Allard

Sydney Herbert Allard vit le jour le 19 juin 1910, à Streatham, dans la banlieue de Londres.

Très jeune, il se passionna pour la mécanique, et commença par exercer ses talents sur des motos. Sa première voiture fut une Morgan qu'il transforma en véhicule à quatre roues, avant de s'attaquer à une Lea-Françis (qu'il ne transforma pas en trois roues ...) puis à une Talbot.

Un jour, il fit l'acquisition chez un casseur d'une Ford V8 accidentée, dont il conserva le châssis et le moteur. Il surbaissa le tout, recula le volant, et procéda à quelques autres modifications techniques destinées à améliorer les performances. Et comme il fallait bien une carrosserie pour habiller l'engin, il reprit tout simplement l'habitacle et la pointe arrière d'une Bugatti, et adapta des ailes façon cycle ainsi qu'un échappement digne d'une voiture de sport.

Il attira rapidement l'attention de la presse spécialisée et de quelques amateurs grâce à ses succès en course de côte et sur circuit. On le sollicita pour construire des répliques de sa voiture. En 1936, devenu constructeur, Sydney Allard construisait à la commande des «  special  »  utilisant toujours un châssis et un moteur Ford.

Son père, Arthur, qui gagnait confortablement sa vie dans la construction immobilière, finit par lui acheter une parcelle de terrain au sud de Londres. Après avoir essayé en vain de l'intéresser au métier de la maçonnerie, le paternel finit par reconnaître à son fils un bon coup de volant et un talent inné pour la mécanique. Sydney Allard y installa son atelier.

A la fin des années trente, Allard publiait déjà une brochure publicitaire, dans laquelle il présentait ses " special ", à mécanique V8 Ford et V12 Lincoln Zephyr : 3-seater, Competition 2-seater ou 4-seater Tourer.


Les premières Allard d'avant guerre

Sydney Allard avait déjà pris soin de constituer autour de lui une petite équipe, et parvint ainsi avant que n'éclate le conflit à assembler une douzaine de voitures. Une seule, un roadster trois places, semble avoir disposé du V12 4,4 litres de Ford Zephyr. Cette voiture, Sydney Allard aurait bien voulu la construire en petite série. Il était même prévu de l'exposer au Salon de Londres en 1939. Les évènements en décidèrent autrement.

A cette époque, nombre de petits constructeurs se lançaient dans la production automobile avec un certain empirisme. La rentabilité à terme importait moins que le plaisir vaniteux d'apposer son nom sur le capot d'une voiture destinée à engranger des victoires plus ou moins significatives. Sydney Allard faisait sans doute partie de ces aventuriers. L'entreprise parvint à maintenir une activité pendant la guerre, voire même à s'agrandir en s'installant dans de nouveaux locaux, pour mieux se consacrer à la réparation de véhicules militaires d'origine Ford, et de Jeep. 

Le 14 février 1945, la " Allard Motor Company " était officiellement enregistrée. Elle avait pour vocation la production et la commercialisation de voitures de sport destinées à la compétition sous la marque Allard. Le constructeur était désormais installé, et de manière définitive, au 24-28 Clapham High Street à Londres, où pour l'instant il produisait encore à l'unité quelques " spécial " .

Moins d'une année après la naissance officielle de la marque, une gamme de trois voitures était dévoilée. Il s'agissait véritablement d'un exploit quand on sait que la plupart de ses concurrents se contentaient d'un seul modèle. Les Allard demeuraient néanmoins fidèles à la même conception, autour du V8 Ford emprunté à la production de Dagenham, et d'un châssis surbaissé tout à la fois léger et rigide, qui encaissera d'ailleurs des puissances bien supérieures par la suite.

