Falcon


Falcon Mk II

Keith Waddington et Peter Pellandine fondait en 1955 la société Ashley Laminates, afin de produire des automobiles à carrosserie en fibre de verre. Pellandine pouvait se prévaloir d'une première expérience chez le prestigieux carrossiers HJ Mulliner.

En janvier 1957, Pellandine décidait de voler de ses propres ailes, et se séparait en bon terme avec Keith Waddington, qui poursuivait l'aventure Ashley. Pellandine donnait naissance à une nouvelle entité, Falcon Shells, et s'installait à Waltham Abbey, dans l'Essex. Le badge du constructeur représentait un rapace qui semble se diriger vers sa proie.

Lors de son départ de chez Ashley, Pellandine conserva les droits et les outillages des Ashley 750 et Sports Cars, sur base Austin Seven, pour donner naissance aux Falcon Mk I et Mk II.  La première évoquait quelque peu l'Austin Healey, tandis que la proue de la seconde s'inspirait de la Jaguar D. La Mk II pouvait être dotée d'une multitude d'accessoires selon les souhaits des clients, comme un hard-top ou des pare-chocs.


Publicité presse pour le Falcon Mk I et Falcon Mk II


Publicité presse pour le Falcon Mk II, avec un hard-top.

Entre 1957 et 1959, les Falcon furent aussi fabriquées en Nouvelle Zélande. Mais l'aventure  néo-zélandaise fut de courte durée.  

En 1959, Pellandine proposait la Falcon Mk III, un cabriolet qui s'adaptait sur un châssis Ford. Celle-ci prenait plus tard de nom de Caribbean. Cette voiture n'avait rien à envier aux productions italiennes du moment. On remarque que ses optiques avant s'inspiraient fortement de ceux de la MGB. La Caribbean était disponible en coupé et en cabriolet. Selon certaines sources, ce sont près de 2000 Mk III et Caribbean qui auraient vu le jour jusqu'en 1963, faisant de Falcon un grand constructeur dans la cour des petits !


Publicité presse pour le Falcon Mk II et Caribbean

Au fil des années, les Falcon s'embourgeoisaient, mais pour ne pas perdre sa clientèle d'origine, le constructeur poursuivait la production de la Mk II, puis présentait un dérivé, la version " Competition ", dotée en option d'un ou de deux bosselages d'appui-tête profilés, toujours à la manière des Jaguar Type D. En 1960, Falcon gagnait en indépendance. En effet, la Caribbean disposait désormais de son propre châssis, qui pouvait recevoir différents moteurs.


Falcon Caribbean

A la fin de la même année, Falcon proposait une nouvelle version baptisée Bermuda, une variante à quatre places de la Caribbean destinée à combler les pères de famille. Malgré son aspect déroutant, ce modèle fut bien accueilli, avec environ 200 ventes.


Publicité presse pour les Falcon Caribbean et Bermuda


Publicité presse pour la Falcon Caribbean


Publicité presse pour le Falcon Bermuda

La compagnie était rebaptisée Falcon Cars en 1961.

Le constructeur n'oubliait pas les conducteurs les plus sportifs en proposant la Peregrine, initialement dénommée Falcon 1000. Cette voiture dotée de seulement deux places était basée sur le châssis maison et s'inspirait de la Caribbean, avec une carrosserie plus compacte, plus basse et très bien profilée. Comme nombre de préparateurs à l'époque, Falcon fit le choix d'utiliser des éléments mécaniques empruntés à la Ford Anglia, retravaillés par Cosworth. Seuls deux exemplaires furent fabriqués !


Falcon Peregrine

Fin 1962, Pellandine quittait la société qu'il avait créée, puis s'envolait pour l'Australie. Il vendait son affaire à Mike Moseley, qui s'engageait dans une diversification de ses activités, en produisant également des coques de bateau en polyester, des cadres de fenêtres et même des trémies pour les agriculteurs.

Moseley lançait le développement d'une nouvelle voiture, plus en phase selon lui avec les aspirations de la clientèle des années 60. Il en confiait le dessin au styliste brésilien Tom Rononyi. La nouvelle Falcon baptisée 515 était exposée au Racing Car Show de Londres en 1963. Son moteur Ford 1500 cm3 de 70 ch semblait bien timide face à la concurrence des MG et autres Triumph. 25 exemplaires seulement furent fabriqués. Dans ce contexte peu favorable, Mike Moseley préféra suspendre toute fabrication automobile pour se consacrer à d'autres productions plus rémunératrices. 


Falcon 515

En Australie, Peter Pellandine fondait en 1970 la Pellandini Cars, fabriquant de kits pour Mini et Volkswagen. De retour en Grande Bretagne en 1977, il créait une nouvelle société, Pelland Engineering, qui produisait des kits pour Volkswagen et Alfasud. Plus anecdotique, on lui doit aussi quelques expérimentations d'automobiles à vapeur ! Peter Pellandine est décédé en Tasmanie en décembre 2012. 

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