Aston Martin DB 9 - Jaguar XK


Aston Martin DB 9

Aston Martin passait sous le giron de Ford en 1987. L'appui financier du géant américain permettait enfin à la mythique marque britannique de se développer, et de venir taquiner Ferrari sur le terrain du Grand Tourisme de prestige. La longue traversée du désert d'Aston Martin semble désormais bien terminée. La firme ne produisait plus que 225 voitures en 1988. Au nouveau millénaire, elle renouait avec ses plus belles années, quand la lignée des DB 2 à DB 6 faisait référence.


Aston Martin DB9

De toute sa longue histoire, la gamme des automobiles Aston Martin ne fut jamais aussi étendue qu'en 2006. Trois modèles distincts étaient proposés. l'AMV8 Vantage était la version " d'accès " avec son V8 de 380 ch, suivi par la DB 9 dotée d'un V12 de 450 ch et enfin la Vanquish S avec le même V12 poussé à 520 ch.

La DB 9 commercialisée au printemps 2004 succédait à la DB 7 née en 1993. La tâche était lourde à assurer, tant la DB 7 avait su conquérir une clientèle fidèle, sensible au mariage réussi d'un comportement dynamique et d'une finition " so british ". Le style acéré et d'une grande pureté de la nouvelle DB 9 était l'oeuvre du danois Henrik Fisker, à l'époque directeur du bureau de design d'Aston Martin. Celui-ci avait su rendre hommage au passé de la marque, sans succomber à la mode néo-rétro. Fisker prenait le large en créant en janvier 2005 sa propre entreprise.


Aston Martin DB9

La DB 9 était produite dans la nouvelle usine moderne à Gaydon selon une technique d'assemblage qui n'avait rien à envier aux procédés utilisés dans l'aéronautique. En effet, la plate-forme était constituée de plaques et de profilés d'aluminium collés. Ce même aluminium était utilisé pour la carrosserie, ce qui permettait de contenir le poids de la voiture à 1760 kg. La DB 9 était facturée 148 900 euros en 2006, à comparer aux 145 000 euros nécessaires à l'acquisition d'une Ferrari F 430 ou aux 164 000 euros d'une Bentley Continental GT.


Aston Martin DB9


Jaguar XK

1. Généalogie XK

Pour Jaguar, l'appellation XK a toujours été synonyme de voitures de sport. Tout a démarré en 1948 au Salon de Londres avec la XK 120. Celle-ci offrait déjà de très hautes performances, principalement grâce à son fameux moteur six cylindres XK. En 1949, la XK 120 justifiait son nom, atteignant 120 miles dans l'heure, soit 192 km/h, lors d'un record officiel établi sur autoroute en Belgique. Elle était aussi l'initiatrice d'une période glorieuse pour Jaguar en compétition.

La voiture de course Type C fut en effet développée à partir de la XK 120. En 1951, un nouveau châssis tubulaire et une remarquable carrosserie en aluminium, conçue par Malcom Sayer, spécialiste Jaguar de l'aérodynamisme, remportait les 24 Heures du Mans. La Type C gravissait de nouveau la première marche du podium en 1953.

En compétition, la XK 120 évoluait vers un modèle encore plus exotique, la Type D. Celle-ci reprenait le brillant moteur XK mais bénéficiait d'un châssis fabriqué selon des techniques aéronautiques, et offrait une aérodynamique encore plus affinée. En 1955, 1956 et 1957, les Type D ajoutaient trois succès au Mans, permettant ainsi de porter la première génération de victoires Jaguar dans la Sarthe à un total de cinq en sept ans. Dans la lignée des modèles sport de série, les XK 140 puis XK 150 succédaient à la XK 120.


Jaguar, une marque au passé sportif prestigieux

Lorsque la Type E devint la vedette du Salon de Genève en 1961, il paraissait évident, bien qu'elle fut destinée à un usage routier, qu'elle possédait le même ADN que les Type D. Ce fut la dernière voiture de sport Jaguar à utiliser le moteur XK. La Type E avait re-défini à sa manière les principes qui régissaient les voitures de sport, en offrant une silhouette étonnante, un châssis performant et un rapport performances / prix très compétitif.

Lorsque la XK 8 apparaissait en 1996 pour succéder à la XJS,  il s'agissait d'une voiture à vocation de Grand Tourisme, assez éloignée des voitures de sport classiques des années 50 et 60. Surtout, et au-delà du succès des premières XK, puis de la Type E et de la XJ S, elle allait devenir la voiture de sport la plus vendue de l'histoire de Jaguar.

Jaguar dévoilait au Salon de Détroit en janvier 2005 son concept car " Advanced Light Weight Coupé ", déjà très proche du style définitif de la nouvelle XK présentée au Salon de Francfort en septembre de la même année.


Jaguar Advanced Light Weight Coupé

L'XK version 2005 était plus légère et plus rapide que le modèle de 1996 qu'elle remplaçait. Ses lignes étaient plus affirmées si on les comparait aux courbes molles du modèle précédent. La nouvelle XK rendait hommage aux Jaguar du passé. En effet, la calandre ovale, le capot moteur bombé et le hayon arrière rappelaient la Type E. A l'opposé, des détails tels que les formes élancées des optiques avant ou les blocs optiques arrière ainsi que l'impression de puissance dégagée symbolisaient un design plus contemporain. Le prix de la XK, 82 700 euros en 2006, semblait presque raisonnable face aux 148 900 euros exigés pour l'achat d'une Aston Martin DB 9.


Jaguar XK 2005

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