La première Allard était la J1, un roadster destiné à la compétition avec son empattement court (100 pouces), en particulier aux épreuves de trial automobile alors à la mode, ou aux courses de côte régionales, autant d'épreuves qui meublaient alors les week-end de milliers d'amateurs plus ou moins fauchés, mais pleins de bonne volonté. La deuxième, l'Allard K1, disposait des mêmes caractéristiques, mais proposait plus d'espace grâce à son châssis de 106 pouces (+ 15 cm). Enfin, le coupé à quatre places Allard L utilisait une base de 112 pouces.


Allard J1 utilisé dans une compétition de trial (source : http://www.allardregister.org)


Allard K1


Allard L

Le valeureux V8 de 3622 cm3 à soupapes latérales développait 85 ch et autorisait une vitesse de 140 km/h, voire 160 pour la J1 plus légère. Ces productions permettaient au petit constructeur de vivre, et plus important encore aux yeux de Sydney Allard, de courir. Ces trois modèles furent produits à respectivement 12, 51 et 91 exemplaires. Sydney Allard était après guerre le premier constructeur britannique à proposer un véhicule à mécanique américaine, aux performances séduisantes, avant les Cobra, Jensen et autres Gordon Keeble ..., ce qui lui permettait de vendre une partie de sa production outre-Atlantique.


Couverture du dépliant Allard 1949

Sydney Allard était véritablement passionné par la course, et il était convaincu qu'il s'agissait d'un vecteur incontournable pour faire parler de ses produits. Et les occasions ne manquaient pas en cette époque bénie.

Sa petite usine n'était bientôt plus suffisante pour répondre à une demande croissante. Il ne disposait pas non plus de toutes les compétences en interne, notamment pour les opérations d'emboutissage. Pour celles-ci, il n'avait pas d'autre solution que de faire appel à des fournisseurs extérieurs. Les mécaniques étaient commandées aux constructeurs en fonction des désirs des clients.


Sydney Allard, que ses employés surnommaient " the gouvernor " en raison de sa grande taille et de sa forte personnalité.


La Reine Mère (the Queen Mom) et Sydney Allard au London Motor Show

A l'usine, on ne chômait pas. Les évolutions et les nouveaux modèles sortaient à un rythme soutenu. En 1947, la M1, un cabriolet 4/5 places sur la base du châssis long, complétait l'offre. Ce fut un succès qui dépassa de loin les prévisions les plus optimistes, avec 499 exemplaires assemblés jusqu'en 1950, soit environ 25 % de toutes les Allard jamais produites.

Allard comme l'ensemble des constructeurs britanniques était fourni en matières premières en fonction de ses résultats à l'exportation, et de sa capacité à faire rentrer des devises fortes en Grande-Bretagne. Les Etats-Unis étaient alors pour tous les constructeurs européens LE pays à conquérir. Les petites voitures de sport, essentiellement d'origine anglaise et allemande, y rencontraient un énorme succès. Sydney Allard fit le déplacement aux States, pour bien comprendre quels étaient les besoins de ce nouveau marché. Il admit tout de suite que les 85 ch de l'antique V8 de Dagenham n'étaient pas suffisants. Il constata aussi et surtout que les constructeurs US disposaient d'une énorme panoplie de mécaniques qui pouvaient trouver leur place sous le capot de ses voitures. 


Allard M-1

En 1949, Allard proposait la P1, avec de nouvelles suspensions à ressorts hélicoïdaux, et la possibilité en dehors du V8 Ford d'opter pour un autre V8 plus puissant d'origine Mercury de 4375 cm3. La P1 apporta à Allard l'un de ses plus grands succès en compétition, et non des moindres, la victoire au Rallye de Monte-Carlo 1952. Ce fut de nouveau un succès commercial. En effet, toutes versions confondues, il fut produit 551 P1 jusqu'en 1952.


