Toyota 2000 GT

Toyota 2000 GT, le site de référence

1. La surprise du salon de Tokyo 1965

Dès les années 60, Toyota était déjà un constructeur bien installé, qui sûrement mais prudemment entamait sa conquête du monde avec des automobiles certes fiables mais sans aucun charme particulier. Ses modèles étaient produits en grande quantité, à la chaîne, comme on produit des aspirateurs ou des réfrigérateurs. Aussi la présentation de la 2000 GT au salon de Tokyo en octobre 1965 au milieu des automobiles populaires de la gamme raisonna t'elle comme un coup de tonnerre dans le landerneau automobile.


Toyota 2000 GT

L'étude de cette voiture fut menée non pas par Toyota, mais par le constructeur de motos Yamaha, qui disposait à l'époque d'une équipe de recherche et développement, ainsi que d'un atelier de prototypes. Ce projet initialement destiné à Nissan fut finalement proposé à Toyota qui l'adopta.


Toyota 2000 GT

2. Une ligne séduisante

L'impact de la présentation de la 2000 GT fut considérable sur le public. La silhouette basse et le long capot moteur étaient dans l'air du temps. La face avant présentait des lignes plus complexes, avec des phares escamotables et deux gros projecteurs sous globes. Le dessin de la 2000 GT est régulièrement attribué au comte Albrecht Goertz, styliste et auteur des BMW 503 et 507. Il n'en est rien, puisque celui ci travaillait à l'époque pour Nissan. Peut être les stylistes de chez Toyota s'inspirèrent ils tout de même des idées de Goertz, qui fréquentait comme eux les ateliers de Yamaha.


Toyota 2000 GT

Plus sûrement, le dessin de la 2000 GT peut être attribué à Saturo Nozaki, du bureau de style de Toyota, qui participait à la task force chargée de mener à bien le projet. Sans doute a t'il été influencé par la Jaguar Type E dont les dimensions étaient toutefois plus conséquentes (plus longue de 27 cm, plus haute de 6 cm, plus large de 5 cm).


Toyota 2000 GT

3. La technique

La voiture fut imaginée comme une vitrine du savoir faire du constructeur japonais. Elle marquait la volonté de Toyota de prouver qu'il était capable de rivaliser avec les plus grands industriels occidentaux. Toyota emprunta des idées à la Lotus Elan britannique, en copiant sans retenue son châssis poutre, ses suspensions et ses freins. Dès le départ, il fut envisagé de produire la 2000 GT en série. Cela ne devait pas demeurer un simple " show car " de salon. Un six cylindres de 1988 cm3 et 150 ch animait la voiture. Il était dérivé de celui qui équipait la Toyota Crown. Cette mécanique lui autorisait un 220 km/h, aidée en cela par des formes aérodynamiques et un soubassement caréné.


Toyota 2000 GT

4. La voiture de James Bond

Toyota avait lancé la 2000 GT pour accroître sa renommée, pas pour gagner de l'argent. Outre quelques compétitions nationales où elle s'illustra, la 2000 GT eu les honneurs du cinquième James Bond, époque Sean Connery, " On ne vit que deux fois " dont la majeure partie de l'histoire se déroulait au Japon. La carrosserie retenue fut celle d'un cabriolet jamais commercialisé, réalisé à deux  exemplaires pour le film. En raison des retombées potentielles en terme de notoriété, Toyota ne se fit pas prier longtemps pour fournir ces automobiles construites exclusivement pour les besoins du cinéma.


Toyota 2000 GT Convertible

5. Le succès n'est pas au rendez vous

La 2000 GT était construite uniquement avec le volant à droite, ce qui en restreignait forcément la diffusion. Cela prouve bien les ambitions commerciales limitées de Toyota pour sa GT. Son habitabilité réduite la destinait plus au gabarit des orientaux qu'à celui des cow-boys d'Amérique. La commercialisation débuta en mai 1967, mais fut suspendue dès 1970. Malgré la promotion inattendue dans James Bond, les ventes s'essoufflèrent rapidement, et seulement 351 voitures furent fabriquées.


Toyota 2000 GT

Quelques unités (4 ou 7 selon les sources) étaient vendues dans l'Hexagone, une cinquantaine aux Etats Unis, et le reste au Japon. Un importateur français venait d'ouvrir boutique en France, " Louis Blanc Automobiles ". Il baissait son rideau dès 1969. Outre un prix de vente très élevé, la 2000 GT souffrait d'une image floue aux yeux du public face à des Jaguar ou à des Porsche déjà solidement installées sur le marché. La 2000 GT avait ouvert la voie à une autre sportive nippone, la Celica de 1970, dont les ambitions internationales étaient elles d'une autre envergure.


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