Puma 

La Sociedade de Automoveis Luminari fut fondée en 1964 à Sao Paolo par un italien dénommé Gennaro Malzoni. La Malzoni GT, équipée d'un moteur DKW de 981 cm3, fut le premier modèle du jeune constructeur. La voiture fut commercialisée sous la marque Puma à partir de 1966. Elle devint alors Puma GT. Après le rachat de Vemag qui produisait les DKW sous licence au Brésil par VW en 1967, Malzoni se mit en quête d'un nouveau moteur. Les dernières Puma GT à moteur DKW furent commercialisées au début de 1968. La production totale atteignit 170 unités avec le moteur DKW.


Puma GT

En juin 1968, le moteur VW 1500 remplaçait le DKW. La voiture évolua esthétiquement. Un an plus tard, un 1600 cm3 VW se substitua au 1500. La voiture s'appelait désormais Puma GTE. A partir de 1971, la gamme fut étendue avec l'introduction d'un spider GTS.

Extrait d'un dépliant destiné aux marchés européens :
" La Puma a été créée pour ceux qui pensent jeune, qui ont de l'essence dans les veines, qui aiment la vie et dont l'esprit est stimulé par la vitesse. Vous vous identifiez avec le mouvement des années 70, la vitesse est l'une des sensations qui vous attirent et vous croyez en la sécurité que peut vous offrir la Puma : alors, avec elle vous êtes dans le vent. La Puma, c'est le prolongement de votre corps ... A la place du conducteur votre coeur battra au rythme du moteur de la Puma. Si vous êtes connaisseur vous comprendrez que la Puma est un chef d'oeuvre. Elle vous accaparera totalement "


Puma GTE


Puma GTE et GTS

Au cours des années 70, la voiture était vendue sous forme de kit aux Etats Unis, mais aussi sous la forme de voiture complète au Canada et en Europe par le biais d'un importateur Suisse (Puma Automobil Handels AG à Zürich).


Une Puma GTE en Suisse

En 1968, le directeur marketing de la revue automobile brésilienne Quatro Rodas eu l'idée d'une campagne promotionnelle pour son magazine. Le premier lot était une voiture, en l'occurrence une Puma, qui fut construite spécialement pour ce concours. Elle était équipée d'un moteur VW 1600 cm3. La GT 4R, c'est son nom, fut fabriquée en trois exemplaires. Sa carrosserie était inédite, et se distinguait par des formes relativement modernes.


Puma GT 4R

Un nouveau modèle, le coupé GTB, vint compléter la gamme à partir de 1973. Il était équipé d'un 6 cylindres Chevrolet. Quelques améliorations d'ordre principalement esthétique transformèrent la GTB en GTB S2 à partir de 1979. La GTB fut produite durant sa carrière à 701 exemplaires, et la GTB S2 à 888 exemplaires.


Puma GTB-S2

Une modification esthétique majeure intervint en 1976 sur la GTE, caractérisée par des lignes plus tendues, et l'ajout d'une vitre de custode.


Puma GTE et GTS, 1976

En 1980, les GTE et GTS disparurent au profit de deux versions modernisées et remises au goût du jour, dénommées GTI (coupé) et GTC (cabriolet), produites respectivement à 610 et 1710 unités.


Puma GTI


Puma GTC

L'ultime évolution de cette lignée fut la P-018 (P pour Projeto, projet numéro 18). Elles furent fabriquées en 1984/85 à 42 exemplaires. L'entreprise était dans une situation financière instable depuis le début des années 80. Les modèles ne connaissaient plus le même succès commercial, et la crise économique que subissait le Brésil n'arrangeait pas les affaires


Puma P-018

Jusqu'en 1985, année de fermeture de l'usine de Sao Paulo, plus de 20 000 Puma furent construites, avec des pics à plus de 3000 unités par an à la fin des années 70. En 1987, la Société Alfa Metais relançait la production des Puma, sous les noms AM 1 (ex coupé GTI) et AM 2 (ex spider GTC). La production fut d'une quinzaine de voitures sur deux ans.


Puma AM1 et AM2

Les AM 3 puis AM 4 succèdèrent aux AM1 et AM 2 à partir de 1989. Ces nouvelles versions étaient équipées de mécaniques plus modernes, identiques à celles des VW Gol produites localement. L'AMV n'était quant à elle qu'une version revue de la GTB à moteur Chevrolet.


Puma AMV

La production fut interrompue en 1991, après qu'Alfa Metais ai fabriqué environ 200 exemplaires. L'ouverture du marché Brésilien aux importations de voitures étrangères durant les années 90 mit un terme à l'aventure Puma. On notera enfin la production de 357 Puma en Afrique du Sud en 1973 et 1974 sous licence. L'expérience fut toutefois rapidement interrompue, faute de rentabilité économique. Une dernière tentative conduisit - après un rachat des moules à Puma - à la construction des 26 ultimes voitures entre 1989 à 1991, toujours en Afrique du Sud.


Puma en Afrique du Sud

Quesako - Similitude - Sommaire du site