L'Allard P-1 victorieuse au Monte-Carlo en 1952


La victoire de Allard au Monte Carlo est même exploitée par l'un de ses fournisseurs


Victoire de Allard sur le Monte Carlo, extrait de l'Action Automobile de février 1952


Dépliant publicitaire Allard Saloon (P1)

A cette époque, les Anglais étaient capables du meilleur comme du pire en matière esthétique. L'après-guerre semblait les avoir plongés dans un profond désarroi, si l'on en juge par les quelques réalisations issues de cette époque, qu'il s'agisse des Jowett Javelin Jupiter, Austin A90 Atlantic ou Triumph Mayflower. Le " new look " américain avait bien du mal à s'accommoder à la sauce britannique. 


Allard P-1

En 1950 naissait la J2, un roadster deux places, sans doute l'un des plus mémorables modèles de la marque, celui qui la fit rentrer dans la légende du sport automobile. Avec ce modèle arrivèrent de nouvelles motorisations. Sur le Mercury déjà connue, Allard adopta les fameuses culasses Ardun étudiées par Zora Arkus Duntov, l'un des pères de la future Corvette, ce qui permit de faire passer la puissance de 85 à 140 ch. Cette transformation se révéla cependant décevante à l'usage, la fiabilité n'étant pas au rendez-vous. L’acheteur pouvait par ailleurs opter pour un V8 Cadillac de 160 ch, ou un autre V8 Chrysler de 172 ch.


Extrait d'un dépliant publicitaire "Ardun V8 OHV Engines and Conversion Kits "


Sydney Allard au volant de la J2 aux Mans en 1950

Pour la première fois, une Allard dépassait les 200 km/h, et s'avérait aussi nerveuse et rapide qu'une Ferrari 166 Inter, pour un prix nettement inférieur. Fini les trials régionaux, désormais Sydney Allard pouvait s'en aller tâter de la course au plus haut niveau. La J2 fut ainsi la première Allard à participer aux 24 Heures du Mans en 1950, où elle termina en troisième position derrière deux Talbot, aux mains de Sydney Allard lui-même et du pilote Tom Cole. Il s'agissait d'une publicité inespérée pour Allard, marque encore méconnue en Europe et aux Etats-Unis. Le constructeur revint au Mans en 1951, 52 et 53, mais sans succès. Les transmissions et les freins ne suivaient plus le rythme imposé !

Le style de la J2 marqua une nouvelle étape pour son constructeur. Beaucoup plus sportive d'aspect que les modèles précédents, la J2 exhibait des ailes avant symboliques, à la manière des Frazer Nash de compétition. La grille de calandre réduite à l'essentiel était prolongée par un capot interminable. L'habitacle, exigu, protégé par deux minuscules saute-vent, semblait avoir été sacrifié à la mécanique. La poupe se terminait par un arrondi subtil et bien proportionné.

La J2 était un heureux mélange d'artisanat, d'audace et d'inconscience. Tout était pensé pour le plaisir et la recherche des sensations les plus fortes, et peu importe la rusticité, bien au contraire. Elle faisait partie du produit. Conformément à sa vocation, la J2 était livrée sans pare-chocs, sans pare-brise, sans capote et bien sûr sans système de chauffage. Il s'agissait d'accessoires facturés en option, mais dont les acheteurs US se privaient rarement. Facile à entretenir et à régler pour les Américains avec ses mécaniques locales, Sydney Allard avait visé juste, d'autant que la quasi-totalité des 99 exemplaires produits en 1950 et 1951 prit le chemin des States. Nombre d'entre elles se retrouvèrent d'ailleurs côte à côte lors des plus importantes épreuves du calendrier national.


L'Allard J2 termina troisième au Mans en 1950

Pour diversifier ses activités, Allard s'associait en 1953 à la compagnie Powerdrive afin d’assembler une voiture à trois roues, l'Allard Clipper. Pourvu d'un monocylindre, ce microcar était habillé d'une carrosserie en plastique. Le premier exemplaire sortait des ateliers Allard le 15 avril 1954. Mais les ventes n’étaient pas à la hauteur des espérances. Seules 22 voitures furent produites. L'industriel qui fabriquait les carrosseries pour Allard préféra suspendre ses livraisons en juin 1955, faute de volume suffisant. 


