Sister cars, page 4


DKW Vemag Candango / DKW Munga F91


DKW est au début des années 60 la seule marque rescapée du puissant groupe Auto Union qui réunissait avant-guerre Audi, Horch, Wanderer et DKW. DKW Vemag en est la filiale brésilienne. La gamme commercialisée au Brésil est assez similaire à celle proposée en Allemagne, mais avec des dénominations différentes. La 3=6 devient Belcar en berline et Vemaguet en break, le 4 x 4 Munga  F 91 est baptisé Candongo.


DKW Vemag Candango


DKW Munga (Allemagne)


Citroën C2 / Peugeot 206


Citroën est l'un des premiers constructeurs occidentaux implantés en Chine. En 1992, il crée en collaboration avec la société d'état Second Automobile Works une co-entreprise sous le nom de Shenlong Automobile. La Citroën C2 illustrée ici, qui n'a rien à voir avec la voiture du même nom disponible en Europe de 2003 à 2009, est présentée en Chine fin 2006. Il s'agit en fait d'une Peugeot 206 qui s'est fait greffer une calandre de Citroën. Notre C2 européenne, trop petite, avait en effet peu de chances de séduire le marché chinois, où les acheteurs sont demandeurs de voitures avec des volumes habitables plus conséquents. L'art et la manière de faire du neuf avec du vieux, et d'offrir une seconde jeunesse à l'ancien best-seller de Peugeot.


Citroën C2 (Chine)


Peugeot 206


Daewoo Nexia / Opel Kadett


Daewoo est un groupe industriel sud-coréen regroupant de multiples activités industrielles, que cela soit dans la construction navale, l'armement, l'électroménager, etc .... Basée sur une plate-forme d'Opel Kadett, et reprenant dans les grandes lignes sa carrosserie, la Daewoo Nexia des années 90 est un objet banal, destiné aux ménages à budget serré, mais doté d'un excellent rapport équipement / prix. Daewoo a d'abord tenté une percée dans quelques pays européens en vendant certaines de ses voitures dans des galeries commerciales, passant outre un réseau classique de concessionnaires. Cette tentative s'est soldée par un échec.


Daewoo Nexia


Opel Kadett


Dodge Challenger / Mitsubishi Sapporo


Bien que présentée après ses concurrentes, la " vraie " Dodge Challenger, produite de 1970 à 1974, fait partie de la grande famille des pony cars, née aux Etats-Unis en 1964 avec la Ford Mustang. Le nom Challenger est repris par Dodge entre 1978 et 1983 pour désigner sur le marché américain un coupé Mitsubishi à moteur quatre cylindres, connu en Europe sous le nom de Mitsubishi Sapporo. Mitsubishi n'a pas hésité à capitaliser sur l'image positive des jeux olympiques d'hiver qui se sont tenus dans cette ville japonaise en 1972. Sur d'autres marchés, ce coupé est baptisé Scorpion, tantôt sous la marque Mitsubishi, tantôt sous celle de Chrysler.  


Dodge Challenger


Mitsubishi Sapporo


Asa 1000 GT, Dino 246 GT, Fiat Dino, Lancia Thema 8.32


Ferrari, non pas tout à fait .... Ces quatre voitures ont un point commun. C'est celui d'être équipées de mécaniques conçues sous l'autorité du Commendatore. Mais aucune d'entre elles ne porte le nom magique (sauf la 246 GT aux Etats-Unis) ! Dans l'ordre, Asa 1000 GT, Dino 246 GT, Fiat Dino et Lancia Thema 8.32.


