Lancia Fulvia - Nissan Foria


Lancia Fulvia

Le néo-rétro était à la mode au début des années 2000, et Lancia n'y échappa pas. Le concept car Lancia Fulvia Coupé présenté au Salon de Francfort en 2003 s'inspirait directement de la Fulvia de 1965. Ce faisant, Lancia suivait une tendance qui consistait à remettre au goût du moment d'anciennes gloires, comme Volkswagen l'avait fait avec sa New Beetle, Ford avec sa Thunderbird ou Renault avec son concept car Fifties. Cette nouvelle Fulvia était une oeuvre du centre style de Lancia dirigé par Flavio Manzoni.

Comme ses consoeurs au style postmoderne, la Fulvia conservait l'allure générale de la première version. La voiture paraissait toutefois plus robuste, mieux plantée sur ses roues. Surtout, de nombreux détails furent réactualisés. Il ne s'agissait pas d'un maquette inanimée, mais d'un vraie auto construite sur la base d'une Fiat Barchetta, équipée d'un 4 cylindres de 140 ch, pesant 990 kg, et capable d'atteindre plus de 210 km/h.


Fulvia, la nouvelle et l'ancienne

Les plus jeunes générations ne savent plus que Lancia était un constructeur de voitures de prestige avant la seconde guerre, que les gammes des années 50 et 60 faisaient honneur aux réalisations de Zagato, Touring ou Pininfarina. L'image du constructeur s'est définitivement brouillée après la disparition de la Delta de première génération, qui a tant apporté en notoriété à son constructeur avec ses nombreux titres en rallyes (six victoires au Monte Carlo de 1986 à 1992 !). La seule originalité des Lancia était devenue depuis quelques années leur habillage en Alcantara. Le public ne savait plus très bien qui d'Alfa Romeo ou de Lancia représentait dans la grande famille Fiat le luxe ou la sportivité.

Ce prototype demeura hélas sans suite commerciale. Son aînée, vedette du Salon de Genève en 1965, fut produite à 140 000 exemplaires jusqu'en 1976. Bien avant la Delta, elle obtenait la consécration lors de sa victoire au Rallye de Monte Carlo en 1972 aux mains de Sandro Munari.


Nissan Foria

La Nissan Foria présentée au Salon de Tokyo en octobre 2005 évoquait irrésistiblement les productions italiennes des années soixante, tant par son aspect extérieur (baguettes en aluminium qui encerclent les vitres latérales, rétroviseurs chromés ...) que par son aménagement intérieur (cadrans ronds, volant cuir ...). Elle se caractérisait aussi par des porte-à-faux courts et un long capot moteur.

Si esthétiquement, elle rappelait le concept car de la Lancia Fulvia présentée deux ans plus tôt, il était aussi tentant de faire un rapprochement avec la Mazda RX 8, dont elle reprenait le principe des portes suicide, que l'on a pas revu sur nos automobiles depuis plus de cinquante ans. Comme la Mazda, c'était une automobile d'allure sportive dotée d'un moteur à l'avant et de roues arrière motrices.

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