Citroën M 35
Pour tout savoir sur la Citroën M 35 : http://www.autoweb-france.com La Citroën M 35 fut commercialisée à partir de 1970. L'auto, véritable laboratoire roulant, était dotée de suspensions hydropneumatiques et surtout d'un moteur rotatif Wankel développant 49 ch. Heuliez avait été chargé par Citroën du développement de la voiture, de l'emboutissage et de son assemblage. Il s'agissait pour le carrossier de sa première expérience de petite série dans le domaine de l'automobile de tourisme.
Le prototype de la M35 présenté à la presse fin 1969, sa couleur bleu clair ne sera pas celle de la série. La carrosserie était dérivée de l'Ami 8, mais sous la forme d'un coupé 2 + 2. Néanmoins, de nombreuses pièces étaient spécifiques à la M 35 : portes élargies pour facilité l'accès aux places arrière, pli de la tôle autour des phares avant, etc ... L'esthétique de l'ensemble n'avait pas été un critère majeur lors du développement du projet. D'ailleurs, une seule couleur était proposée au catalogue : gris nacré.
Assemblage d'une carrosserie prototype sur marbre
Caisse de M 35 chez Heuliez, 1969
La porte de la M35 est réalisée à la main à partir d'une maquette de référence
La caisse terminée s'avance vers l'électrophorèse, le ponçage, la peinture et, en bout de chaîne, la pose des organes mécaniques et la finition.
La souplesse de Heuliez était de posséder une chaîne de montage à moyenne cadence pour les petites séries. Ici, la ligne de montage et de finition tôlerie de la M35. Plutôt que le limiter l'essai de cette voiture à quelques rares individus, Citroën fit le choix d'élargir sa cible, et proposa la voiture à sa clientèle de gros rouleurs, qui devaient tout de même justifier d'un kilométrage annuel supérieur à 30 000 km. L'essai " privé " devint ainsi un essai " grandeur nature ". En cas de panne, Citroën s'engageait à une intervention sans délai, et au prêt gratuit d'un véhicule de remplacement.
Prise de cotes sur la calandre pour la réalisation des outillages L'entretien moteur était assuré gracieusement par Citroën, tandis que le client prenait à sa charge les frais relatifs à l'usure normale de la voiture (freins, pneus ...). La voiture était affichée en 1970 à 14 120 francs, sensiblement le même prix qu'une D Spécial, ou deux fois le prix d'une Dyane. Ce prix était très inférieur au prix réel de revient du véhicule fabriqué par Heuliez. La M35 était acquise directement auprès de l'usine sans passer par un concessionnaire.
Le projet initial prévoyait la construction de 500 véhicules. 267 exemplaires furent effectivement assemblés entre 1969 et 1971 par Heuliez. Comme les voitures n'étaient pas fabriquées à la chaîne mais sortaient au compte-gouttes, l'opération se déroula sur presque deux ans, avec 6 M 35 en 1969, 212 en 1970 et 49 en 1971. Faute de pouvoir assurer un après vente correct, un maximum de M35 furent rachetées par Citroën, sauf celles que les clients voulaient conserver, ce qui était leur droit puisque ces voitures étaient leur propriété. La plupart des M35 reprises par Citroën furent détruites. Quelques-unes furent offertes à des musées et il en fut conservé une ou deux par l'usine pour ses collections.
Cette M 35 qui a survécu dans les réserves de Cerizay a son histoire. Heuliez participa aux tests grandeur nature d'utilisation de la voiture. Après être passée dans de nombreuses mains, la M 35 fut remisée, puis repeinte en bleue (le gris métallisé était la couleur d'origine de tous les modèles) avant de poursuivre son existence dans le conservatoire Heuliez.
Comparez la face avant du modèle de série ci-dessus avec celle de la M 35 (pli de la tôle autour des phares). Le travail d'Heuliez était plus conséquent que ce que l'on peut imaginer.
Source : http://www.artcurial.com
Source : http://www.artcurial.com Cette M35 des réserves du Cerizay a été mis en vente le 7 juillet 2012 par Artcurial. Elle affichait à cette date 87 059 kilomètres au compteur. Estimation : 20 000 à 40 000 euros - Montant de l'enchère : 14 892 euros avec les frais. |