Allard Clipper

Allard, en respectant la même philosophie de base allait développer de nouveaux modèles, avec des motorisations qui balayaient de plus en plus large, puisque la gamme allait s'étendre de la petite Palm Beach 21C à moteur Ford Consul (4 cylindres 1508 cm3 et 74 ch) à la JR à moteur V8 Cadillac de 270 ch. Le petit constructeur demeurait fidèle aux moteurs d'origine US, Ford, Mercury, Cadillac et Chrysler, mais il proposa aussi dans un ultime sursaut d'orgueil le 6 cylindres Jaguar 3442 cm3 de la XK 140 sur les K3 et JR. Seulement sept clients firent monter un moteur fabriqué à Coventry sur leur Allard.

Avec ses best-sellers M1 et P1 (1050 voitures à elles deux), et ses plus confidentielles J1, K1, L et J2 que nous venons d'évoquer, Allard avait déjà produit plus de 1300 voitures. Petit à petit, le constructeur allait multiplier le nombre de ses modèles, sans que ceux-ci rencontrent le même succès que par le passé. De 350 exemplaires en 1950, la production chutait à 143 en 1952, 121 en 1953 et seulement 36 en 1954.

C'est cette offre protéiforme qui est présentée ci-après. Si celle-ci semblait figée sur les catalogues dont sont extraites ces illustrations, dans la réalité, la petite entreprise de Sydney Allard était capable d’assembler ses voitures à la demande, et naturellement les désirs des acheteurs étaient respectés, sans avoir à subir les contraintes d'un service commercial pointilleux ou d'une chaîne de production. De plus, rien n'empêchait le propriétaire d'un ancien modèle de revenir à l'usine pour faire monter la dernière évolution en date sur sa voiture. 


Ce feuillet recto verso (environ 1952) met bien en évidence l'impressionnante gamme Allard

L'Allard K2, un roadster 2/3 places disponible en mécanique V8 Ford de 140 ch, V8 Mercury de 120 ch ou 140 ch (avec culasses Ardun), fut produite en 119 exemplaires de 1950 à 1953. 


Allard K2, publicité presse, Motor Sport, avril 1952

L'Allard J2X, modèle de course à moteur V8 Mercury de 120 ch ou 140 ch (avec culasses Ardun) ou V8 Cadillac de 200 ch, fut produite à 83 exemplaires de 1951 à 1954. Pour répondre aux demandes de la clientèle, la structure du modèle J2 fut repensée pour aboutir à cette évolution J2X. Le moteur était avancé et permettait une meilleure distribution des masses, tout en offrant plus d'espace pour le pilote et son passager.


L'Allard J2X à Earl's Court en octobre 1951

La commercialisation de la nouvelle Jaguar XK 120 porta un coup rude à la J2X. La voiture de Coventry s'était imposée assez naturellement comme étant la référence incontestée sur ce marché. Elle bénéficiait d'une notoriété largement supérieure à celle des Allard, tant en Grande-Bretagne qu'aux Etats-Unis.


Allard J2X


Allard J2X " Le Mans "

L’Allard M2X, un cabriolet 4/5 places équipé du V8 Ford de 85 ch fut produite à 30 exemplaires en 1951 et 1952.


Allard M-2-X

Encore plus confidentielle, l'Allard P2 Monte-Carlo à moteur V8 Ford (85 ch), Mercury (110 ch) ou Cadillac (250 ch), fut assemblée en 11 exemplaires de 1952 à 1955. Elle offrait 5/6 places.


Allard P-2 Monte-Carlo

Totalement hors norme, l'Allard P2 Safari, à moteur V8 Ford (85 ch), Mercury (110 ch) ou Cadillac (250 ch), fut diffusée en 10 exemplaires de 1952 à 1955. Elle pouvait accueillir huit passagers. Une telle carrosserie surprenait chez un spécialiste de la voiture de sport.


