Peugeot 406 Coupé

1. Peugeot Pininfarina

Au même titre que le cabriolet, le coupé Peugeot fait partie intégrante de l'histoire de la marque. Cette tradition est elle même née d'une collaboration avec l'un des bureaux de style les plus renommés du monde : Pininfarina, partenaire historique de la firme sochalienne depuis les années 50. Ce partenariat fut renouvelé autour du projet D85 qui allait donner naissance au coupé 406. Peugeot confiait à Pininfarina la responsabilité du style extérieur et intérieur, mais aussi de l'industrialisation et la production.


Les travaux de Pininfarina pour le Coupé Peugeot 406

2. Une élégance incontestée

La voiture était exposée en première mondiale au salon de Paris en octobre 1996, avant d'être commercialisée au printemps 1997. Dès sa présentation, le coupé 406 fut unanimement salué pour l'élégance et la pureté de ses lignes, ainsi que pour l'équilibre de ses volumes. Avec son profil élancé, son museau de squale et ses ailes généreusement galbées, le coupé 406 succédait dignement au coupé 504 après un vide de treize ans.

L'intérieur reprenait par souci d'économie le tableau de bord de la berline, mais quelques détails tels que les compteurs cerclés de chrome ou le levier de vitesse en aluminium conféraient au coupé Peugeot une certaine classe. A l'extérieur, les jantes en alliage, la peinture métallisée et les projecteurs anti-brouillard étaient de série. La presse saluait unanimement le confort de conduite et l'extraordinaire stabilité de la voiture en toutes circonstances.


Coupé Peugeot 406, 1996

3. Une mécanique qui évolue

Deux mécaniques figuraient initialement au catalogue, un 4 cylindres 1998 cm3 de 132 ch et un 6 cylindres 2946 cm3 de 190 ch. L'acquéreur pouvait par ailleurs opter pour une boîte automatique, tandis que l'option Pack permettait de goûter à un équipement pléthorique. A partir de mai 2001, les ventes firent un bon significatif grâce à l'offre d'un moteur 2.2 litres HDi de 136 ch, qui affecta surtout les ventes de la version 4 cylindres essence d'une puissance équivalente. Le moteur Diesel représentait désormais les 2/3 des ventes. En mars 2002, le 2 litres essence était remplacé par un nouveau 2.2 litres de 160 ch.

4. Le lifting de 2003

En avril  2003, le coupé 406 bénéficiait d'une restylage qui touchait surtout le bouclier avant, désormais doté d'une large calandre. Ainsi, la voiture adoptait les mêmes codes esthétiques que les autres modèles de la marque. La puissance du V6 atteignait maintenant 210 ch.


Coupé Peugeot 406, 2003

5. Deux séries spéciales

Deux séries limitées ponctuèrent la vie du coupé Peugeot. La Settant'anni commercialisée à partir d'octobre 2000 fut produite à 1200 exemplaires. Uniquement disponible avec le V6 de 210 ch, elle célébrait les 70 ans de la carrosserie Pininfarina. L'Ultima Edizione de 2004, dont le nom était certainement un clin d'oeil aux origines de Pininfarina, permettait à la magnifique Peugeot de s'illustrer une dernière fois avant de tirer sa révérence. Le dernier coupé 406 tombait de chaîne le 30 octobre 2004.

6. Adieu Pininfarina, bonjours tristesse

Au salon de Genève 2005, le successeur du coupé 406 apparaissait sous la forme du concept car Prologue, qui préfigurait le futur coupé 407. Peugeot avait décidé de s'affranchir du savoir faire du carrossier italien. Mais les designers de Peugeot n'ont pas le talent d'un Pininfarina ! L'auto gagnait en agressivité ce qu'elle perdait en élégance latine.

7. Un succès sans précédent dans ce créneau

Nul doute que le coupé 406 est promis à un bel avenir sur le marché de l'occasion, et très rapidement sur celui de la voiture de collection. 107 660 voitures furent produites de 1997 à 2004, à comparer aux 16 746 coupés et 7 211 cabriolets Peugeot 504 fabriqués de 1969 à 1983. Le contrat initial entre Peugeot et Pininfarina portait sur 70 000 voitures. Beau succès !


Coupé Peugeot 406

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