés par ordre alphabétique, et les modèles dans l'ordre logique de puissance fiscale ou, pour les modèles apparus en cours d'année, de date d'apparition. Toutes les caractéristiques étaient affichées dans des encadrés, de même que les modèles hors gamme commerciale ou les principaux évènements de sport automobile de l'année, liés aux modèles décrits. Jusqu'en 1939, les constructeurs " en marge de la série " étaient présentés indépendamment en fin de publication sur une à trois pages. Pour l'après-guerre, ils étaient intégrés par ordre alphabétique avec " les grands constructeurs ". Comme le titre de ces hors-série le précisait, il ne s'agissait que d'une description des voitures françaises. Les marques étrangères n'étaient pas répertoriées, sauf de 1960 à 1964. En effet, à partir du Salon de Paris 1959, alors que les premiers effets du Marché Commun né officiellement le 1er janvier 1958 se faisaient sentir, les marques étrangères étaient mieux représentées à Paris. C'est la raison pour laquelle René Bellu complétait à partir du millésime 1960 son tour d'horizon avec les voitures étrangères, mais de manière assez succincte : 20 pages pour l'année 1960, puis 13 en 1961, 9 pages en 1962, et 8 en 1964. Le principe de la présentation des modèles étrangers ne fut pas prolongé au-delà de 1964. Le projet initial était de retracer quarante ans d'automobile française, de 1920 à 1959. L'oeuvre devait à ce rythme être terminée en huit ans, à raison de quatre parutions annuelles. Mais le projet évolua pour s'adapter à la demande. A partir du numéro 31, Automobilia intégrait dans son numéro Salon la présentation de la production d'une seconde année sur la période 1920 à 1933 (en fait l'année principale évoquée, puis la seconde année cinquante ans plus tôt). Ce second chapitre dans chaque hors-série couvrait le plus souvent 25 pages, contre environ le double pour l'année principale. Le faible intérêt du public pour ces périodes reculées ne permettait pas en effet d'envisager des volumes de ventes suffisants avec des numéros spécifiques. Par contre, pour répondre à la demande, René Bellu poursuivit son travail jusqu'à l'année 1983, même s'il ne s'agissait pas des années qu'il portait le plus dans son coeur. Le détail des numéros est le suivant :
Numéro 1, année 1936, 69 francs, 100 pages En raison des nouvelles réglementations prenant effet le 1er janvier 2005 dans les messageries de presse, les deux gammes de publications portant le label Automobilia fusionnaient, d'une part donc les hors-série présentés ici, d'autre part la publication régulière qui étudiait des sujets plus variés. Le titre était à l'époque devenu bimestriel depuis le numéro 41 (il était mensuel à ses débuts), mais Histoire et Collections annonçait désormais chaque année trois numéros consacrés aux Salon de l'Automobile, et trois numéros comportant une pluralité de sujets. Curieusement, dans ces numéros Salon figuraient sur 8 pages des rubriques qui ne cadraient pas avec le sujet principal : présentation de nouveaux livres, petites annonces, retour sur certains évènements de l'automobile ancienne, et miniatures.
Numéro 72s, année 1975 + 1925, 10,95 euros, 92 pages
Si Histoires & Collections dispose encore de nombreux anciens numéros, il est inutile de vous précipiter en les payant au prix fort. Cette excellente série se trouve encore régulièrement dans les petites annonces (le bon coin, ebay ...), sur les bourses, et avec un peu de patience il n'est pas impossible de constituer une collection complète à prix modéré. Ces numéros spéciaux d'Automobilia méritent sans aucun doute possible de figurer dans toute bibliothèque automobile qui se respecte. Cette collection majeure fut le dernier grand chantier de ce grand Monsieur de l'automobile qu'était René Bellu. Le journaliste, illustrateur et historien de l'automobile s'est éteint le 27 mai 2014.
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