Allard P-2 Safari. Cette réalisation semble avoir été frappée d'éléphantiasis !

Allard tenta de rendre ses productions plus accessibles, avec le Roadster Palm Beach à moteur 4 cylindres Ford Consul (version 21C de 74 ch) ou 6 cylindres Ford Zephyr (version 21Z de 68 ch). La 21Z était affichée au même prix que l’Austin Healey 100, bien plus performante et agréable à l'oeil. 8 " 21C " et 180 "21Z " furent produites de 1952 à 1955. Hélas, la Palm Beach ne se montra pas suffisamment convaincante pour freiner l'érosion des ventes de la marque.


Allard Palm Beach, dépliant publicitaire recto verso


Cet exemplaire unique de la Palm Beach habillé par ED Abbott de Farnham et doté du 6 cylindres de la Ford Zephyr fut exposé à Londres en octobre 1954.


Bien que produite en un seul exemplaire, la Palm Beach de Abbott fut intégrée à la gamme 1954

Le style du Roadster Allard K3 évoquait plus l'école italienne. Cette voiture fut diffusée en 62 exemplaires de 1952 à 1954, avec différentes mécaniques : Ford V8 de 95 ch, Chrysler V8 de 180 ch ou Jaguar 6 cylindres de 190 ch.


Allard K-3 Roadster

A la fin de son existence, le constructeur Allard vivait au ralenti. Il n'avait pas eu la chance, comme Donald Healey, de compter sur le soutien logistique et financier d'un grand constructeur.

L'Allard J2R/J3R était disponible en trois versions, produites de 1953 à 1957 : Course avec V8 Cadillac de 270 ch (7 exemplaires), Palm Beach avec 6 cylindres Ford ou Jaguar, respectivement 90 et 210 ch (6 exemplaires) et Gran Turismo avec le 6 cylindres Jaguar de 210 ch (2 exemplaires).


Allard JR en version course


Allard JR en version Palm Beach


Allard JR en version Grand Turismo

Au milieu des années 50, l'environnement était devenu de plus en plus concurrentiel, face à des constructeurs comme Jaguar, Triumph ou Austin Healey qui en offrait plus pour bien moins cher, dans un habillage plus glamour que celui des voitures de Clapham High Street. Sydney Allard préféra jeter l'éponge, et suspendait toute production en 1958 après avoir fabriqué 2008 voitures, dont 272 furent exportées vers les Etats- Unis.


Correspondance entre Sydney Allard et le journaliste britannique Gordon Wilkins, 1957

Sydney Allard allait construire encore de manière autonome quelques prototypes. Mais après l'arrêt de la production de ses voitures, il se reconvertissait en tant que concessionnaire Ford, et assurait également la diffusion de pièces hautes performances et de toits ouvrants de marque allemande Golde. Si de nos jours cet accessoire est commun, au cours des années 60, il s'agissait d'une rareté. Parallèlement, Sydney Allard renouait à titre personnel avec la compétition. A partir de 1964, il introduisit en Grande-Bretagne les courses de dragsters, en proposant lui-même ce type d'engin à la vente.


Photo de presse accompagnée d'un texte à son verso

Sydney Allard tombait malade, et mourrait à seulement 56 ans, le 12 avril 1966. Quelques jours plus tard, le feu détruisait son usine et une grande partie de ses archives. Son fils Alan reprenait la destinée de l'affaire.


La société de Sydney Allard commercialisait encore des toits ouvrant de marque Golde en 1969 (source : Autocar, 3 avril 1969)

Principales sources : LVA du 15 janvier 1987, Auto Rétro n° 82, Auto Passion n° 59, Gazoline n° 168, AAT, l'Auto Journal et l'Automobile (diverses éditions des années 50), brochures de Michel Guivarch, de l'auteur et du site http://www.allardregister.org

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