Ashley, l'artisanat britannique
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En s'habillant d'un hard-top, l'Austin Healey Sprite devient une Ashley GT Sprite - Copyright En 1958, Ashley s'installe dans la zone urbaine « The Potteries » à Upshire, transformant le site de Loughton en magasin d'exposition. Le constructeur déménage à nouveau en 1961, cette fois-ci en direction de Harlow.
Ashley annonce sa nouvelle implantation à Harlow - Copyright Ashley fabrique quatre modèles entre 1955 et 1962. Le premier, assemblé à partir de 1955, est un roadster baptisé 750. Conçu pour habiller les châssis de l'Austin Seven d'avant-guerre, il embarque un moteur de 747 cm3. Deux empattements sont initialement proposés, mais lorsque Pellandine quitte l'entreprise début 1957, il emporte avec lui les droits de la version courte. Ashley continue donc de commercialiser la version longue, affichée au prix de 78 £ en 1958, avec la possibilité d'ajouter un hard-top pour 25 £ supplémentaires. La Racer Sports voit le jour en 1956. Sa production ne dure que quelques mois, s'arrêtant au départ de Pellandine pour devenir ensuite la Falcon Mark II. Essentiellement destinée à la compétition, elle peut s'adapter sur un châssis Elva. La 1172 apparaît en 1958 et repose sur une base Ford, notamment les modèles Anglia, Popular ou Prefect. Elle se décline d'abord avec un châssis de 229 cm, puis adopte une version plus longue de 239 cm. Proposée au départ en cabriolet avec un hard-top optionnel, elle évolue ensuite en coupé et offre deux ou quatre places selon la configuration choisie. Sous le capot, elle accueille le bloc Ford de 1 172 cm³ datant de 1932, mais peut aussi recevoir la mécanique de la MGA ou le moteur " A-Series " de la BMC. Reliant rachète par la suite les droits de fabrication de ce modèle pour donner naissance à la Sabra, construite d'abord en Israël par Autocars, puis en Angleterre par Reliant.
En 1958, seul le châssis 7'6" est disponible sur la 1172 qui se présente comme un roadster. La 750 sur base Austin Seven 1932/39 est plus économique à l'achat - Copyright
La 1172 et le hard-top pour la Sprite constituent l'essentiel de l'offre de Ashley en 1960 - Copyright
La 1172 en coupé et en cabriolet, sur châssis 7'6" et 7'10" - Copyright
L'Ashley 1172 GT Saloon présente une face agressive peu en phase avec son gros sac à dos ! - Copyright La Sportiva de 1960 constitue une version améliorée de la 1172, qui bénéficie d'une meilleure finition ainsi que d'un restylage de ses faces avant et arrière. Proposée avec une carrosserie de coupé ou de cabriolet, elle subit de plein fouet l'effondrement de la demande pour les voitures en kit à partir de 1962.
Basée sur le modèle 1172, la Sportiva a bénéficié d'un sérieux lifting - Copyright
La Sportiva produite à Harlow est basée sur un châssis de 8' (244 cm) - Copyright Il s'avère difficile de chiffrer précisément la production d'Ashley en raison de sources divergentes. Les estimations font état de 500 à 600 exemplaires du modèle " 750 " assemblés par Ashley et Falcon, de quelques centaines de " 1172 ", ainsi que de rares unités pour la Racer Sports et la Sportiva. A l'apogée de son activité, l'entreprise emploie jusqu'à une vingtaine de salariés.
La fourniture de hard-tops pour les Triumph Spitfire, Austin Healey Sprite et MG Midget permet à Ashley de traverser les années 60 sans dommage, mais ce n'est plus à proprement parler un constructeur automobile depuis 1962 - Copyright La production de modèles originaux cesse en 1962. Seule la production de hard-tops permet à la petite société de survivre. Keith Waddington meurt prématurément au milieu des années 60. L'entreprise est liquidée en 1972.
Texte : André Le Roux / Jean-Michel Prillieux |
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