Unipower


Unipower GT

Les origines de l'Unipower GT remontent à 1963 quand Ernie Unger, passionné d'Abarth, ancien pilote de Lotus, et manager de l'écurie Elva, rencontra dans les paddocks de Goodwood le dénommé Val Dare-Bryan, un jeune dessinateur indépendant, passionné par le développement des voitures de course. De leur conversation vit le jour l'idée de concevoir une petite sportive sur la base de celle qui commençait à devenir un véritable succès commercial, la Mini, commercialisée depuis 1959.

Un châssis tubulaire fut construit, reprenant les trains roulants modifiés de la Mini et son moteur installé en position centrale arrière. Une carrosserie extrêmement basse fut dessinée, qui adoptait pour la petite histoire un pare-brise de Triumph GT6. En dehors d'Austin, de nombreux éléments étaient empruntés chez Ford et Jensen. Mais le manque de moyens financiers pour poursuivre l'étude et la commercialisation de cette voiture de sport incita les deux compères à trouver un investisseur.


Unipower GT

Tim Powell fut l'homme de la situation. Ancien champion de motonautisme, il dirigeait une société du nom d'Universal Power Drives qui fabriquait des tracteurs forestiers. Il voyait dans cette voiture de sport un moyen de diversifier ses activités, et en rachetait les droits. Son ami, Andrew Hedges, pilote de course pour BMC, le rejoignait dans cette aventure.

C'est ainsi que l'Unipower GT fut présentée au London Racing Car Show de 1966, où elle rencontra un certain succès auprès du public et de la presse du sport automobile. Mais de là à lancer une production régulière, il y avait encore de la marge. Plus d'une année allait encore s'avérer indispensable pour mettre au point l'auto. En 1967, l'Unipower GT était de nouveau présente à Londres.


Unipower GT

Cette berlinette mesurait 356 cm de longueur, 145 cm de largeur, et 103 cm de hauteur. Son poids plume d'environ 450 kg lui permettait d'atteindre entre 150 et 200 km/h selon les motorisations. En effet, différentes mécaniques furent montées sur la GT : Cooper 998 cm3 de 56 ch Din, Cooper S 1275 cm3 de 75 ch Din ou Cooper amélioré par Speedwell de 120 ch Din.

Les prix affichés en 1967 allaient de 965 £ (998 cm3) à 1588 £ (Speedwell). A la fin de cette même année, la firme avait déjà vendu 50 exemplaires en version route et cinq destinés à la compétition. Mais Tim Powell ne portait plus le même intérêt pour la GT, et revendait les droits à un autre groupe, Piers Weld-Forester.

En 1969, la fabrication fut transférée, mais rapidement le niveau de production déclina. Seulement une douzaine de voitures virent encore le jour. Environ la moitié des 75 Unipower GT construites en quatre ans furent exportées. Toute production cessa dès janvier 1970.


Unipower GT

Sur un tout autre créneau, une autre Unipower fit parler d'elle. La Quasar Unipower City Car a été conçue par le designer français d'origine vietnamienne NGuyen Manh Khanh, et produite à six exemplaires par Unipower en 1967 et 1968.

Si ce véhicule urbain en forme de véranda sur roues manquait de toute évidence de protection pour ses occupants, et s'avérait être un véritable défi au bon sens en termes de sécurité, il était par contre fort pratique en circulation urbaine, avec une longueur et une hauteur de 1,80 mètre, et une largeur de 1,70 m. Son diamètre de braquage n'était que de 5,49 mètres. L'accessibilité était on ne peut plus aisée, avec six portes coulissantes. L'habitabilité et la visibilité avec un toit de verre étaient deux de ses autres qualités. Par contre, il n'y avait ni chauffage ni climatisation.


Quasar Unipower

Le moteur installé transversalement à l'arrière de ce cube à roulettes sous la banquette arrière était d'origine Mini, tout comme les trains roulants et la direction. La boîte automatique était " de série ". Les sièges étaient en matière plastique gonflable. Curieusement, cette voiture simplifiée à l'extrême fut homologuée en France, et fit une apparition en 1970 au cinéma avec Mireille Darc dans le film " Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais ... elle cause ". Une agence de publicité de Strasbourg dirigée par Philhelm Helmminger en posséda trois, et les utilisa dans le cadre de ses activités dans les années 70.


Mireille Darc au volant de la Quasar

Retour au sommaire de "A nous les petites anglaises "