Chevrolet Corvette


Chevrolet Corvette, 1967

1. Introduction

Son énorme moteur et ses lignes toujours originales ont permis à la Corvette de graver son nom dans le patrimoine automobile américain. Quand on évoque ce nom, aux USA, c'est un peu de la bannière étoilée qu'on agite. On dit d'elle qu'elle est “ La sportive préférée de l'Amérique ” ou même “ Le coeur battant de l'Amérique ”. Dans le monde entier, elle a conquis une image unique, basée sur des performances exceptionnelles et des percées techniques. Des raisons très rationnelles pour succomber à la passion Corvette.

La belle histoire de la voiture de sport a commencé le 2 juin 1952, lorsque Harlow Curtice, Président de General Motors et Thomas Keating, Directeur Général de Chevrolet donnèrent le feu vert pour la production du prototype EX-122. La sportive recevait un nom, Corvette, venu en direct de la marine. Chevrolet a diffusé plus de 1,2 million d’exemplaires de la Corvette qui se sont succédés sur cinq générations. La 6ème génération, diffusée à partir de 2005, n'est pas présentée sur cette page.

Voici la liste des séries:
- C1 : millésimes 1953 à 1962
- C2, versions “ Sting Ray ” : millésimes 1963 à 1967
- C3, versions “ bouteilles de Coke ” : millésimes 1968 à 1982
- C4 : millésimes 1984 à 1996
- C5 : millésimes 1997 à 2004

Cinq générations de modèles en plus de cinquante ans de vie: on ne peut pas dire que la Corvette ait sombré dans la folie du renouvellement échevelé de modèles. Chaque génération – désignée pour simplifier de C1 à l’actuelle C5 – est empreinte de sa propre personnalité, très représentative à chaque fois de l’environnement stylistique et technologique de l’époque. Les modèles C3 des années 1970 affichaient par exemple des moteurs avec des cylindrées record, alors que les modèles venus après ont au contraire fait la part belle à d’autres valeurs, comme l’aérodynamisme ou l’allègement.

Mais en même temps, les ingénieurs de la Corvette se sont toujours attachés à faire progresser la conception de leur voiture de sport. Ils ont amené sans cesse des  innovations techniques et ont apporté des développements importants. De nombreux prototypes ont permis à la Corvette d’être et de rester toujours à la pointe de l’innovation technique. Les prototypes, avec leurs solutions nouvelles ou leurs lignes révolutionnaires, étaient idéaux pour tester de nouveaux équipements ou de nouvelles tendances, avant de passer en production.


Chevrolet XP 700, 1958

Voici les prototypes les plus importants de l'histoire de la Corvette:

- CERV : quatre véhicules expérimentaux de ce type (Chevrolet Engineering Research Vehicles) virent le jour entre 1960 et 1997. L'un d'entre eux, dû au crayon du chef du design Zora Arkus-Duntov, devint particulièrement célèbre: le CERV II (1964), première voiture au monde à disposer d'un moteur central et de quatre roues motrices.

- Corvette 4-Rotor : ce modèle d'exposition fit sa première apparition au Salon de l'Automobile de Paris en 1973. Elle y conquit la vedette grâce à son moteur Wankel installé en position centrale, ses ailes papillon et son intérieur futuriste où les écrans trônaient au tableau de bord.


Chevrolet 4 rotors, 1973

- Corvette Indy : ce concentré de technologie de 1986 était doté d'un ABS, d'un antipatinage, d'un accélérateur électronique et d'autres nouveautés qui allaient apparaître sur la Corvette 1997. Le V8 en position centrale recevait deux turbos et quatre soupapes par cylindre. Autres raffinements techniques : traction intégrale, direction aux quatre roues et suspension active.

