Chrysler Crossfire

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Chrysler Crossfire, le forum

1. Chrysler en Europe

En cette première décennie du 21ème siècle, la présence de Chrysler et de ses marques satellites Dodge et Jeep en France et en Europe demeurait relativement discrète. Elle s'appuyait principalement sur la réussite commerciale des Chrysler PT Cruiser et Voyager. Dans une moindre mesure, les Jeep et Chrysler 300 tiraient aussi leur épingle du jeu. A partir de 2006, la marque Dodge faisait  parler d'elle avec les Caliber et Nitro, commercialisées dans l'hexagone à des tarifs compétitifs. Mais la pénétration du groupe américain demeurait inférieure à 1 % du marché français.

2. La présentation de la Crossfire

Le groupe Daimler Chrysler possédait une autre arme en Europe : la Chrysler Crossfire. Après la présentation du prototype en janvier 2001 à Détroit, la version de production était exposée à Genève en mars 2002. En octobre 2003, la voiture faisait son apparition dans les concessions françaises. Les deux illustrations ci-dessous mettent en évidence l'évolution entre le prototype de salon, véritable voiture de rêve, et le modèle de série, qui devait tenir compte de certaines réalités économiques et de plusieurs contraintes de production. On notait par exemple la disparition du pare brise en deux parties. Le résultat final demeurait tout à fait honorable.


Chrysler Crossfire, concept car, 2001


Chrysler Crossfire, 2004

Tout comme l'avait fait avant elle les Dodge Viper et la Chrysler PT Cruiser, présentées dans un premier temps sous forme de concept car, la Crossfire devenait effectivement réalité sur nos routes. Et la belle ne manquait pas de personnalité. Avec son capot avant allongé et son arrière court, son faible rapport entre hauteur de caisse et surface vitrée, la Crossfire était une voiture facilement identifiable.


Chrysler Crossfire, 2004

3. Une automobile germano-américaine

La Chrysler Crossfire associait le design américain à l’ingénierie allemande. Elle était en effet l'un des fruits de la fusion Daimler Chrysler, puisqu'elle reprenait la plate forme, le moteur, la boîte et même la planche de bord de la première version de la Mercedes SLK. L'utilisation d'éléments déjà amortis était une bonne opération financière pour le constructeur et ses actionnaires. Ces éléments déjà éprouvés sur la SLK avaient par ailleurs évité aux premiers acheteurs de faire face à d'éventuels défauts de jeunesse. La fabrication de la Crossfire était assurée par le carrossier allemand Karmann.

Le V6 Mercedes de 3,2 litres installé sur la Crossfire développait 218 ch. A défaut d'être un foudre de guerre, la presse spécialisée lui reconnaissait un certain agrément d'usage, grâce notamment à son gros couple. Une version SRT-6 (Street and Racing Technologies) était disponible à partir de 2004. Un  compresseur installé sur le V6 permettait d'obtenir une puissance de 335 ch. Chrysler présentait une version cabriolet en janvier 2004 à Détroit. Sa commercialisation intervenait au printemps de cette même année, parallèlement au coupé.

4. Un succès de courte durée

Malgré ses nombreuses qualités, la Crossfire demeura discrète dans le paysage automobile européen. Si elle avait su séduire à ses débuts une clientèle éprise d'originalité, son succès s'estompa rapidement avec le temps. Face à l'offre pléthorique de coupés sportifs sur le marché, à l'image de marque mieux établie (BMW Z4, Mercedes SLK, Porsche Cayman, Alfa Romeo Brera, etc ...)  les clients de ce type de véhicules passèrent rapidement à autre chose. Karmann produisait 34 000 Crossfire en 2004, mais en 2005, ce chiffre était déjà retombé à 12 500 unités, dans un segment de marché en baisse. En France, seulement 126 Crossfire furent vendues en 2006. Sa production fut arrêtée en 2007.


Il y a un petit air de Rambler Marlin dans l'arrière de la Chrysler Crossfire !

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