Opel Kapitän 1959/63

1.Des origines d'outre Atlantique

Opel, constructeur d'automobiles depuis 1898, était sous le contrôle de la General Motors depuis 1929. Avant lui, le britannique Vauxhall était passé sous pavillon américain dès 1925. Le géant américain en rachetant des constructeurs européens ne faisait que suivre la démarche de Ford, qui s'était implanté sur le vieux continent dès la fin de la première guerre mondiale.

2. La sixième génération de Kapitän

La première Opel Kapitän, déjà d'inspiration américaine, datait de 1938. Le modèle ressortait des usines en 1948, avant d'être de nouveau modifié en 1951, 1953, 1955 et 1958. La sixième génération fut commercialisée à partir de 1959.


Trois illustrations de l'Opel Kapitän de 1938/39 avec ses phares stylisés


Retour aux phares ronds simplifiés sur les modèles 1948/51


Nouvelle grille de calandre sur l'Opel Kapitän 1951/1953


Opel Kapitän, 1953/1955


Opel Kapitän, 1955/1958


Opel Kapitän, 1959/1963

Comme les cousines Chevrolet, elle héritait d'ailerons, d'un pare brise et d'une lunette arrière panoramique. Ici pas de V8 surpuissant, mais un vieux six cylindres certes résistant mais pas très vaillant. Cette fréquence de changement dans le design, caractéristique des productions américaines, n'était pas habituelle sur le vieux continent, à l'exception de Simca en France, Vauxhall en Grande Bretagne, Ford et Opel en Allemagne qui en étaient devenus les spécialistes. Cela permettait à ces constructeurs de compenser un temps le lancement de vrais nouveautés.


Opel Kapitän, 1959/1963

3. Un positionnement difficile à assurer

L'Opel Kapitän n'avait pas la prétention d'être la meilleure dans sa catégorie, préférant laisser ses concurrents BMW ou Mercedes se battre sur ce terrain. Opel visait plutôt la simplicité de conception, la fiabilité, la qualité de construction, tout en maintenant un prix de vente plus attractif que ses rivaux. L'acquéreur d'un Opel Kapitän était à priori peu sensible à une quelconque image liée à la possession d'une voiture " de marque ".


Opel Kapitän, 1959/1963

4. Une carrière honorable

Cette carrosserie demeura au catalogue jusqu'en 1963, ce qui comparé aux séries précédentes était relativement long. En quatre ans, la Kapitän de sixième génération fut diffusée à environ 145 000 exemplaires dans toute l'Europe. Aucun des hauts de gamme Opel des années 60 et 70 ne put atteindre un tel niveau de production. Les modèles 1959/1963 marquaient ainsi l'apogée de la série Kapitän.


Opel Kapitän, 1959/1963

5. L'heure du renouveau

En 1963, le dessin hérité des années 50 était déjà démodé. Le temps de la relève était venu. Opel proposait alors sa septième génération de Kapitän. 


Opel Kapitän, 1963

Deux autres modèles enrichissaient le haut de gamme Opel. D'une part l'Admiral mieux équipée que la Kapitän, d'autre part la Diplomat, dotée d'une imposante mécanique V8 Chevrolet. La Kapitän n'était plus que le troisième larron de ce trio.

6. Battu par la concurrence

A ce niveau de gamme, la clientèle achète certes une voiture, mais aussi un nom. Le constructeur allemand tenta en vain d'imposer ses grandes berlines jusqu'à la fin des années 90, mais toujours avec un succès des plus limité. Le marché avait changé, l'offre s'était élargie, et la clientèle était devenue moins attachée à une marque que par le passé. Les Opel avaient définitivement une image de voitures plus utilitaires que réellement attrayantes, et la filiale de la General Motors devait composer avec. Le nom Kapitän fut utilisée par Opel jusqu'en 1977.

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