2. La première génération (C1), millésimes 1953 à 1962

C’est lors d’une course automobile – un endroit prédestiné – que l’éclair d’inspiration a touché l’inventeur de la Corvette, et lui a dit de créer une nouvelle espèce de roadster américain. L'histoire se passait à Watkins Glen (New York) en septembre 1951, et Harley Earl, chef du design de General Motors, y attendait un rendez-vous. C'est là qu'il eut l’idée de ce nouveau véhicule.  Le 2 juin 1952, Harlow Curtice, Président de General Motors, donnait le feu vert pour la construction d’un prototype. En janvier 1953, la Corvette était prête à faire sa première apparition publique pour le Salon Motorama, organisé par General Motors dans les salons de l’hôtel Waldorf Astoria, à New York.


Chevrolet Corvette, 1953

La réaction du public fut enthousiaste, et six mois seulement après cette première présentation, le tout premier modèle de série franchissait les portes de l’usine de Flint, dans le Michigan, berceau de la Corvette de première génération. C’était le 30 juin 1953. Le roadster C 1 fut produit à plus de 69 000 unités jusqu’en août 62.

Le cabriolet deux places avait une ligne d’une beauté à couper le souffle, due au crayon de l’homme qui inventa les ailerons, Harley Earl ; cette Corvette avait une carrosserie en fibre de verre, et sa grille de calandre portait des barrettes évoquant les dents d’un  prédateur. Les pare-chocs dessinent une ligne nerveuse qui se poursuit sur les passages  de roue. L’avant se caractérisait par ses phares, dissimulés par une grille protectrice, et l’arrière se montrait élégant grâce à de petits ailerons. Le pare-brise panoramique entourait les deux passagers avant, ce qui permettait de s’affranchir des déflecteurs. La planche de bord était peinte et s’organisait en deux enclaves symétriques, celle du conducteur recevant un gros compteur.

Les premières retouches à ce dessin intervinrent en 1956. Les ailerons disparurent complètement, pendant que faisaient leur apparition des flancs creusés naissants devant les roues avant, et pour la première fois dans l’histoire du modèle, une peinture deux tons. Les poignées de porte extérieures étaient nouvelles elles aussi.


Chevrolet Corvette, 1956

La Corvette 1958 fut la première à disposer de quatre phares. C'est au nouveau chef du design de GM, Bill Mitchell, que l'on doit l'idée des quatre feux arrière ronds en 1961 : ce détail stylistique marquait la nouvelle génération, et la Corvette y est restée fidèle depuis.


Chevrolet Corvette, 1958

Il n’y a pas que l’extérieur de la Corvette qui pouvait fasciner. En matière technique, elle était également intéressante et représentait une étape importante de l’histoire de l’automobile. La Corvette était la première voiture de série dotée d’une carrosserie en fibre de verre. Non seulement cette matière était plus légère, mais elle offrait aussi une plus grande  liberté aux designers. Dernière raison de ce choix technique : elle permettait aus-si de créer plus rapidement l’outillage. Le démarrage de la production de série n’aurait jamais pu être aussi rapide sans cela. En juillet 1953, Ed Cole, ingénieur en chef de Chevrolet, second père spirituel de la Corvette après Harley Earl, reçut le renfort d’un expert: Zora Arkus Duntov, jeune ingénieur et fervent amateur de sport automobile, en-trait chez General Motors.


Chevrolet Corvette, 1960

Ed Cole et Zora Arkus-Duntov se chargèrent de muscler la voiture de sport ; à la place de l’ancien six cylindres, ils implantèrent en 1955  un V8 " small block " doté au début d’une cylindrée de 4,3 litres et de 195 ch. La refonte des trains roulants l’année suivante permit d'envisager des puissances supérieures pour la Corvette. En 1957, le moteur (dont la cylindrée était passée à 4,6 litres) pouvait déjà délivrer 283 ch grâce à l’arrivée d’une nouvelle injection d’essence. Il franchissait ainsi la barre symbolique du cheval par pouce-cube (soit plus de 283 ch pour 283 ci). La deux places atteignait la barre des 100 km/h en 7 secondes. Les dernières Corvette de la première génération étaient même encore plus rapides: le modèle 1962 avec V8 de 5,3 litres développait 360 ch SAE et atteignait 241 km/h.

