Castagna

1. Première époque, 1894/1954

L'histoire de la carrosserie Castagna commence en 1864 quand Paolo Mainetti, qui a ouvert un atelier à Milan en 1935 dans le quartier de San Celso, recrute un jeune apprenti (il n'a que 9 ans !) du nom de Carlo Castagna. Dans ses locaux, les plus élégants et les plus somptueux des carrosses fabriqués en Italie voient le jour, à destination des familles royales et des aristocrates de toute l'Europe. Le jeune Carlo gagne assez rapidement, de par son expérience, le respect de ses collègues et de son employeur. En 1894, il franchit un pas important en reprenant l'affaire qui est à vendre.

Le nouveau propriétaire des lieux poursuit la construction de voitures à cheval, avec une attention particulière apportée à la finition, partant de l'idée que le luxe est le résultat d'une travail effectué lentement et avec passion. Ses affaires vont pour le mieux, et Castagna devient au fil du temps un entrepreneur et homme d'affaires reconnu.

En 1901, la compagnie est réorganisée avec l'appui financier de quelques membres de l'aristocratie milanaise. Après avoir racheté un de ses concurrents, Ferrari e Orasaniga, elle prend le nom de Fabbriche Riunite di Carrozze già Mainetti, Ferrari e Orasaniga di C. Castagna. Carlo ne peut pas rester insensible à la naissance des premières voitures à moteur.

A l'aube du 20ème siècle, l'engagement de la carrosserie dans le monde automobile apparaît comme un prolongement naturel de ses activités hippomobiles. Il convient de noter que ce fut l'un des rares carrossiers de renom à gérer cette transition entre deux époques avec un certain succès.

L'une de ses premières commandes est réalisée pour Ottolini & Ricordi, l'importateur des quadricycles Benz pour l'Italie. Puis il répond à une demande du constructeur milanais OTAV (Officine Turkheimer per Autoveicoli e Velocipedi). Tout semble lui réussir, et Carlo Castagna décide de s'installer dans une nouvelle usine mieux équipée, via della Chiusa, afin de faire face aux nouvelles exigences de production. Son habileté et le talent des dessinateurs qu'il emploie l'imposent comme l'un des acteurs majeurs de son temps.

En 1905, Castagna fabrique un " Triple Phaeton " sur base Fiat 24/40 HP pour la Reine Marguerite de Savoie, avec un niveau d'équipement et de raffinement inimaginable pour l'époque. Cela ne fait qu'asseoir sa notoriété. La clientèle aisée a désormais l'habitude de s'adresser à Castagna, synonyme de bon goût, de précision et d'originalité. Il faut reconnaître que le carrossier a aussi un certain talent quand il s'agit d'intégrer les nouvelles tendances de style développées en Europe ou aux Etats-Unis.


Le personnel des ateliers Castagna en 1907

Néanmoins, Castagna est capable de surprendre au-delà des modes du moment et des conventions. C'est ainsi que l'entreprise est directement impliquée en 1913 dans la réalisation de la très futuriste Alfa Romeo 40/60 HP destinée au comte Marco Ricotti, l'un des pionniers de l'aérodynamisme. Cet engin en forme de goutte d'eau, doté d'un 4 cylindres de 6082 cm3, fort de 70 ch, fut chronométré à 139 km/h.

Ercole, né en 1885, reprend en 1915 la direction de l'affaire après la mort soudaine de son père Carlo. Dans l'immédiat, l'entreprise contribue à l'effort de guerre en construisant pour l'armée des ambulances, camions et remorques. En 1917, Castagna obtient une commande de Caproni pour fabriquer des fuselages et des ailes d'avion. Cela montre à quel point la réputation du carrossier milanais est déjà bien établie. 


Alfa Romeo 40/60 HP du Comte Marco Ricotti

Emilio, le jeune frère d'Ercole, rejoint l'entreprise familiale à la fin de la guerre, après être passé par l'école des Beaux-Arts. La demande pour des véhicules automobiles se fait de plus en plus pressante. Les anciens locaux ne sont plus adaptés. Une nouvelle usine est construite via Montevideo, mieux agencée, équipée de machines plus performantes, permettant de produire plus. Elle occupe une superficie de 32 000 m2. Avec 400 salariés, il s'agit alors de la plus grande entreprise de carrosserie en Italie.

