Mc Laren F1 - Covini C6W


McLaren F1

McLaren F1 dans l'Automobile Sportive

1. Les débuts de Mc Laren

L'écurie McLaren était fondée en 1964 par le pilote néo-zélandais Bruce McLaren. Celui ci se tuait en 1970 en pilotant une de ses voitures. Le premier titre mondial de cette équipe en Formule 1 fut acquis en 1974 par Emerson Fittipaldi, avant que James Hunt, Niki Lauda, Alain Prost et Ayrton Senna n'engrangent sept titres mondiaux entre 1980 et 1990. Le maître à bord depuis le début des années 80 s'appelle Ron Dennis.

2. La meilleure GT

Gordon Murreay, ingénieur sud-africain et concepteur de la McLaren F1, avait pour ambition de créer une voiture différente de tout ce qui existait, une voiture pensée pour le pilote et le plaisir de conduire. L'idée était de rejeter toutes les aides modernes à la conduite. En effet, la F1 n'avait ni anti-patinage, ni ABS, ni transmission intégrale, ni boîte semi-automatique, ni suspension active, ni turbo.

L'ingénieur disposait pour son étude d'une budget important, qui lui permettait d'éviter les défauts souvent constatés sur ses concurrentes : l'habitabilité était correcte avec deux places passagers en léger retrait du conducteur, deux vrais compartiments recevaient les bagages, la visibilité était bonne pour une voiture de sport, le freinage était efficace même à petite vitesse, etc ... Gordon Murray souhaitait concevoir la meilleure GT dans tous les domaines !

Aucun aileron ni spoiler ne surchargeait la ligne de la McLaren. Elle utilisait comme les Formule 1 l'effet de sol pour rester plaquée sur la route. Une dépression se créait sous la voiture et la collait au bitume.

3. Un design sobre et efficace

Le style de l'auto était sobre et élégant, les lignes fluides et compactes, sans aucune extravagance. La F1 ne cédait à aucune mode, et était certainement moins spectaculaire que la plupart de ses concurrentes.  L'avant était plongeant, avec deux importantes prises d'air dans le spoiler. Une épine dorsale servait d'appui aux portes. Les flancs étaient griffés de deux profondes nervures. La partie arrière avec ses deux vitres latérales permettait d'admirer la mécanique. 

Au chapitre des sophistications, la peinture était d'une résistance exceptionnelle, spécialement conçue pour la F1 et sa carrosserie en matériaux composites. Elle était capable de supporter une rayure intentionnelle sans que cela ne se voit de trop. Autre luxe suprême : un verre spécial feuilleté à plasma fut mis au point en collaboration avec Saint Gobain, qui permettait un désembuage et un dégivrage immédiat.

4. Des chiffres époustouflants

La F1 était relativement petite avec ses 4,28 mètres de long. Surtout, le poids de 1018 kg associé aux 550 ch du V12 BMW de 6 litres lui attribuait un rapport poids / puissance de 1,85 kg/ch, tandis que la moyenne de la catégorie se situe au delà de 2,50 kg/ch. McLaren annonçait un 320 km/h, alors que le compteur de vitesse affichait jusqu'à 240 miles à l'heure, soit 380 km/h. Le kilomètre départ arrêté était abattu en 19,6 secondes.

5. Du sur mesure

Le projet initial prévoyait une production annuelle de 50 voitures, avec un total ne devant pas dépassé 300 unités échelonnées jusqu'en 1999. Le tarif était au niveau de la sophistication de l'auto : plus de cinq millions de francs. A ce  prix, l'acquéreur devait passer à l'usine de Woking quelques mois avant la livraison pour mouler le siège du pilote. Le pédalier et la colonne de direction étaient adaptés à la morphologie du propriétaire. Enfin, les acheteurs étaient conviés à des séances d'essais et de réglages avant la prise en main définitive.

Via modem, l'électronique de la F1 pouvait être connectée aux ordinateurs de l'usine, afin de diagnostiquer l'origine d'un éventuel problème, et entamer ainsi chez un concessionnaire agréé du réseau BMW les réparations. Au besoin, un ingénieur maison était dépêché sur le lieu d'immobilisation de la voiture dans les 24 heures, quel que soit l'endroit où se trouvait la F1. Si le problème était sérieux, l'auto devait être rapatriée à l'usine, réparée puis réexpédiée par avion à son propriétaire.

6. Un bilan économique mitigé

En définitive, il fut produit environ 100 exemplaires de la F 1 à partir de 1993, dont la plupart furent utilisés en compétition. La folie spéculative de la fin des années 80 était révolue. La McLaren n'était pas non plus la seule sur ce marché très restreint, où la concurrence était rude avec les Porsche 959, Ferrari F40, Bugatti EB 110 ou Jaguar XJ 220 qui passaient pour des automobiles bon marché comparées à la F1.


Covini C6W

Covini, le site officiel

Après avoir construit quelques prototypes durant ses temps de loisirs, Ferrucio Covini fondait en 1978 la Covini Engineering. L'activité de cette entreprise est aujourd'hui plus basée sur la conception d'automobiles que sur la production.

Le premier prototype de Covini fut le 4 x 4 Soleado en 1978. Ensuite, Covini présentait au salon de Genève en mars 1981 une berlinette Sirio Intercooler qui servit de laboratoire d'essai pour de nombreuses innovations. C'était une GT équipée d'un moteur diesel capable de dépasser les 200 km/h. Puis il y eu les coupés T 40 Turboboost en 1985 et C36 Turbotronic en 1998. En 2004, Covini était de retour sous les rampes de l'actualité, avec la C6W, une GT à trois essieux.


Pour le plaisir des yeux , quelques voitures à six roues.


FORD Seattle-ite XXI


Panther 6 de 1977, moteur central Cadillac de 600 ch, dessinée par Robert Jankel, vitesse 380 km/h (vous y croyez ?), produite en un seul exemplaire.


La Sonic, par le fabricant anglais de jantes Wolfrace

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