3. La 2ème génération (C2), millésimes 1963 à 1967

Selon la légende, Bill Mitchell, designer en chef de GM, eut l’idée d’adopter la forme du  requin pour une ligne automobile en pêchant au gros. Le prototype Shark – dénommé par la suite Mako Shark I – faisait penser au grand prédateur marin avec sa calandre en for-me de bouche, ses sorties d’air latérales évoquant des branchies, et le dégradé de couleurs allant du vert/bleu sur le pavillon au blanc/argenté. Dévoilés en 1961 lors de la course Road America à Elkhart Lake, Wisconsin, le prototype de salon et la Corvette modifiée pour la course Stingray (1959) présentaient en avant-première le style futur des Corvette de  seconde génération.


Chevrolet Corvette, 1961

Les formes plus anguleuses que l’on retrouve à l’avant et à l’arrière sont caractéristiques des modèles que l’on connaît sous le nom de “ Sting Ray ”. Les phares escamotables et les élégants flancs creusés au niveau des arches de roues mettent encore mieux en valeur l’aspect plat de la forme. Bien que l'empattement ait perdu dix centimètres pour revenir à 2,49 mètres, le modèle C2 semble plus allongé que la première génération.

Un coupé fut lancé pour rejoindre la version cabriolet, l’arrière formant une bulle inclinée. La Corvette split-window est aujourd’hui un modèle très recherché. Seules 10.600 unités ont été fabriquées en 1963 avec cette particularité de carrosserie extravagante. L’année suivante, la séparation métallique entre les deux vitres avait déjà été retirée, au profit d’une meilleure vision et d’une plus grande simplicité de la fabrication.


Chevrolet Corvette, 1963


Chevrolet Corvette, 1963

La suspension arrière à roues indépendantes par ressort transversal était moins visible, mais représentait pourtant une importante innovation technique. " Avec le pont arrière suspendu au châssis, la suspension arrière à roues indépendantes apportait les conditions indispensables pour obtenir une étonnante tenue de route ”, écrivit Zora Arkus-Duntov (devenu ingénieur en chef de la Corvette en 1955) à la Society of Automotive Engineers (SAE) en janvier 1963.

La seconde percée technologique était par contre bien visible de l’extérieur : les observateurs attentifs pouvaient voir à l'excroissance du capot que l’on avait affaire à une version dotée du big block – proposé dès 1965. La cylindrée du puissant huit cylindres était au début de 6,5 litres, mais elle atteignit 7 litres dès 1966. Le moteur avait un couple énorme: 554 Nm à 4.000 tr/mn, une puissance venant vraiment des tréfonds de la mécanique. Le modèle 425 ch passait de 0 à 96 km/h en seulement 4,8 secondes.


Chevrolet Corvette, 1966

Pour garder sous contrôle cette cavalerie impressionnante, toutes les Corvette reçurent dès 1965 un efficace système de freinage à disques, comprenant des étriers à cinq pistons à l’avant et à l’arrière. 1967 vit le montage d’un double circuit de freinage,  préservant la sécurité dans le cas où l’un des circuits viendrait à défaillir. Ce ne sont que deux exemples, mais ils montrent comment ce modèle phare préfigurait les progrès qui pouvaient venir en série sur d’autres modèles Chevrolet.

4. La 3ème génération (C3), millésimes 1968 à 1982

Présentés en 1965, les deux prototypes Mako Shark II firent sensation avec leurs nombreuses particularités futuristes comme le volant de forme rectangulaire, le spoiler arrière rétractable ou le pare-chocs extensible pour renforcer la protection. Même si ces idées avant-gardistes ne se sont pas retrouvées sur des modèles de série, le designer David Holls reprit la ligne tout en courbes et en sensualité des voitures d’exposition sur la troisième génération lancée fin 1967. Son succès prit la suite de celui des modèles précédents, et la production atteignit presque 543.000 unités. C’est aussi durant la période de la Corvette C3 que l’on enregistra la plus forte production au cours d’une année : Chevrolet produisit en 1979 précisément 53 807 Corvette.


