Heuliez Cleanova

Heuliez bénéficiait de longue date d'un réel savoir faire dans le domaine de la voiture électrique, pour avoir produit pour le compte de PSA des Peugeot 106, Citroën AX et Saxo électriques. Mais après que ce premier partenaire ait déclaré forfait, Gérard Quéveau s'avisa d'en trouver un autre pour prolonger l'aventure. Après une tentative avortée avec EDF, des contacts furent entrepris avec Serge Dassault.


Le premier partenaire de Heuliez dans le domaine des voitures électriques fut le groupe PSA

Gérard Quéveau avait déjà eu l'occasion de côtoyer la société Dassault, et son PDG Serge Dassault,  dans les années 70, quand il s'était agi d'étudier un système de positionnement des autobus en milieu urbain. Les deux hommes se connaissaient très bien. Sur le nouveau projet de voiture électrique, chaque partie allait apporter ses compétences.

Ce projet Cleanova était soutenu par le Cereveh (Centre d'études et de recherches sur les véhicules électriques et hybrides) dirigé par Paul Rivault, ancien président du directoire de ... Heuliez entre 2000 et 2003. Il s'agissait d'une structure de la région Charente Poitou destinée à promouvoir les véhicules électriques. Aucun projet industriel viable n'émana de cette entité.

Au Salon de Genève en mars 2004, Heuliez et Dassault dévoilaient le projet Cleanova (appelé numéro I rétrospectivement). Ce véhicule hybride (thermique + électrique) possédait une carrosserie inédite sous la forme d'un monospace compact. Au Mondial de Paris de la même année, la Cleanova II prolongeait l'expérience, sur la base bien connue de la Renault Kangoo. La Cleanova III, dernière de la série, était exposée en 2005. Elle s'appuyait sur une très classique Renault Scénic.


Etude de style pour la Cleanova I


La Cleanova I, à l'état de maquette


Le projet de la Cleanova I prend forme à l'échelle 1


Cleanova I et Rafale, un même géniteur : Dassault (il s'agit d'un photomontage)


Plaquette publicitaire de présentation de la Cleanova, la voiture se dote de quatre portes latérales


L'habitacle de la Cleanova

La Société de Véhicules Electriques (SVE) fut créée dans ce contexte. Son but était de développer, construire, distribuer et promouvoir une nouvelle génération de voitures propres à traction électrique. Les performances des Cleanova marquaient une rupture avec les technologies utilisées jusqu'alors.

Quelques Cleanova II furent testées au sein de EDF et de La Poste, afin de confirmer les coûts d'utilisation et les performances par des professionnels, et de prouver la faisabilité technique et industrielle d'un tel projet .

Pour en savoir plus sur le projet Cleanova, http://www.techno-science.net.


Cleanova II


La SVE à Massy

Fin 2006, Dassault mettait fin à tout lien de partenariat capitalistique avec Heuliez, en rachetant les 12,8 % d'Heuliez dans SVE, et détenait dès lors 100 % du capital. La relation entre les deux entreprises devenait de type client / fournisseur, avec un droit de priorité pour Heuliez à conditions techniques et financières équivalentes (Valeur Actuelle, 24 novembre 2006).

A la demande de Heuliez déjà en situation difficile, Dassault fournissait un appui financier sous forme d'obligations d'environ 6 millions d'euros, avec possibilité de convertir ces obligations en actions Heuliez fin 2009. L'ambiance entre les deux entreprises devint rapidement orageuse, à en juger par les propos acides tenu début 2009 par Laurent Dassault interrogé sur une éventuelle participation au capital de Heuliez en difficulté, qui répondait " nous avons déjà donné ".


Cleanova III


Etudes pour un restylage de la Cleanova III


Un autre projet baptisé NVNX prévoyait l'électrification d'une Opel Meriva, en VP et en VU

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