Asa 1000 GT


Dino 246 GT


Fiat Dino


Lancia Thema 8.32


Ford Vedette / Simca Vedette


La nouvelle gamme Ford est présentée à la presse le 15 septembre 1954, avant d'être exposée au Salon de Paris. Ford décline sa nouvelle Vedette sur trois niveaux. En bas de l'échelle, la Trianon est destinée à séduire les clients modestes et à entrer en concurrence avec la Renault Frégate. Elle pèche cependant par un décalage important entre sa puissance administrative de 13 CV et sa finition très dépouillée. La Versailles s'annonce comme le modèle susceptible d'être le plus diffusé, avec un niveau d'équipement fort satisfaisant. En haut de gamme, la Régence vise une clientèle plus bourgeoise qui ne rechigne pas à afficher son statut. Le moteur V8 d'ascendance américaine n'est plus de première jeunesse, puisque sa conception remonte à 1930. Les commandes du salon sont livrées en novembre sous la marque Ford. Le 1er décembre, la société Ford SAF n'a plus d'existence juridique. Les lettres FORD du fronton de l'usine de Poissy sont remplacées par celles de SIMCA. Les Ford Vedette deviennent des Simca Vedette. Environ 1000 voitures ont été produites sous le label Ford.


Ford Vedette


Simca Vedette


Ford Ikon / Ford Fiesta


La Ford Ikon est lancée en 1999 en Inde. Elle s'appuie sur la quatrième génération de Ford Fiesta, mais un coffre classique remplace le traditionnel hayon. Cette forme de carrosserie correspond mieux aux attentes de ce marché. Véritable voiture mondiale, on retrouvera cette Fiesta à coffre en Amérique du Sud, au Mexique, en Chine et en Afrique du Sud. Sa carrière internationale sous cet aspect s'achève en 2007.


Ford Ikon


Ford Fiesta


Ford Anglia Torino / Ford Anglia UK


Ford Italiana commande à Officina Stampaggi Industriala (OSI) une version moins extrême de la Ford Anglia, dont les ventes en Italie sont à la peine après un démarrage commercial pourtant encourageant. Le dessin de cette nouvelle voiture est confié à Michelotti qui doit composer avec des voies étroites, et qui est tenu de contenir les coûts en conservant les portières et le pare-brise. Le styliste gomme les singularités de l'Anglia, en particulier la calandre inutilement chargée et la lunette arrière inversée si controversée. Il en résulte un coach aux lignes très sobres, qui se vendra à 10 000 exemplaires environ entre 1965 et 1969 en Italie et au sein du Benelux.


Ford Anglia Torino


Ford Anglia UK


Ford Versailles / Volkswagen Santana


Les filiales brésiliennes de Volkswagen et Ford décident de s'associer en 1987 sous les couleurs d'Autolatina. Le premier cité possède 51 % des parts de cette nouvelle entité, le second 49 %. Le contexte est difficile pour Ford, qui doute de l'intérêt de rester au Brésil avec 21 % de parts de marché quand son concurrent VW affiche un taux de pénétration de 34 %. Cette union doit permettre aux deux partenaires de réduire leurs coûts par échange de moteurs et de plateformes. Toutefois, aucun plan produit n'est clairement pensé. On va donc dans l'immédiat bricoler avec les moyens du bord. Une version de la Santana légèrement retouchée est lancée en 1991 sous le nom de Ford Versailles, en coach deux portes et en berline quatre portes. Le géant américain est déjà propriétaire de cette appellation qu'il a utilisé de 1977 à 1980 pour l'un de ses modèles Lincoln. Le  break adopte le nom de Royale ! L'alliance sera éphémère, aucun des participants ne trouvant tout à fait son compte dans le deal passé. Elle est dissoute en 1996 par consentement réciproque.


Ford Versailles


Volkswagen Santana


Volga Siber / Chrysler Sebring


Le groupe GAZ Volga dévoile au Salon de Moscou en 2007 la Siber, construite sous licence Chrysler. Il s'agit de l'ancienne Chrysler Sebring dont la production a cessé aux Etats-Unis, et qui est adaptée aux besoins du marché russe. Ses suspensions sont raffermies et la garde au sol rehaussée pour faire face à la rudesse du réseau routier. Les différences esthétiques sont mineures entre les deux voitures, et concernent surtout la grille de calandre et les feux. Après un transfert des outillages depuis le Michigan, la production débute en mars 2008 avec un personnel dûment formé à l'étranger. Un plan de montée en cadence est annoncé. A terme, l'usine pourra assembler annuellement jusqu'à 100 000 voitures.