Chevrolet Corvette, 1973

Le mouvement très sensuel autour des passages de roues évoque la bouteille de Coca Cola rétrécie en son milieu, trouvaille maîtresse du designer français Raymond Loewy. C’est pour cette raison que les modèles de cette série sont généralement connus sous le nom de " Corvette en forme de bouteille de Coke ". En 1969, le logo “Stingray” apparut sur les boucliers avant. Mais cette fois il était orthographié en un seul mot, à la différence des versions C2.

Le coupé offrait aussi la possibilité de rouler cheveux au vent, grâce à une première sur une voiture de série: l’original toit démontable “ T-bar ”. Pendant les cinq premières années de production, même la lunette arrière verticale était amovible. Cette lunette droite fut conservée jusqu’en 1977, date à laquelle les designers de la Corvette donnèrent  à la sportive un toit fastback doté d’une grande bulle vitrée naissant derrière le montant cen-tral, une des nombreuses améliorations apportées au modèle.

Les préoccupations de sécurité durant le milieu des années 1970 amenèrent de multiples variantes de pare-chocs. Le modèle 1973, par exemple, cumulait assez curieusement des boucliers avant en matière synthétique teintés dans la couleur de la carrosserie et un pare-choc arrière classique chromé. Mais elles amenèrent aussi la suspension provisoire des versions découvertes. Le cabriolet fut arrêté en 1976.

La course à la cylindrée et à la performance atteint alors son apogée. Les Corvette à moteur big block sorties entre 1970 et 1974 sont les plus puissantes jamais produites ; la considérable cylindrée de 7,4 litres correspondait à un volume de chambre de plus de 930 cm3. En 1971, les 425 ch de la Corvette en faisaient la voiture de série la plus puissante ayant jamais existé dans l’histoire des voitures de sport américaines. Et pourtant, cette année-là, il avait fallu réduire le taux de compression …

Dix ans plus tard, les ingénieurs faisaient à nouveau preuve de leur capacités d’innovation dans le domaine des suspensions. Dès 1981, les ressorts transversaux du pont arrière laissèrent la place à des éléments en composite. Les avantages étaient nombreux : poids de 4 kg seulement, absence de corrosion et longévité multipliée par cinq. En 1981, la production déménagea pour la seconde fois depuis décembre 1953. Elle passa de Saint Louis dans le Missouri à Bowling Green, dans le Kentucky. C’est encore aujourd’hui le site de production de la Corvette.


Chevrolet Corvette, 1982

Exceptionnellement, les modèles C3 furent produits dans les deux sites en parallèle pendant les mois de juin et de juillet. A cette époque, l’usine de Saint Louis se chargea de la production des versions en couleurs unies, tandis que Bowling Green se spécialisait dans les modèles bicolores.

5. La 4ème génération (C4), millésimes 1984 à 1996

Certains hôtels n'ont pas de 13ème étage : de même il n'y a pas de Corvette du millésime 1983. Mais dans ce cas il ne s'agit pas de superstition; mais bien plutôt du démarrage assez tardif de la production en série. Il n'intervint qu'en mars 1983, et le Directeur Général de Chevrolet, Robert Stempel, décida en conséquence de passer directement au millésime 1984 pour la  nouvelle génération de Corvette.

La quatrième édition possédait le charme tranquille des années 1980. Le designer Jerry Palmer avait doté la voiture de lignes nettes et fonctionnelles. Ce dessin épuré fit la preuve de son efficacité en soufflerie : le coefficient de pénétration dans l'air de 0,34 se révéla un des meilleurs chiffres aérodynamiques de l'époque, obtenu en partie grâce à un parebrise plat et incliné à un angle prononcé de 64°. La bulle formant la lunette arrière est toujours jusqu'à aujourd'hui l'élément en verre le plus grand monté sur une voiture américaine.

Mais surtout, la Corvette C4 perdait de l'embonpoint par rapport aux versions précédentes ; comparée à la dernière version C3 de 1982, la Corvette 84 avait rétréci de 16 centimètres pour se limiter à 4,48 m de longueur, avec une hauteur de seulement  1,19 m donnant l'impression qu'elle était bien plus collée à la route que ses ancêtres.