Castagna produit une centaine de voitures chaque année. Mais il est aussi devenu un acteur incontournable dans la fourniture de composants pour l'industrie automobile et aéronautique. L'entreprise assure par ailleurs pour le compte de nombreux clients des opérations de chromage pour différents secteurs d'activité : automobile bien sûr, mais aussi mobilier, décoration, etc ...

Les plus beaux châssis du monde passent dans les ateliers de via Montevideo : Isotta Fraschini, Mercedes-Benz, Hispano Suiza, Daimler, Lancia, Diatto, Alfa Romeo ou Duesenberg. Signe de l'excellence et du savoir-faire de l'artisan italien, Duesenberg justement reconnaît Castagna comme le seul carrossier habilité à transformer ses voitures.

Castagna expose au Salon de New York de 1927, ce qui est alors exceptionnel pour un carrossier italien. Il y présente une incroyable Isotta Fraschini dont les finitions extérieures sont en argent ... Castagna ne réfute pas pour autant les châssis plus économiques fabriqués par Fiat. Ercole Castagna demeure convaincu que ce qui doit faire la différence par rapport à ses concurrents réside dans le détail, dans la qualité d'assemblage et la finition. Chaque véhicule sortant de ses ateliers est méticuleusement inspecté avant d'être livré.


La nouvelle usine de la via Montevideo, vers 1920

Il n'est pas rare de rencontrer au sein même des ateliers des clients, accompagnés d'un cadre de l'usine, qui se déplacent pour sélectionner les matériaux ou les teintes de leur future automobile, ou qui viennent se rendre compte par eux-mêmes de l'état d'avancement de la construction de la voiture qu'ils ont commandée. Un journaliste de renom de l'époque, frappé par le haut niveau de créativité chez Castagna, désigne ce lieu comme étant une " usine à rêve ".

Ercole se consacre pour l'essentiel à l'administration de l'entreprise et aux questions liées à la production. Son frère Emilio, talentueux, cultivé, attentif à son époque, est l'artiste de la famille, il voue une véritable passion pour les véhicules rapides. C'est un styliste hors pair qui possède une rare maîtrise de la complexité de la conception d'une automobile. Sa passion pour les objets en mouvement a été à l'origine de créations particulièrement originales, caractérisées par des formes lisses et limpides, et ce dès le milieu des années 20. Emilio sait aussi s'entourer des artistes les plus réputés de son époque, comme le créateur de mode Jean Patou en France pour le choix des textiles et des couleurs, ou de l'ingénieur allemand en aérodynamique Bergmann.


Mercedes-Benz, par Castagna


Mercedes-Benz, par Castagna


Isotta Fraschini 8ASS Grand Tourer Sport par Castagna, 1932


Isotta-Fraschini Tipo 8B par Castagna, 1933

Hélas, le krach boursier de 1929 sonne la fin d'une époque pour le commerce des voitures de luxe, et ce pour plusieurs années. Le distributeur des productions Castagna à New York met la clé sous la porte. La crise marque aussi l'arrêt en 1933 des activités d'Isotta Fraschini, le plus important fournisseur de châssis pour Castagna, ce qui réduit d'autant son marché.

Cette même année, les enfants d'Ercole, prénommés Carlo, Savino et Cipriano, rejoignent l'entreprise. Les trois frères se partagent différentes responsabilités : à Carlo les aspects commerciaux, à Cipriano la production et à Savinio l'administration. Leur jeunesse ne les empêche pas de proposer des idées novatrices. L'époque est aux voitures aérodynamiques, et cela remet en cause la plupart des idées d'Emilio en matière de style.


Cette étude de 1934 montre l'une des directions possibles pour l'automobile du futur

Effectivement, avec l'avènement des formes aérodynamiques, Castagna rentre dans une période compliquée de son existence, où s'affrontent deux générations. Certaines créations sont unanimement saluées pour leur bon goût, quand d'autres tombent sous les feux des critiques les plus sévères en raison de leur lourdeur esthétique. Mais dans tous les cas, les productions de Castagna restent appréciées pour leur qualité d'exécution et le choix pertinent des matériaux utilisés.