Gaz Siber

Dans l'immédiat, les pièces arrivent pour l'essentiel des Etats-Unis. Les composants locaux ne sont utilisés que si leur qualité est jugée au moins aussi bonne que les pièces importées. La voiture ne séduit pas vraiment. Là-dessus, la crise financière de 2008 n'engendre pas un climat propice à la vente d'automobiles. Environ 9000 exemplaires seulement seront produits jusqu'en 2010. Un échec.


Chrysler Sebring


Citroën 2 CV / IES 3 CV


Citroën Argentina SA voit le jour en 1959. Le premier modèle à y être fabriqué est la 2 CV, qui pour répondre aux exigences légales présente un fort taux d'intégration d'éléments locaux. En 1979, la situation économique conduit Citroën Argentina à cesser ses activités. 223 443 Citroën ont été produites depuis 1959. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Une nouvelle entité est créée, Automoviles Citroën SA, propriété du groupe Daher Boge, fabricant d'amortisseurs, dont la mission est d'assurer la vente des véhicules désormais importés, ainsi que l'après-vente Citroën.


Citroën 2 CV (France)

La guerre des Malouines de 1982 met fin à ces importations. La production d'une Citroën est relancée cette même année par le président de Daher Boge, qui nomme sa nouvelle société IES (Industria Eduardo Sallari). D'anciens salariés sont rappelés pour redémarrer la production de la " 3 CV " au rythme de sept voitures par jour à partir d'avril 1983. Suivent la Fourgonnette AK vendue sous le nom d'IES Carga et la Méhari renommée Safari.


IES 3 CV

Au printemps 1986, IES présente la 3 CV America, qui se singularise par ses phares carrés (issus de la Renault 6 !) et sa face avant redessinée. Cette version abandonne la plate-forme traditionnelle d'origine Citroën pour un châssis à poutre centrale. Cette solution présentée comme moderne est surtout le reflet de l'incapacité d'IES à se fournir auprès de Citroën en châssis maison. L'aventure d'IES se termine en décembre 1989. Comme tant d'autres, l'entreprise est victime du désordre économique qui sévit en Argentine, engendré notamment par une hyperinflation (4924 % en 1989).


IES 3 CV America


Rambler American / IKA Torino


Dès les années cinquante, Renault s'intéresse aux différents marchés du vaste continent américain. L'Amérique du Nord accueille ainsi la 4 CV, avant que la Dauphine ne débarque par cargos entiers à la fin de la décennie. Le succès sera hélas éphémère.

Renault sera plus inspiré en Amérique du Sud, en Uruguay, au Brésil et en Argentine. Dans ce dernier pays, la Régie prend part au capital de la jeune société IKA (Industrias Kaiser Argentina) fondée en 1956 par le constructeur indépendant Kaiser. L'idée est tout simplement de produire avec un partenaire local des Renault, pour contourner le protectionnisme mis en place par les autorités. La Dauphine y rencontre un succès méritoire à partir de 1959. Le niveau de vie augmentant de manière régulière, quelques automobilistes plus argentés aspirent à autre chose que ce modèle basique. Renault contacte AMC, autre constructeur indépendant américain, qui s'est fait une spécialité des modèles compacts, à l'échelle américaine s'entend. Un accord est conclu. AMC cède à IKA la licence de fabrication de sa nouvelle Rambler American. Cette voiture, de taille moyenne, répond parfaitement aux objectifs de Renault et d'IKA quant à son positionnement.