Chevrolet Corvette, 1983

Après une interruption de dix ans exactement, le cabriolet revint en 1986, avec un toit disparaissant élégamment sous un capot plat. Bien que pour la première fois, le cabriolet Corvette soit vendu plus cher que le coupé (d'environ 5000 dollars), la version sans toit fut immédiatement un grand succès, atteignant un tiers des ventes de Corvette en 1987.

Les concepteurs de la C4 accordèrent une attention toute particulière à la répartition des masses pour améliorer encore le comportement ; ainsi, ils repoussèrent le moteur vers le centre du véhicule. Le tunnel de transmission plus imposant permit de donner plus de rigidité torsionnelle à la caisse. La sécurité active profita de l'ajout de l'ABS en 1987 et d'un antipatinage en 1992. L'apparition d'une nouvelle boîte manuelle à six rapports fournie par ZF (1989) permit de réduire les consommations.

Après la course à la cylindrée et à la puissance que l'on avait vue sur la génération précédente, la C4 se recentrait sur une proposition unique de moteurs V8 de 5,7 litres. Le L98 qui fit son apparition en 1985 était équipé d'une nouvelle injection Bosch avec débitmètre d'air. Malgré une augmentation de puissance, celle-ci passant de 205 à 230 ch, les consommations étaient en diminution de 11%.

En matière d'allègement, les ingénieurs de la Corvette étaient une fois de plus en avance. Des éléments du châssis comme les tirants se suspension avant haut et bas, le support d'alternateur ou certains éléments de la direction, ainsi que le compresseur de climatisation, étaient réalisés en aluminium sur les modèles C4. L'arbre de transmission était de la même manière en aluminium forgé. Le capot était fait d'un sandwich de composites. Le ventilateur avait des ailettes en alu, et le réservoir était en plastique. En 1985, Chevrolet a également inauguré l'utilisation de plastique pour les réservoirs d'assistance de freinage. L'aluminium fut utilisé pour les culasses dès 1986. La production de la C4 a atteint 358 000 exemplaires, avant que son successeur la Corvette C5, ne soit présenté au Salon de Détroit en janvier 1997.

6. La 5ème génération (C5), millésimes 1997 à 2004

La cinquième génération de Corvette offre évidemment des performances inégalées, ainsi qu'un plaisir de conduite sans pareil. Les dernières séries, lancées en 1997, affichent l'empattement le plus long de toutes les générations de Corvette (2,66 m), bien que la longueur hors-tout de 4,56 m soit en retrait de 8 cm par rapport à la génération C3.


Chevrolet Corvette, 1997

Pour la toute première fois, l'acheteur de Corvette se voit offrir le choix entre trois variantes de carrosseries ; outre le coupe équipé d'une partie centrale amovible et du cabriolet proposé depuis 1998 (avec accès direct au coffre pour la première fois depuis 1962), une version à toit rigide a été lancée sur le marché américain en 1999. La Corvette C5 est une voiture totalement nouvelle, comme l'est aussi le moteur V8 de 5,7 litres conçu par l'ingénieur en chef Dave Hill et son équipe. Le groupe, appelé “LS1”, est réalisé totalement en aluminium et fournit 253 kW/344 ch au régime modéré de 5.400 t/mn seulement.

7. Chronologie: les grandes dates de l'histoire de la Corvette

1952   Harley Earl, chef du design de GM, propose d'offrir un cabriolet deux places avec carrosserie en fibre de verre. En juin, la décision est prise de construire un prototype.
     
1953   La Corvette est présentée au Motorama de New York, et la production de série débute le 30 juin à Flint, Michigan
     
1954   La production est transférée à Saint Louis, Missouri.
     
1955   Un V8 plus puissant remplace le six cylindres Blue Flame.
     
1957   Pour la première fois, il est possible d'obtenir une Corvette avec boîte mécanique et injection d'essence. La boîte automatique devient à quatre rapports au lieu de trois.
     