En 1937, Castagna fait l'acquisition de la licence Vutotal du français Jean Henri- Labourdette. Celle-ci permet de construire des automobiles dénuées de montant de pare-brise, offrant dès lors une vision panoramique pour le conducteur et ses passagers. La désignation Vistotal est utilisée en Italie, car le brevet français est ici associé à la marque Vis. Cet industriel propose des verres très épais qui contribuent au rôle structurel de l'ensemble. De nombreux coupés et cabriolets Castagna vont adopter le principe Vistotal, le plus souvent sur des châssis Fiat, Lancia ou Alfa Romeo.


Alfa Romeo 6C 2300B Vistotla Berlinetta

La situation reste complexe à gérer pour Castagna. Si par le passé, les formes généreuses et volumineuses étaient des signes de richesse et d'abondance, désormais les carrossiers sont tenus d'habiller des châssis bien plus légers, faiblement motorisés. Pour ne pas pénaliser les performances, il faut réduire la masse à transporter. L'heure n'est plus aux carrosseries solennelles,  mais aux formes qui expriment le dynamisme. Les concurrents de Castagna, qu'il s'agisse de Touring ou de Zagato, sont confrontés aux mêmes contraintes.

La Seconde Guerre Mondiale met un terme à ces contradictions internes. Le 24 octobre 1942, un bombardement allié détruit l'usine, l'ensemble de ses stocks, les documents techniques, ce qui rend impossible toute reprise de production. En 1940, Emilio quitte l'entreprise familiale pour fonder sa propre affaire. Après la guerre, il fabrique sans grand succès la microcar Trottolina, puis habille quelques châssis, principalement d'origine Fiat, avant de cesser toute activité en 1960.

La situation financière est critique à la sortie de la guerre. Mais il n'est pas question d'abandonner, et avec l'aide de ses fils, Ercole relance l'affaire, et fait construire une nouvelle usine à Venegono Superiore, près de Varese. Il peut compter sur les connaissances et le savoir-faire de ses ouvriers hypers qualifiés.

Mais l'absence quasi totale de châssis de prestige contraint le carrossier à se rabattre sur des bases sans noblesse. Et il est bien plus difficile d'habiller avec goût et élégance un simple châssis Fiat que celui d'une Duesenberg. Trop souvent, face aux propositions de Castagna, la clientèle paraît bien consternée. La réputation acquise avant-guerre ne suffit plus, et la relance s'avère plus difficile qu'imaginé. Castagna semble comme dépassé par ses concurrents, qui sont plus créatifs, plus ambitieux.


Castagna fait encore de la figuration dans cette publicité presse de 1948

L'une des réalisations les plus intéressantes de l'après-guerre est sans doute le coupé Fiat 1100 de 1952, non pas pour l'élégance de son style, mais pour l'extraordinaire soin apporté aux ornements et à la finition, conforme au prestige du carrossier.


Fiat 1100 E par Castagna,1952

L'une des dernières créations de Castagna est réalisée sur la base de l'Alfa Romeo 1900 C Sprint. Le constructeur milanais a procuré un châssis aux principaux carrossiers italiens en activité, charge à eux de proposer leur vision d'un coupé moderne. Celui qui remportera la partie sera assuré de voir sa voiture figurer au catalogue Alfa Romeo, et d'avoir la charge de sa production en série. Cela aurait été une aubaine pour un Castagna à bout de souffle. Mais c'est Touring qui remporte la mise. Face à l'opulence qui caractérise le coupé de Castagna, Touring propose un dessin plus nerveux, plus viril, plus sportif. 


Alfa 1900 Sprint, par Castagna, 1953


Alfa 1900 Sprint, par Touring, 1953

D'autres carrosseries sont proposées par Castagna jusqu'en 1954, année où Savino et Cipriano quittent l'entreprise. Seuls leur frère Carlo et leur père Ercole assurent la continuité de l'affaire. Castagna est transféré à Milan, Via Boccacio, mais cesse toute création, pour se consacrer à des activités de vente automobile.
 


