Vanwall


Les Vanwall des années 50

Le constructeur des Vanwall était Tony Vandervell, technicien et industriel, ancien pilote, propriétaire de la fabrique de coussinets Vandervell, fondée par son père. Tony travailla à la mise au point de nouveaux coussinets qui aboutirent en 1934 au dépôt d'un brevet sur des modèles dit Thin Wall (paroi mince). En 1949, Vandervell, dont l'entreprise avait pris de l'ampleur, fut invité à se joindre au consortium BRM pour la construction d'une voiture de sport anglaise.

Face au peu de résultats de BRM, Vandervell décidait de prendre son indépendance, et construisait d'abord en 1951 une Formule 1 à moteur V12 Ferrari, puis en 1954 avec l'appui de John Cooper une F1 avec un 4 cylindres en ligne sous la marque Vanwall (contraction de Vandervell et Thin Wall). Les premiers résultats étaient satisfaisants, sans plus. Pour mettre toutes les chances de son côté, Vandervell fit appel aux services de Colin Chapman, le père des Lotus, et de Franck Costin (co-fondateur de COSworth), 

De 1954 à 1958, les Vanwall s'illustrèrent à maintes reprises en Formule 1, avec notamment Harry Schell, Maurice Trintignant, Stirling Moss, Roy Salvadori, Piero Taruffi, Tony Brooks ou Stuart Lewis-Evans. Le constructeur remporta en 1958, année de la création de ce titre, le championnat du monde des constructeurs de F1. Jusque-là, seul le titre pilote était attribué. La dernière manche du championnat 1958 fut hélas marquée par la mort accidentelle de Stuart Lewis-Evans.

Fin 1959, Tony Vandervell se désengageait de la compétition, sans doute affecté par la mort de son pilote, mais aussi et surtout pour raison de santé. On vit encore une Vanwall pilotée par Tony Brooks en 1959 et 1960, avec un seul GP couru chaque année, mais sans succès. Tony Vandervell est mort en 1967.

Après une tentative de retour avortée en F1 en 1995, avec un moteur Ford Cosworth, un équipement pneumatique fourni par Dunlop (comme en 1958), le partenariat de Coca-Cola, et Nigel Mangel au volant, le nom de Vanwall fit une nouvelle apparition dans l'actualité automobile en 2003, avec la GPR V12.


Vanwall GPR 12 Photographiée par Paul Harmer

Arthur Wolstenholme, patron de Ronart, petit constructeur de roadsters anglais à hautes performances, proposa au détenteur de la marque Vanwall, désormais spécialisé dans la production de pièces composites pour l'automobile, de faire renaître une voiture portant ce nom célèbre. La GPR 12 reprenait l'aspect général de sa glorieuse aînée de 1958, mais était équipée d'un V12 6 litres Jaguar de 350 ch. Fabriquée à la main et habillée d'une fine carrosserie en aluminium, cette monoplace parvint à se faire homologuer Outre- Manche pour une utilisation sur la voie publique. Hélas, malgré une qualité de fabrication irréprochable et une gueule d'enfer, elle ne connu aucun succès commercial. Son prix de 110 000 £ contribuait à refroidir les éventuels acquéreurs. Cette unique GPR 12 fut proposée à la vente chez Coys pour 35000 £, mais sans plus de succès.

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