1961   Apparition lors d'un remodelage des quatre feux ronds arrière désormais familiers.
     
1963         Présentation de la seconde génération, baptisée " Sting Ray ". Un coupé est proposé pour la première fois. L'essieu arrière se dote de roues indépen-dantes, et on peut maintenant avoir en option l'air conditionné et les sièges cuir.
     
1965   Quatre freins à disques en série.
     
1968   Lancement de la troisième génération avec ses ailes bombées. Le coupé est disponible pour la première fois avec le toit amovible “T-bar”.
     
1970   Chevrolet lance la version sportive ZR-1.
     
1971   Le V8 7,4 litres de 425 ch est le moteur le plus gros et le plus puissant de la Corvette.
     
1975   Pot catalytique pour le moteur, et cabriolet rayé du catalogue.
     
1977   Production de la 500.000ème voiture; l'habitacle est complètement redessiné.
     
1978   Une lunette arrière en forme de bulle fait de la Corvette une fastback.
     
1979   Avec 53.807 exemplaires vendus, ce millésime enregistre le record de vente absolu.
     
1981   La production déménage en juin à Bowling Green, Kentucky.
     
1984   Lancement de la quatrième génération, avec pare-brise fortement incliné.
     
1986   Retour du cabriolet après une absence de dix ans. L'ABS est offert en série.
     
1987   Il est possible de commander en usine une version Callaway Engineering à double turbo. Elle restera au catalogue jusqu'en 1991.
     
1990   Lancement de l'airbag côté conducteur.
     
1992   La millionième Corvette sort de chaîne. Un anti-patinage est offert en série.
     
1994   Injection séquentielle de carburant. Les sièges cuir et l'airbag passager sont fournis en standard, et les pneus anti-crevaison sont proposés en option.
     
1997   Chevrolet présente la Corvette de cinquième génération en janvier au Salon de Détroit.
     
1998   Une version cabriolet fait sa réapparition. Pour la première fois depuis 1962, elle dispose à nouveau d'un coffre accessible depuis l'extérieur.
     
1999   Les nouvelles options proposent un affichage tête haute et le
 " Twilight Sentinel ". Un modèle à toit rigide fait son apparition aux côtés du cabriolet et de la version targa.
     
2002   La Corvette fête son demi-siècle avec le lancement d'une version  " 50ème Anniversaire ".

8. Petits détails pour grands amateurs

Le drapeau suisse dans le logo de la Corvette rappelle le passé européen du cofondateur (et origine du nom du constructeur) Louis Chevrolet. Il était né en 1878 d'un père horloger à la La-Chaux-de-Fonds, dans le Jura Suisse.

Sting Ray n'est pas synonyme de Stingray : en un seul mot, l'appellation n'est apparue qu'en 1969 et a désigné les modèles jusqu'en 1976. Sting Ray est le nom attribué aux versions de 63 à 67. Le nom a été déposé par General Motors le 2 février 1993.

Les pneus à flancs dorés terminaient la liste des options proposées en 1965. Ils coûtaient à l'époque 50,05 $. Soit nettement plus chers que les flancs blancs à 31,85 $. Il n'y eut que 989 des 23.562 acheteurs de 1965 pour choisir les flancs dorés.

A l'avant, un bouclier moderne laqué, à l'arrière un pare-chocs classique en chrome. Ce n'était pas une erreur: le modèle 73 a été voulu avec cette disparité. Elle était due à des exigences légales.

Une injonction fédérale précise que les modèles 1980 doivent avoir un compteur de vitesse avec une limite gravée à seulement 85 mph (137 km/h). A cause des normes de rejets locales, les Corvette vendues en Californie ont des moteurs de 5 litres au lieu de 5,7 litres. Par contre, elles sont moins chères de 50 $.

Il n'y a pas eu de Corvette millésime 1983. Comme les versions 84 étaient prévues pour être lancées en mars 1983 et qu'elles répondaient à toutes les exigences légales pour l'année à venir, Robert Stempel, Directeur Général de Chevrolet, décida de ne pas commercialiser de modèles 1983.

Sources : GM Europe Gmbh, 2002 et archives personnelles

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