Maserati Mistral

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1. Dessinée par Pietro Frua

Pietro Frua est né en 1913 dans le Piémont. Il apprit son métier à l'école de mécanique de Fiat, avant de rejoindre l'entreprise de Giovanni Farina (le frère de Pinin) à l'âge de 17 ans. A 22 ans, il y était promu responsable du design. Il travailla chez Farina avec Felice Mario Boano, qui allait diriger la carrosserie Ghia à partir de 1946.

Après guerre, Frua aménageait une petite usine et recruta une quinzaine d'ouvriers. Il se mit au service exclusif de Ghia pendant cinq ans, période durant laquelle il créa quelques modèles pour Maserati et Renault. Une fois son indépendant retrouvée, Maserati fut l'un des premiers constructeurs à lui faire confiance. Le prestigieux constructeur lui demanda de concevoir la carrosserie de la Mistral, présentée au salon de Turin de 1963. Celle-ci annonçait déjà les lignes de l'AC 428 proposée quatre ans plus tard.

Frua conçut de nombreuses automobiles durant les années 60 et 70, parmi lesquelles il convient de citer la Volvo 1800, le coupé Glas 2600 GT ou la Maserati Kyalami. Il présenta par ailleurs quelques concept cars sur base Lotus, Porsche, Jaguar, Chevrolet ou Citroën (SM). Sa présence sur les grands salon internationaux fut plus discrète pendant les années 70. Il décédait en 1983.

2. Produite par Maserati

Le nom de la belle italienne évoquait le vent méditerranéen sec et frais. Son style était marqué par un capot moteur sans fin et une très grande surface vitrée au dessus d'une ligne de ceinture très basse. A l'arrière, un large hayon arrondi contribuait à l'excellente visibilité dont jouissait le conducteur. Cette idée fut reprise et améliorée douze ans plus tard par Porsche sur sa 924.

La Mistral avait la lourde tâche de succéder à la 3500 GT, dont elle empruntait le châssis légèrement plus court et le moteur, un 6 cylindres de 3.5 litres et 235 ch Din. Au salon de Genève en mars 1964, un cabriolet complétait l'offre. Durant sa carrière, la Mistral se vit équipé de motorisations plus puissantes : 3.7 litres de 245 ch en 1964, puis 4.0 litres de 250 ch en 1966.

Les dernières Mistral furent écoulées en 1970. Les chiffres de production demeurèrent modestes avec seulement 828 coupés et 120 spiders en huit ans, en raison notamment à l'accueil mitigé outre atlantique, marché habituellement très réceptif à ce type de produit. Peut être les lignes trop féminines de cette voiture d'homme y étaient elles pour quelque chose, à moins que ce ne soit l'image moins ambitieuse de Maserati en ces années 60, en panne de programme en compétition, face à un Ferrari justement au meilleur de sa forme dans ce domaine. 

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