2. Seconde époque, depuis 1994

La renaissance de ce nom chargé d'histoire intervient en 1994 sous l'impulsion de Gioacchino Acampora. Aucun lien familial ne relie l'entreprise Castagna du début du 20ème siècle avec celle de 1994. Les droits de la marque Castagna ont simplement été rachetés par Acampora. Cet architecte, ancien designer chez Ital Design et Pininfarina, décide de réhabiliter le concept de véhicule sur mesure, adapté aux goûts et aux exigences contemporaines. Il saura s'entourer de designers et d'artisans de talent.


Gioacchino Acampora

Sont ici présentées, sans prétention d'exhaustivité, les principales réalisations de Castagna depuis les débuts de ce " revival ". 

En 1995, Castagna expose au Salon de Genève sa première création originale, la Vittoria, sur une base d'Alfa Romeo SZ, avec son 6 cylindres 3 litres. Vittoria est le prénom de la fille d'Umberto Pietra, commanditaire de cette voiture.


Castagna Vittoria sur base Alfa Romeo SZ, salon de Genève 1995

A partir de 2002, Castagna passe à la vitesse supérieure. Désormais, les présentations vont se succéder. Il y a tout d'abord la Maserati Auge, équipée d'un V8 de 3,2 litres  développé par Italtecnica pour fournir 450 ch. La volonté de Gioacchino Acampora est d'apporter une digne succession à la Maserati 5000 GT du début des années 60, alors habillée par différents carrossiers. Dans le cas présent, ses deux longues portes permettent un accès facile à quatre sièges généreux. L'aluminium et la fibre de carbone ont été utilisés pour la confection de la carrosserie.


Maserati Auge, basée sur un châssis de Quattroporte Evoluzione

La Castagna Rosselini est présentée au concours d'élégance de la Villa d'Este en avril 2003. Par son nom, elle rend hommage au réalisateur italien Roberto Rossellini, amateur de Ferrari sur mesure, qui fit l'acquisition en 1954 d'une 375 MM Spider carrossée par Pininfarina pour la compétition, et qui après avoir été accidentée fut réparée et élégamment habillée par Scaglietti. Ce carrossier, bien que spécialiste des Ferrari de course, souhaita faire bonne impression avec cette première commande " civile ". On vit souvent Ingrid Bergmann à son volant. Bien plus contemporaine, la Castagna Rossellini prend appui sur un châssis de 550 Maranello.


Castagna Rossellini

En 2005, Castagna transforme la Porsche Cayenne en limousine et la Bentley Continental GT en break de chasse. La même année, le carrossier renouvelle l'esprit du pick-up léger avec la CrossUp sur base Mini. Comme d'habitude, différents aménagements sont possibles.


Castagna Crossup

En 2006, Castagna propose au Salon de Genève 2006 une voiture de plage, sur la  base d'une Mini Cabriolet rallongée de 70 cm à partir de l'axe des roues arrière. La Tender abandonne ses portes traditionnelles pour offrir un accès plus simple à son bord. Les matériaux de l'habitacle sont soigneusement sélectionnés pour résister au soleil, au sable et à l'eau de mer. Le client peut marier couleurs et matières à l'extérieur comme à l'intérieur selon ses goûts, en concertation avec les designers maison. Avec son équipement audio Clarion particulièrement puissant, son propriétaire peut profiter des tubes de l'été, et partager son plaisir ! Il n'y a pas de limite à la fantaisie des riches mécènes ...


Castagna Tender

Castagna imagine également en 2006 l'Imperial Landaulet, sur la base d'une structure de Porsche Cayenne. Le V8 4511 cm3 a été poussé à 800 ch. Cet hybride qui hésite entre le passé et le présent ne fait pas dans la demi-mesure, avec une longueur de 6 mètres et une hauteur de 1,63 mètre, même si l'on devine mal ces proportions sur les photos le représentant.


