GP
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Champion n° 42. Copyright Copyright. Ce site est gratuit et sans publicité. Je n'en retire aucun bénéfice financier. C'est le fruit d'une démarche totalement désintéressée. Si vous êtes détenteur d'un copyright non mentionné, je vous invite à me contacter. Ce fait est involontaire. Le document en question sera immédiatement retiré. Merci donc pour votre indulgence, pour ce qui n'est qu'un travail amateur. GP est né de la volonté de deux hommes de surfer sur la mode naissante des buggy : John Jobber, qui a auparavant travaillé pour Jaguar, et Pierre du Plessis, un Sud-africain, ancien de chez Lola. Le buggy a été inventé en 1963 en Californie par Bruce Meyers sur la base de la Coccinelle (Beetle aux USA), et popularisé à l'écran par Steve McQueen dans le film " L'affaire Thomas Crown " sorti en juin 1968. Pour les Américains, cet engin permet de rouler différemment, d'affirmer sa personnalité dans un véhicule original, à contre-courant des traditionnelles berlines et autres muscle cars US.
C'est Pierre du Plessis qui importe en Angleterre l'un des premiers buggy. La production de GP, précurseur et leader sur ce créneau, débute effectivement en 1968, avec à la clé un succès immédiat, tant auprès d'une clientèle londonienne branchée que de quelques stars du show business. La presse spécialisée s'empare du phénomène, au point que les buggy, notamment ceux de GP, font la couverture de plusieurs magazines.
GP Buggy. Copyright Le buggy de GP est vendu sous la forme d'un kit comprenant une notice de montage, une carrosserie en polyester armé, un tableau de bord, un pare-brise, des boulons et des écrous. Il ne reste plus à l'acquéreur qu'à trouver une Coccinelle 1200, 1300 ou 1500 postérieure à 1961, avec une plate-forme en bon état qu'il doit raccourcir de 40,5 centimètres. Au besoin, pour l'amateur insuffisamment équipé, GP peut se charger lui-même de cette opération, sur la base d'un châssis fourni par le client et préalablement débarrassé de sa carrosserie. Les plus paresseux ou les moins bricoleurs ont aussi la possibilité d'acheter la voiture toute montée, avec une mécanique d'occasion ou neuve.
GP Buggy. Copyright Suivant la configuration choisie, les prix sont en 1970 sur le marché français de respectivement 2 300 francs, 3 000 francs, 7 500 francs (moteur d'occasion) ou 9 990 francs (moteur neuf). GP a un représentant en France, installé 19 rue Emile Dubois dans le 14ème arrondissement de Paris. Le constructeur écoule ainsi près de 4 000 exemplaires de son buggy sous différentes variantes de carrosseries (break, pick-up ...) jusqu'à ce que ce type d'engin ne passe de mode.
Le GP Buggy pouvait même prendre la forme d'un utilitaire léger façon pick-up. Copyright L'entreprise est installée à ses débuts sous le nom de GP Speed Shop. Elle déménage en 1968 aux environs de Londres, à Hanworth. Un incendie en 1972 contraint GP à intégrer de nouveaux locaux, à quelque distance, à Islington. Pierre du Plessis décède peu après de maladie. L'équipe de GP a de grandes ambitions, et il n'est pas question comme bon nombre d'artisans de se cantonner au marché britannique. Les GP sont exportées à travers le monde, en France, en Suisse, en Espagne, en Allemagne, au Moyen-Orient, aux Antilles, à Singapour, en Grèce, en Autriche, aux Etats-Unis, en Australie et en Afrique du Sud ! Pour compléter son offre, le petit constructeur imagine en 1970 la Centron, une voiture de sport basse, produite sous la forme d'un coupé classique et d'un break de chasse, lointain cousin du Breadvan Ferrari, le prestige en moins. Mais le succès n'est pas au rendez-vous, avec seulement une douzaine de ventes jusqu'en 1978 (seize selon une autre source).
GP Centron. Copyright
De 1976 à 1991, GP fabriqua à 30 exemplaires une réplique de la VW Type 82. Copyright Pour GP, le designer Neville Trickett dessine la Talon, un coupé sans toit ni portière aux formes anguleuses, à mi-chemin entre le buggy et la voiture de sport, aux faux airs de Fiat X 1/9. Son habillage est en fibre de verre teintée dans la masse. Mais le bruit de sa mécanique Volkswagen ne trompe personne quant à ses performances. On estime à environ 155 le nombre de GP Talon produites.
GP Talon. Copyright
Après les buggy et les pseudos
voitures de sport, GP rebondit sur la mode du rétro, celui des années 30,
alors très en vogue (Clénet, Desande, Excalibur ...). Le long capot de
la nouvelle Madison ne doit pas laisser croire à la présence d'une
mécanique surpuissante. Cette partie de l'auto est en effet dévolue au rangement
des bagages, tandis que le moteur, toujours d'origine Volkswagen,
est
installé derrière le conducteur. On retrouve trace d'un importateur en
France à la fin des années 80, Automobiles JMC, installé à
Marseille (https://guinetn.github.io/
GP Madison. Copyright D'abord vendue sous la forme d'un roadster, la GP Madison se décline ensuite avec une carrosserie de coupé. En 1983, la base Volkswagen laisse sa place à un ensemble issu de la Ford Cortina, à la sonorité plus neutre. Il est fabriqué environ 910 GP Madison en version roadster de 1980 à 1995, puis 10 coupés de 1983 à 1999.
GP Madison Coupé. Copyright L'aventure ne s'arrête pas là. En 1982, GP présente une nouvelle réplique, inspirée d'un modèle mythique des années 50, la Porsche 718 RSK Spyder. C'est de nouveau le succès, avec environ 1 500 exemplaires fabriqués jusqu'en 2003, le plus souvent avec le moteur de la Coccinelle, mais parfois aussi avec celui de la Golf, voire d'une Porsche 911.
GP Spyder. Copyright
GP Spyder. Copyright
GP Spyder. Copyright |