Autobianchi Primula

La marque Autobianchi est créée en 1955. Elle est le fruit de l'association de Giuseppe Bianchi, le fils d'Edoardo Bianchi, le créateur des automobiles du même nom, de Fiat et du fabriquant de pneumatiques Pirelli. L'objectif de cette nouvelle marque est de proposer des versions plus luxueuses et plus performantes sur base Fiat. La Bianchina est le cheval de bataille d'Autobianchi, jusqu'à la présentation de la Primula au Salon de Turin 1964.


Autobianchi Bianchina

La Primula est une traction avant - une première dans le groupe Fiat - dotée d'une carrosserie deux volumes à hayon. Dante Giacosa, directeur des études chez le géant italien, en a chapeauté la conception, s'inspirant des travaux du britannique Alec Issigonis, auteur des Austin et Morris 1100. On retrouve en effet sur la Primula la traction avant, le moteur transversal et bientôt les multiples choix de carrosseries. Une large calandre occupe la face avant. La surface vitrée est importante par rapport aux modèles concurrents. Le quatre cylindres de 1221 cm3 provient de chez Fiat.

A partir de 1966, trois autres versions complètent l'offre. La berline deux portes possède un coffre classique à la place du hayon, tout en conservant les mêmes lignes. La Primula Quattroporte, comme son nom l'indique, est une version quatre portes, avec une glace de custode. Enfin, le carrossier Touring dévoile au Salon de Paris 1965 est une variante coupé, à la mécanique vitaminée.


Autobianchi Primula berline quatre portes


Autobianchi Primula berline deux portes


Autobianchi Primula coupé Touring

En 1967, une nouvelle carrosserie berline cinq portes permet d'offrir un large choix. Cette même année, Fiat absorbe totalement Autobianchi. En mars 1968, l'ensemble des Primula adoptent le moteur plus moderne de la Fiat 124, en remplacement du vieux groupe de la 1100 D. Esthétiquement, les lignes sont légèrement retouchées, en particulier au niveau des ailerons arrière qui sont adoucis, sauf sur le coupé où ils disparaissent totalement. La berline A 111, techniquement dérivée de la Fiat 124, occupe le haut de gamme à partir de mai 1969, tandis que la Primula quitte la scène en 1970 après une courte carrière de six ans.

L'Autobianchi des années 70 sera l'A 112 présentée en novembre 1969. Elle s'inspire du concept de la Mini britannique. Produite à plus de 1,2 million d'exemplaires, sa longue carrière s'est prolongée jusqu'en 1985. Voiture appréciée par la clientèle féminine des beaux quartiers, elle a aussi marqué les esprits avec sa version sportive Abarth.


Autobianchi A 112

Suite à des accords passés entre Fiat et Citroën, la A 112 est commercialisée dès 1970 en France à la fois par le réseau de la marque aux chevrons et par le dynamique importateur André  Chardonnet. En 1975, le projet d'association de Fiat et Citroën ayant échoué, Chardonnet récupère l'exclusivité de la distribution des Autobianchi sur notre marché. La Y 10 remplace l'A 112 à partir de 1985. Vendue sous les marques Lancia ou Autobianchi en fonction du pays de commercialisation, elle est uniformément baptisée Lancia sur l'ensemble des marchés à partir de 1989. L'usine Autobianchi située à Desio près de Milan ferme définitivement ses portes en 1992 dans l'indifférence générale.


Autobianchi Y 10


En hayon

Si le hayon arrière paraît une évidence sur nombre de nos voitures modernes, au coeur des années 60, cette formule est tout à fait innovante. Nous l'avons vu, Autobianchi propose une Primula à cinq portes en 1967, mais avant le groupe Fiat, c'est le constructeur de Billancourt qui le premier a surpris le public au Salon de Genève en 1965 en présentant sa familiale Renault 16 à hayon et banquette arrière rabattable.


Autobianchi Primula berline cinq portes


Renault 16

Les britanniques ont aussi leur " R 16 ". L'Austin Maxi est en effet dévoilée en avril 1969. Comme son homologue hexagonale, la Maxi est dotée d'un large hayon qui s'ouvre jusqu'au plancher.


Austin Maxi

Quesako - Sommaire du site