Rambler American

Mais il n'est pas question de reprendre ce modèle dans l'état. IKA confie à Pininfarina le soin de lui donner un style plus latin. Le carrossier concentre son travail sur le dessin de la poupe et de la proue. Il s'intéresse aussi à l'habitacle, qu'il tente de rendre plus raffiné et plus sportif. IKA de son côté s'attache à renforcer le châssis et les suspensions, les pistes sud-américaines étant plus exigeantes que les highways US. Le moteur AMC est remplacé par un 6 cylindres Willys. Il résulte de ces différents travaux une automobile très nouvelle, qui va s'imposer dans l'esprit du public comme une vraie création nationale. La Torino est présentée en novembre 1966, en berline et coupé. C'est le coupé avec sa silhouette suggestive qui rencontre le plus grand succès.


IKA Torino


Willys Interlagos / Alpine A 110


Les dirigeants de Willys Overland, premier constructeur brésilien à l'époque, souhaitent ajouter à leur catalogue une voiture de sport. Après s'être intéressé à diverses productions européennes, leur choix s'arrête sur Alpine. Produisant déjà la Dauphine sous licence depuis 1959, la mécanique Renault n'a plus guère de mystère pour eux. L'Alpine brésilienne, baptisées Interlagos, en référence au circuit du même nom, est présentée en novembre 1961 au Salon de Sao Paulo. Un exemplaire est exposé Porte de Versailles en octobre 1962. Alpine associé à la Régie entend ainsi bien montrer sa capacité à se déployer à l'étranger. 822 exemplaires sont produits au Brésil jusqu'en 1966.


Alpine A 110


Willys Interlagos


Dodge Omni / Simca Horizon


L'origine des Dodge Omni et Plymouth Horizon remonte à 1975, lorsque les autorités US annoncent leur intention d'imposer de sévères restrictions en matière de consommation de carburant. Les voitures américaines doivent s'alléger, et rapidement. Le savoir-faire en ce domaine est européen. Dans le groupe Chrysler, une coopération s'installe entre les deux continents pour l'étude d'un modèle qui de part et d'autre de l'Atlantique adopterait un maximum d'éléments communs. Quoique semblables par leurs lignes et sur bien des points touchant à leur structure, le modèle européen (Simca puis Talbot Horizon) et celui destiné aux Etats-Unis répondent aux exigences spécifiques des législations en vigueur sur chaque continent. Sur les versions US, les moteurs, transmissions et suspensions sont aussi adaptés aux goûts locaux. Il ne reste plus aux Dodge Omni et Plymouth Horizon qu'à se faire une place au soleil, sur un marché déjà encombré par les compactes allemandes (VW notamment) et par pléthore de constructeurs japonais.


Dodge Omni


Talbot Horizon


Dodge Stealth / Mitsubishi 3000 GT


La Mitsubishi GTO est  une voiture de sport construite au japon entre 1990 et 2001. Sur de nombreux marchés, en France notamment, elle est rebaptisée 3000 GT, tandis qu'aux Etats Unis, entre 1991 et 1996, elle est insérée dans la gamme Dodge sous le nom de Stealth. Quelques nuances d'ordre esthétique permettent de différencier la GTO / 3000 GT de la Stealth. La 3000 GT a eu bien du mal à se faire remarquer en Europe, sur un marché très concurrentiel, où l'image de marque prime avant tout.


Dodge Stealth


Mitsubishi 3000 GT


Eagle Medallion / Renault 21


Renault présente au Salon de Chicago en février 1987 la Médaillon. Il s'agit d'une Renault 21 fabriquée à Maubeuge, modifiée afin de satisfaire à la réglementation américaine, et diffusée aux States via le réseau AMC. Le constructeur français a porté une attention toute particulière à la qualité et à la fiabilité de cette auto, pour ne pas revivre les mêmes difficultés qu'avec les Renault 18 et Fuego quelques années plus tôt. Le début de carrière de la Medallion est difficile. Destinée à affronter les Honda Accord, Mazda 626 et autres Ford Tempo, elle se trouve prise dans la tourmente qui suit l'annonce du retrait de la Régie des Etats-Unis. Sa production en France cesse au cours de l'été 1987, pour cause de mévente. Les quelques 6000 voitures en stock sont commercialisées au titre du millésime 1988 sous la marque Eagle, par un réseau Chrysler - repreneur d'AMC - qui ne manifeste aucun enthousiasme pour vendre un pur produit français.


