Kia Opirus

1. Des origines déjà lointaines

Le nom de Kia vient de " Ki " signifiant " se lever" et " a " pour " Asie ". Kia peut alors se traduire par " l'éveil de l'Asie ". La société Kia fut fondée le 1er décembre 1944 par Chui-Ho Kim. Elle fabriquait à l'origine des tubes et des pièces détachées pour cycles. La commercialisation de la première bicyclette de la marque remonte à mars 1952, celle du premier scooter à 1957 et celle de la première moto à 1961.

L'utilitaire à trois roues K-360 était disponible à partir de 1962. Sa production fut poursuivie jusqu'en 1973, avec 25 000 exemplaires vendus, tandis que les motos disparaissaient en 1981. C'est en 1974 que Kia proposait la première voiture coréenne, la Brisa, dérivée de la Familia de Mazda.


Kia K-360, 1962


Kia Brisa, 1974

2. Mazda et Ford passent des accords avec Kia

En 1983, le groupe coréen développait ses relations avec Mazda. Celui ci devenait propriétaire de 8 % du capital de Kia. En 1986, c'est Ford qui faisait l'acquisition de 10 % des parts du constructeur sud coréen. Kia présentait en 1985 la Pride, résultat d'un ambitieux plan de développement de la marque à l'étranger. Dérivée de la Mazda 121, elle fut aussi diffusée aux Etats Unis sous le nom de Ford Festiva. A la fin des années 80, la Corée du Sud se retrouvait dans la même situation que le Japon vingt ans plus tôt. Les marques coréennes profitaient d'une main d'oeuvre peu coûteuse qui leur permettait d'être très compétitives à l'export.


Kia Pride, 1985

3. Le vrai décollage durant les années 90

La gamme se développa à partir des années 90 avec une succession de nouveaux modèles : la Sephia sur base Mazda 323, le petit 4 x 4 Sportage dans la même catégorie que le Suzuki Vitara, la grosse Potentia, etc ... Kia était représenté en France à partir de 1993 par le même importateur privé que Mazda. Il distribuait alors dans notre pays la Sephia et la Sportage. Le groupe coréen s'installait aux Etats Unis en 1992 par l'intermédiaire de Kia Motors America, et commençait à y vendre ses voitures en 1994. Kia signait en 1995 des accords avec Karmann en Allemagne pour y produire le Sportage. Cette même année, les ventes mondiales de Kia atteignaient plus de 700 000 véhicules. En 1997, face aux médiocres résultats commerciaux en France, Kia changeait d'importateur. Inchcape fut remplacé par Itochu, distributeur de la marque Kawasaki.

4. La reprise par Hyundai

En 1997, sous le poids des investissements, et dans un contexte de crise financière asiatique, Kia était en difficulté. Le 15 avril 1998, le constructeur coréen était mis en liquidation, et le 1er décembre 1998 le concurrent Hyundai rachetait Kia, pour former le Hyundai Kia Automotive Group. Kia France, filiale de Kia Motors, voyait le jour en 2004. Le nouveau siège européen de la marque s'installait à Francfort. Outre le siège social, il y accueille le centre de design européen de Kia. 

En France, le niveau des ventes de Kia n'est pas encore comparable à celui des constructeurs japonais : 598 voitures en 1997, 2631 en 2000, 1572 en 2002. Il progressait toutefois à 4304 voitures en 2003 puis 8846 en 2004 pour atteindre 15000 en 2006. Le constructeur est aujourd'hui présent dans 165 pays à travers le monde. Il emploie 33000 personnes et possède 13 usines dans 9 pays. Depuis décembre 2006, la première usine européenne de Kia située à Zilina en Slovaquie produit la Cee'd et la Sportage.

136 concessionnaires représentent le constructeur sud coréen en France, avec un objectif de 198 concessionnaires fin 2010. Kia affiche toujours son ambition de vendre 37000 voitures dans l'hexagone en 2010, et 500 000 en Europe. Pour cela, Kia s'appuie sur une large gamme de modèles, Picanto, Soul, Rio, Cee'd, Magentis, Opirus, Carens, Carnival, Sportage et Sorento. Ce n'est toutefois pas l'Opirus qui risque d'être à l'origine d'une envolée des scores de Kia en France. Ses chiffres de vente sont très modestes dans notre pays (34 voitures en 2004).

5. L'Opirus pour s'affirmer sur le haut de gamme

Kia produisait des berlines de luxe depuis la présentation de la Potentia en 1992, devenue Enterprise en 1997.


Kia Potentia, un proche dérivé de la Mazda 929

L'Opirus commercialisée depuis 2003 remplace ces modèles. Avec cette voiture, Kia souhaite affirmer sa crédibilité dans le haut de gamme, et corriger sa réputation de fabricant de petites voitures bon marché. L'Opirus est construite sur la même plate-forme que la Hyundai Equus.

Le nom de l'Opirus est dérivé de la cité biblique d'Ophir, qui était un centre de négoce réputé dans le monde antique en tant que source d'articles haut de gamme tels que l'or, le bois de santal, et les animaux exotiques. Le nom Opirus est donc supposé suggérer des con-notations d'élégance et de luxe.

Sous des lignes s'inspirant des Jaguar S Type et Mercedes Classe E, cette vaste berline bénéficie d'un équipement généreux. L'équipe de design maison, dirigée par Sung-Dae Baek, avoue avoir été influencée par le style rétro européen. Ce fleuron de la gamme Kia ne passe pas inaperçu avec ses 4,98 mètres et son allure prétentieuse, un rien baroque.

Une nouvelle Opirus plus longue, plus légère, plus aérodynamique, avec une face avant élargie et redessinée est disponible en Europe depuis janvier 2007. Son intérieur, ses liaisons au sol, la motorisation ont fait l'objet de diverses améliorations. Un nouveau V6 de 3,8 litres offre 266 ch, et remplace avantageusement l'ancien 3,5 litres de 203 ch.


Ces 2 photos permettent de bien différencier l'Opirus de 2003 (en haut) et celle de 2007 (en bas)

L'Opirus est affichée 37 990 euros en 2009, avec un équipement impressionnant : système de navigation, pare soleil arrière électrique, feux aux xénon, sièges chauffants, régulateur de vitesse, radar de recul, capteur de pluie ... A ce prix là, l'acheteur d'un haut de gamme devrait encore ajouter quelques milliers d'Euros pour acquérir les modèles d'attaque de chez Mercedes (Classe E) ou Jaguar (XF), moins bien dotés côté équipement, mais à l'image de marque bien réelle.

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