Hudson

Deux ingénieurs déjà riches d'une solide expérience dans l'industrie automobile sont à l'origine de la création de la marque Hudson en 1908 : Roy Dikeman Chapin et Howard Coffin. Ils parviennent à convaincre Joseph Lowthian Hudson, propriétaire de plusieurs magasins à Détroit, de financer leur projet, en échange de quoi son nom sera visible sur la calandre de chaque voiture produite.

Hudson se taille en peu de temps une réputation flatteuse en proposant des automobiles fiables, économiques, animées par un agréable six cylindres, le tout à des tarifs toujours compétitifs. En 1929, Hudson est par son volume d'activité la troisième marque américaine entre Ford et Chevrolet. Plus jamais le constructeur n'accèdera à cette position enviable. En effet, si la firme se classe encore au cinquième rang des marques US en 1934 avec 85 000 unités, elle chute à la huitième position à partir de 1935, avec pourtant plus de 100 000 voitures fabriquées. La concurrence progresse plus vite qu'Hudson. A partir de 1938, l'entreprise commence à perdre de l'argent. Seule des commandes militaires obtenues au cours de l'année 1941 sauvent la situation financière du constructeur.


Hudson and Essex (filiale de Hudson), 1931

La série Commodore apparaît en 1941, année où toutes les Hudson sont redessinées. Elle va constituer jusqu'en 1952 le haut de gamme de la marque. La gamme 1942 est de nouveau retravaillée, et se reconnaît à sa calandre abaissée et simplifiée, à ses feux placés sur les ailes avant et à la disparition des marchepieds. La production des automobiles reprend le 30 août 1945. A l'exception de quelques retouches de détail, les modèles de 1946 et de 1947 sont quasiment identiques à ceux de 1942.


Hudson Commodore, 1942

En 1946, Hudson produit encore 90 000 voitures, mais se classe désormais neuvième constructeur américain, avant de plonger à la onzième place en 1947. La trois millionième Hudson est commercialisée en 1947. En 1948, Hudson redessine totalement sa gamme, avec des voitures aux lignes basses, longues et tendues, désignées sous le terme " Step Down ". L'innovation à tout prix est le seul moyen pour Hudson de se démarquer des " big three " que sont la General Motors, Ford et Chrysler. Hudson doit proposer de l'inédit avant eux. Par chance, la marque vise juste avec cette carrosserie.


Hudson, 1948

Cette nouvelle ligne ponton est l'oeuvre de Frank Spring, responsable du design Hudson de 1931 à 1955. Les affaires reprennent avec un chiffre des ventes record pour le constructeur et le retour aux bénéfices. La production atteint 143 000 voitures en 1950. Cette période faste sera de courte durée. Hudson n'a plus les moyens de suivre le rythme imposé par les big three. Le renouvellement des gammes est coûteux, et Hudson se heurte au même problème que la plupart des derniers constructeurs indépendants, le manque de capitaux. Fin 1953, des rumeurs commencent à circuler concernant une alliance avec Nash. Il est temps, car Hudson est financièrement à bout de souffle. Le 1er mai 1954, Hudson fusionne en effet avec Nash pour former American Motors. Il s'agit en réalité plus d'un rachat que d'une fusion. La dernière vraie Hudson sort d'usine le 29 octobre 1954. A partir de cette date, les Hudson ne sont plus que des Nash redessinées. La marque Hudson disparaît définitivement à l'issue du millésime 1957.


Hudson 1957, plus Nash que Hudson

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