Eagle Medallion


Renault 21


Renault 25 / Eagle Premier / Dodge Monaco


La Renault Premier, dessinée chez Ital Design et dotée du V6 PRV, est présentée au Salon de Chicago en février 1987. La décision d'étudier cette berline spécifique au marché US résulte de l'impossibilité d'américaniser la Renault 25. Le style de ce haut de gamme français ne répond pas en effet aux goûts de la clientèle américaine, en particulier en raison de sa forme bicorps à hayon, qui paraît incongrue aux Etats-Unis.


Renault 25

Contrairement à la Medallion, la Premier est fabriquée par AMC, propriété de Renault depuis 1979, dans la très moderne usine de Bramelea au Canada, édifiée pour la circonstance. Sa capacité est d'environ 150 000 voitures par an. La Premier s'insère dans la catégorie américaine des " intermediates ", qui couvre environ un quart du marché US. Cette six places de 4,90 mètres affronte des modèles bien connus comme la Ford Taurus ou l'Oldsmobile Cutlass.


Eagle Premier

Mais il a suffi de quelques lignes de télex le 9 mars 198, pour que le rêve soit terni. Renault quitte les Etats-Unis. Conformément aux accords signés avec le repreneur Chrysler, celui-ci poursuit la production de la Premier. La Premier, tout comme la Medallion, est intégrée pour 1988 sous la marque Eagle, créée de toutes pièces par Chrysler. Mais le public américain ne se passionne pas pour cette auto, quelle que soit sa marque de commercialisation. Les ventes se stabilisent à 45 346 unités en 1988 et 41 349 en 1989, quatre fois moins que les objectifs initiaux.


Dodge Monaco

A partir de 1990, la voiture est proposée conjointement sous les marques Eagle et Dodge. La marque jeune du groupe Chrysler la pare de quelques attributs sportifs, et la baptise Monaco, un nom déjà utilisé par ce constructeur entre 1965 et 1978. Mais rien n'y fait. Les ventes ne cessent de décliner. La production des Premier et Monaco est arrêtée à l'issue du millésime 1992.


Fiat Concord 1500 Vignale / Fiat Osca 1500 GT Pininfarina


Fiat est présent de manière officielle en Argentine depuis 1919. Le constructeur italien y a créé son premier site de production en 1960, afin de contourner les barrières douanières. Diffusée sous la marque Fiat Concord, la gamme des années 60 est constituée à la fois de modèles italiens (600, 1500), mais aussi de versions spécifiques inconnues en Europe, comme cet élégant coupé Fiat 1500 fabriqué à partir de 1968 sous licence Vignale. Sa cousine italienne signée Pininfarina propose une autre forme d'élégance classique.


Fiat Concord 1500 Vignale


Fiat Osca 1500 GT Pininfarina


Fiat Tempra Europe / Fiat Tempra Brésil


En Europe, la Fiat Tempra s'inscrit dans la gamme Fiat entre la Uno et la Croma. Elle est disponible en berline et en break. Il s'agit de la version 4/5 portes de la Tipo, à l'image de ce que fut la Regata pour la Ritmo. Sa conception a été menée en collaboration avec le studio de design italien IDEA. La Tempra est aussi produite en Turquie et au Brésil. Au Brésil, Fiat propose une carrosserie inédite, un coupé Tempra équipé d'un 2 litres turbo de 165 ch.


