Smart Roadster

1. L'aventure Smart

Smart est une jeune marque automobile. C'est au début de 1993 que débutaient les premiers préparatifs, en l'occurrence une étude de faisabilité réalisée au sein de Mercedes, et portant sur une petite voiture. C'est à la suite de cette étude qu'était créée à Bienne en Suisse en avril 1994, la société Micro Compact Car AG. Nicolas Hayek, l'inventeur de la montre Swatch, y apportait l'idée d'une voiture de ville ultra courte, tandis que Mercedes dédiait à cette nouvelle structure son savoir faire. La décision concernant l'implantation du site de production à Hambach en Moselle fut prise en décembre 1994. Un premier prototype était dévoilé lors du salon de Francfort 1995, et la première pierre de l'usine (Smartville) était posée un mois plus tard. Avril 1997 vit la première présentation publique de la Smart City (rebaptisée Fortwo en 2004) telle que nous la connaissons de nos jours. La production démarrait en juillet, et les ventes en octobre.

2. Les débuts du Roadster

La sportive de chez Smart était proposée avec deux carrosseries : Roadster et Roadster Coupé. Cette dernière était dotée d'un hayon arrière vitré laissant un plus grand espace pour les bagages. Les Smart Roadster et Roadster Coupé furent d'abord présentés sous forme de concept car au salon de Francfort en 1999 pour la première et à Paris en 2000 pour la seconde.


Modèle en argile à l'échelle 1/1 du Roadster de 1999


Etude de style pour le Roadster, août 1999


Le prototype de la Smart Roadster Coupé du Mondial de l'Automobile 2000

La version définitive de la Smart Roadster était exposée en 2002 au Mondial de l'Automobile. Elle était construite dans l'usine de Hambach à côté de la City Coupé, et constituait ainsi la deuxième gamme du constructeur à partir d'avril 2003. Elle permettait à Smart d'accéder à un nouveau segment de marché.

3. Une voiture ludique

Cette voiture d'aspect ludique privilégiait d'emblée la carte du plaisir de conduite, avec une position assise basse, un châssis rigide, des porte-à-faux courts, une faible hauteur de carrosserie, un poids limité et un train arrière bien collé à la route. Les designers avaient particulièrement veillé à l'équilibre des proportions, avec un capot étiré et un habitacle reculé. Leur seule contrainte fut de réutiliser la plate forme rallongée de la City Coupé. Ils souhaitaient réaliser une interprétation contemporaine des traits classiques du roadster.

Dans l'esprit, les nouvelles Smart évoquaient en effet les petites sportives compactes au style épuré des années 60, le plus souvent d'origine britannique, telles que les MG Midget et Austin Healey Sprite. La principale différence provenait des nombreux éléments de sécurité (Airbags, ABS ...) et de confort inconnus il y a quarante ans.


L'Austin Healey Sprint

Le moteur était un trois cylindres turbo de 698 cm3, identique à celui de la City Coupé. Il était initialement proposé en versions 61 ch (sur le Roadster uniquement) et 82 ch. En 2004, il fut adjoint à la gamme une coûteuse version Brabus de 101 ch, au prix astronomique de 27 400 euros en version Roadster Coupé.

4. Un manque de rentabilité

Le constructeur Smart étaient loin d'être lucratif pour son propriétaire, le groupe Daimler Chrysler. Le Roadster et le Roadster Coupé en particulier n'atteignaient pas les objectifs initiaux, malgré des débuts prometteurs avec 20 100 exemplaires vendus en 2003. Ce n'était pas suffisant pour rentabiliser une chaîne de montage, même si de nombreux éléments étaient communs avec la Smart Fortwo. Pour stopper l'hémorragie, Daimler Chrysler annonçait en avril 2005 que la production des Roadster et Roadster Coupé allait cesser fin 2005. Le dernier des 43 000 exemplaires tombait en effet des chaînes de montage le 3 novembre 2005.


Smart Roadster Coupé


Smart Roadster

5. Les raisons d'un échec

Son prix excessif n'était pas étranger à l'échec de la Smart. Sa boîte de vitesse robotisée plaisait peu aux amateurs de conduite sportive. La concurrence de plus en plus vive des " coupé cabriolet " type Peugeot 206 CC ou Renault Mégane CC, plus confortables, ou des vrais cabriolets type Ford StreetKa ou Mazda MX 5, lui était préjudiciable. La petite Smart soulève encore des passions. Plusieurs industriels ont sollicité son constructeur pour obtenir le droit de la produire sous licence. A ce jour, aucune décision ne semble avoir été prise.


Smart Roadster Coupé

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