Simca 1307/1308 & Talbot 1510 - Moskvitch 2141


Simca 1307/1308 & Talbot 1510

Les 1307 et 1308 rajeunissaient la gamme Simca lors de leur lancement au salon de Paris de 1975, car il s'agissait du premier nouveau modèle depuis la commercialisation de la 1100 en 1968, si l'on fait exception de la banale Chrysler 160/180/2 Litres à la diffusion restreinte. Le style de la voiture était moderne et plaisant, même si les boucliers avant et arrière faisaient un peu pièce rapportée. Le public appréciait son large hayon et la tablette arrière repliable en deux parties. Cela en faisait une concurrente pour le Renault 16 vieillissante.

Le niveau quotidien de production atteignit rapidement le chiffre respectable de 1200 voitures. La consécration vint avec le titre de " voiture de l'année 1976 " qui lui fut attribué par un jury de journalistes européens. Curieusement, la voiture fut victime d'une concurrence interne avec la nouvelle Horizon disponible en 1978, qui dépassa rapidement les scores de vente des 1307/1308. De plus, l'époque était confuse chez Simca, alors en négociation avec le groupe PSA pour un rapprochement. 

En 1980, les Simca 1307/1308 disparaissaient au profit de la Talbot 1510, légèrement retouchée pour l'occasion. Les ventes chutèrent à 47 000 voitures en 1980. La 1510 fut épaulée à partir d'avril 1980 par la Solara, version à quatre portes de la 1510. L'année modèle 82 fut la dernière année pour la 1510, tandis que la Solara fut maintenue au catalogue jusqu'à la fin de la marque en 1986.


Moskvitch 2141

La Moskvitch Aleko, dénommée 2141 en URSS, fut dévoilée en France lors du salon de Paris en 88. Elle marquait une avancée significative par rapport aux antiques Moskvitch 2140 héritées des années 60. Dotée sur le marché hexagonal d'une mécanique 1600 cm3 de 78 ch Din héritée de la Lada Niva, l'Aleko était une traction avant de 4,35 mètres de long.

On pouvait légitimement s'interroger sur les similitudes avec la Talbot 1510, et imaginer que la nouvelle Aleko était le fruit d'une collaboration entre PSA et Moskvitch. La 1510 avait disparue de la gamme du constructeur français avec l'année modèle 1982. Le groupe français précisa qu'il n'en était rien, et que la ressemblance n'était que pure coïncidence. Il est cependant de notoriété que Moskvitch acheta plusieurs Chrysler Alpine (l'équivalent britannique de notre Talbot 1510) quand démarra l'étude de l'Aleko.

L'Aleko fut exportée sur de nombreux marchés européens, où elle tenta de s'imposer dans le créneau des voitures de l'est à bas prix, aux côtés des Lada, Skoda et Zastava. Poch, l'importateur français, proposait l'Aleko à 53 950 francs en 1989. Avec son grand hayon arrière et sa bonne habitabilité, elle avait des arguments à faire valoir face à une R5 TL de cinq portes à 56 000 francs par exemple. Son importation dans l'hexagone cessa en 1993.

Si la production de cette voiture atteignait les 100 000 unités au début des années 90, son déclin fut rapide à partir de 1995. A l'aube du 3ème millénaire, les Aleko étaient encore commercialisée en Russie,  avec deux moteurs au choix : l'antique 1600 Lada ou un plus moderne Renault 2 litres essence. La marque Moskvitch cessa son activité de production automobile en 2001.

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