Fiat Tempra Europe


Fiat Tempra Brésil


Morris Oxford / Hindustan Ambassador


Hindustan Motors, compagnie indienne fondée en 1942 avec l'appui du constructeur britannique Morris, produit à partir de 1957 l'Ambassador dans la banlieue de Calcutta, à partir d'outillages importés de Grande-Bretagne. Cette berline est directement dérivée de la Morris Oxford série III produite en Angleterre de 1956 à 1959. Véritable voiture nationale, au même titre que la Coccinelle en Allemagne, la Mini en Angleterre ou la 2 CV en France, l'Hindustan Ambassador sera fabriquée pendant 58 ans. Dans son pays d'adoption, elle reste réservée aux classes sociales aisées et aux administrations. Les taxis en feront également un usage intensif.


Morris Oxford


Hindustan Ambassador

L'Ambassador sera  longtemps peu inquiétée par la concurrence en raison des taxes dissuasives appliquées aux importations. Mais l'ouverture du marché indien entamée en 1985 met à mal ses performances commerciales. Sa production cesse en 2014. PSA devient propriétaire de la marque Hindustan en 2017.


Hindustan Contessa / Vauxhall Victor


La Hindustan Contessa produite en Inde de 1982 à 2002 dérive directement de la cinquième génération de la Vauxhall Victor britannique, commercialisée en Grande Bretagne de 1972 à 1976. Vauxhall et Opel sont à cette époque les deux filiales européennes de la General Motors. Les droits et les outillages de la Victor ont été acquis par Hindustan. Ce constructeur n'a jamais assemblé de modèles de sa propre conception, et s'est toujours limité au montage ou à la fabrication sous licence d'automobiles de marques européennes ou américaines.  


Hindustan Contessa


Vauxhall Victor


Honda Ballade / Triumph Acclaim


A la fin des années 70, la British Leyland enlisée dans les difficultés financières cherche pour se sortir d'affaire à nouer un partenariat avec un autre constructeur. Après des négociations menées avec différentes compagnies européennes et japonaises, les dirigeants de la BL signent en mai 1979 un accord avec Honda. Sans avoir à investir une fortune en études, il  permet au groupe britannique de lancer dans ses propres usines un modèle Honda, qui sera vendu sous la marque Triumph. Il s'agit de l'Acclaim disponible en 1981, qui remplace à point nommé la vieillissante Dolomite. L'Acclaim est étroitement dérivée de la Honda Ballade présentée au Japon un an plus tôt. Les concurrents européens voient d'un mauvais oeil le renforcement des positions japonaises en Europe par ce biais. C'est une manière très subtile de détourner les quotas en place. Ce sera la dernière voiture à porter le badge Triumph. L'Acclaim a été assemblée à 133 625 exemplaires, principalement vendus outre-Manche.


Honda Ballade


Triumph Acclaim


Honda Civic / Rover 400


Rover propose en 1995 une nouvelle 400. Elle remplace la précédente série lancée en 1990. Si son style diffère quelque peu de la Honda Civic japonaise, c'est pourtant à celle-ci qu'elle emprunte sa plateforme. Mais le déploiement de la nouvelle 400 ne signe pas pour autant l'arrêt complet de la précédente génération. Rover ne propose en effet ni coupé, ni cabriolet, ni break. Les ventes de la 400 se révèlent décevantes dès son lancement. Son style trop fade ne joue pas en sa faveur. Rover propriété de BMW depuis 1994 perd des parts de marché sur le territoire britannique. A l'exportation, la firme est défavorisée par un renchérissement de la livre sterling par rapport aux autres monnaies européennes. A l'importation, c'est l'effet inverse, les produits en provenance du continent sont proposés à des tarifs très attractifs, mettant à mal la compétitivité des voitures britanniques.


