Facel Vega HK 500

Facel Vega dans GT France
Facel Vega par Dicauto

1. Facel, les débuts

Jean Daninos, le frère de l'auteur des " Carnets du Major Thomson ", créait en 1939 à Dreux une entreprise de fabrication de pièces d'avions, sous le nom de Forges et Ateliers de Construction d'Eure-et-Loir (FACEL). En 1945, Facel fusionnait avec la société Métallon, et débutait alors une activité de carrosserie en tant que sous traitant pour de grands constructeurs tels que Delahaye, Ford, Panhard, Simca ou Vespa. Cette activité fut maintenue jusqu'en 1960.


Simca Aronde Plein Ciel, carrossée chez Facel Métallon

2. La naissance d'une marque de prestige

Le président de Facel-Métallon, Jean Daninos, décidait de lancer ses propres modèles au début des années 50. Il visait le créneau du grand luxe, alors en pleine déconfiture en France. Les marques comme Delahaye, Salmson, Bugatti ou Hotchkiss vivaient leurs dernières années. A défaut de trouver un moteur à la hauteur de ses ambitions dans l'hexagone, Daninos optait pour une mécanique américaine Chrysler, réputée pour sa fiabilité. Ce choix devait aussi à terme lui faciliter l'accès au marché d'outre Atlantique. 

La première Facel Vega fut présentée au salon de Paris en 1954. Au coeur des années 50, les Facel Vega étaient parmi les automobiles les plus élégantes et les plus rapides de la production européenne. Plus grand tourisme que purement sportive, ces spacieux coupés 2 + 2 séduisaient d'emblée une clientèle aisée.


Le prototype de la Facel Vega en 1954


Facel Vega FV 1956

Les Facel Vega de 1954 offraient 180 ch. La marque allait bénéficier de la course à la puissance qui sévissait aux Etats Unis. Ainsi, en 1958, les moteurs Chrysler proposaient 360 ch. Les premiers modèles produits de 1954 à 1958 étaient dénommés FV1, FV2, FV3 et FV4 (pour l'exportation). La HK 500 au châssis légèrement rallongé leur succédait en mai 1958. Elle fut produite à 548 exemplaires jusqu'en 1961, avant de céder sa place à la Facel II aux lignes plus affûtées.


Dean Martin avec une Facel Vega HK 500


Facel Vega HK 500

3. Une démocratisation dangereuse

Facel Vega ne pouvait pas se prévaloir du prestige des marques comme Aston Martin, Jaguar ou Ferrari, en raison de l'origine de ses mécaniques. Par ailleurs, Jean Daninos souhaitait élargir sa clientèle en proposant un modèle plus abordable financièrement. Pour faire taire les critiques, il décidait que la petite Facel Vega serait dotée d'un moteur français. Cette nouvelle aventure allait marquer le début de la chute de Facel Vega.

Le moteur de la petite Facel dénommée Facellia conçu par la firme Pont-à-Mousson fut sujet à d'énormes problèmes de fiabilité, et contraignit l'usine à de nombreuses reprises sous garantie, qui finirent par déstabiliser l'équilibre financier de l'entreprise. L'image de marque de Facel Vega n'en ressortait pas grandie. Pour faire oublier l'épisode calamiteux des moteurs Pont-à-Mousson, Jean Daninos proposait des mécaniques Volvo sur la Facel III ou Austin Healey sur la Facel 6, mais le mal était fait, et Facel Vega fermait ses por-tes après dix années d'existence en 1964. 

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