Castagna Imperial Landaulet, 2006 - Longueur 6 mètres, hauteur 1,63 mètre, 800 ch

La Castagna Aznom (anagramme de Monza) de 2007 cache sous sa robe originale une mécanique de Corvette. Par son style, elle se détache complètement du modèle original, à l'exception de la calandre à fanons qui évoque la Corvette de 1953. Le dessin de l'Aznom se caractérise par des arches de roues très marquées, et une subtile association des teintes. Toute la carrosserie et les accessoires comme les rétroviseurs ou la trappe à essence sont réalisés en carbone, avec un total de 84 pièces, l'équivalent d'un peu plus de 40 kg. Castagna ne s'est pas privé d'améliorer les performances de l'Aznom, avec une préparation moteur, puisque le V8 de 7 litres auquel on a greffé deux turbos dispose de 820 ch contre 512 sur la Corvette de série. Parallèlement, le gain de poids s'élève à 120 kg. Cet ensemble offre des performances dignes des meilleures supercars, avec une vitesse de pointe de 350 km/h.


L'Aznom cache sous sa carrosserie en carbone brut une base Corvette


La calandre à fanons de la Corvette 1953

Après la Tender de 2006 sur base Mini, Castagna présente en 2008 un concept assez proche, mais à partir de la nouvelle Fiat 500. " La Tender 2 est une version moderne de la Jolly, la voiture de plage que Ghia avait développée spécialement pour Gianni Agnelli dans les années 50, pour ses déplacements en vacances " explique-t-on chez le carrossier milanais. Le toit a tout simplement été découpé, et les portières supprimées. Pour ne pas nuire à la rigidité de l'ensemble, les seuils de portes ont été renforcés. En cas d'intempérie, un arceau de toit permet de supporter une toile, à condition de rouler à vitesse modérée.


La Castagna Tender 2 reprend l'esprit de la Ghia 500 Jolly produite de 1957 à 1965

Castagna expose au Salon de Genève 2008 une Rolls Royce Phantom à deux portes. Sur le même salon, le constructeur de Goodwood présente sa propre version de la Phantom Coupe, destinée à une plus large production. La version de Castagna, outre son dessin original, dispose d'un V12 de 600 ch.


Rolls Royce Phantom Coupe par Castagna


Rolls Royce Phantom Coupe par ... Rolls Royce

En 2011, Castagna fait revivre l'idée des Giardinetta des années 40/50 sur la base de la Fiat 500 contemporaine. L'arrière de la voiture est allongé, et une troisième porte qui s'ouvre en deux parties (hayon vers le haut, et plateforme à l'horizontale) permet d'accéder à un vaste coffre. La peinture deux tons est bien évidemment au catalogue, avec le cas échéant une imitation bois. Cette Giardinetta est homologuée pour les marchés européens, les Etats-Unis, le Moyen-Orient, la Chine et le Japon !

Tout aussi surprenant vu de France, le carrossier collabore avec Peugeot depuis 2014, en rhabillant à sa façon les Peugeot 508 RXH, tant à l'extérieur avec une peinture deux tons (teintes au choix du client) et une baguette de bois parcourant les flancs, qu'à l'intérieur avec une sellerie cuir + laine, et des inserts en bois sur les contre-portes. Le plancher du coffre est en bois massif. Selon le niveau de personnalisation, la facture oscille entre 20 et 40 000 euros ... en plus du prix d'achat de la Peugeot.


Peugeot 508, par Castagna, 2014


Un aménagement similaire est proposé sur la 2008

En 2016, la Fiat 500 L Tibero emprunte son nom au célèbre empereur romain (Tibère), mais aussi et surtout au nom du palace qui se trouve sur l'île de Capri. La Tibero voit son postérieur allongé, et habillé en acajou à la manière d'un pont arrière de Riva. Ainsi, ce taxi fort original produit à quelques unités permet de transporter clients et bagages depuis le port vers l'hôtel.


Fiat 500 L Tibero


La base de travail de Castagna, la Fiat 500 L

Cet exemplaire unique de la Renault Twizy,  dénommé Robo, est constitué de 40 éléments réalisés avec une imprimante 3D, en utilisant du plastique ou des matériaux naturels comme le bois pour les portes. L'intérieur est habillé d'un luxueux cuir Alcantara. La Robo constitue le premier prix remis au vainqueur de la Targa Rodolfo Bonetto de 2016, un concours réalisé entre les étudiants des universités et des écoles de design du monde entier.


Renault Twingi Robo, par Castagna

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