Honda Civic


Rover 400

De 13 % de parts de marché en 1993, Rover n'en détient plus que 8,6 % en 1998. Un vent de panique souffle chez Rover, mais aussi chez BMW, qui commence à douter de la capacité de sa filiale britannique à sortir la tête de l'eau. La clientèle hésite à acheter une voiture chez un constructeur en difficulté. La sortie de la berline 75 en 1999 conduit à une révision de la dénomination des modèles. La 400 devient 45. En 2000, sept ans après avoir repris Rover, BMW jette l'éponge. 4 milliards d'euros ont été engloutis à perte. L'année 2005 marque la fin de la 45, et de Rover !


Tata Indica / Rover CityRover


Ultime avatar dans la longue descente aux enfers de Rover, la CityRover disponible dans les concessions britanniques à partir de novembre 2003 n'est qu'une Tata Indica légèrement retouchée arborant le blason Rover. Elle est directement importée d'Inde. Elle succède avec quelques années de retard à la Rover 100, née Austin Métro en 1980, dont la production a cessé en 1997.


Tata Indica

Elle aurait dû s'appeler Rover 15, en cohérence avec les 25, 45 et 75, mais on a préféré opter pour la désignation City Rover, plus évocatrice du marché auquel elle se destine. La citadine produite en Inde ne peut pas cacher sa finition low cost et la presse ne tarde pas à la juger indigne de porter le nom de Rover. Les journalistes de Top Gear qui se sont vu refuser une CityRover par le service de presse du constructeur parviennent tout de même à s'en procurer un exemplaire. Ils n'hésitent pas à l'accabler à une heure de grande diffusion. Sa production cesse en avril 2005 avec la disparition de Rover. Environ 15 000 exemplaires ont été écoulés durant sa brève existence.


Rover CityRover


Rolls Royce Silver Shadow / Bentley T


Présentées fin 1965, les Rolls-Royce Silver Shadow et Bentley T deviennent les premières monocoques de la maison Rolls Royce, suppléant le châssis et la caisse séparée. Avec leurs lignes plus modernes, plus carrées et plus basses, le changement est spectaculaire par rapport aux Silver Cloud III et S3 qui les ont précédées. La carrosserie autoporteuse a permis d'abaisser l'aspect général. Nous avons affaire à un dessin strictement ponton, sans fioritures. Esthétiquement, les deux modèles sont cousins. La seule différence notable réside dans la calandre simplement emboutie et chromée de la Bentley, alors que la Rolls-Royce conserve un ensemble en acier inoxydable décoré de la célèbre statuette en argent. Le carnet d'utilisation de la Bentley est même siglé Rolls-Royce.


Rolls Royce Silver Shadow

A son lancement, le prix de la Bentley est inférieur de 60 £ à celui de sa cousine. Cette différence minime incite la plupart des acheteurs peu au fait du passé prestigieux de Bentley à passer commande d'une Rolls-Royce, qui est alors considérée comme La marque de prestige incontestée. Il demeure toutefois quelques rares irréductibles, férus d'histoire automobile, ou simplement attirés par la plus grande discrétion de la Bentley. Nombreux sont déjà les observateurs à pronostiquer la mort certaine de la marque. L'histoire en a décidé autrement. A l'aube des années 2000, Bentley désormais intégré au groupe Volkswagen, va prendre son indépendance en présentant un premier modèle totalement inédit, la Continental GT.


Bentley T


Chevrolet Chevelle SS 396 Sport Coupe / Beaumont Custom Sport Coupe 


Beaumont est une des marques de la General Motors de 1966 à 1969. Sous ce nom et ce logo, le géant américain vend des Chevrolet Chevelle. Pour protéger son industrie nationale, le Canada décide en effet de limiter les importations de voitures " made in USA " au début des années 60. La GM réagit en proposant sous les marques Acadian et Beaumont des modèles justement produits dans ses usines canadiennes.


Chevrolet Chevelle SS 396 Sport Coupe


Beaumont Custom Sport Coupe

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