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le document concerné sera retiré dans les plus brefs délais. Je
sollicite votre indulgence pour ce travail issu d'une initiative
passionnée
Holden est une marque
automobile australienne fondée en 1908 et intégrée au groupe General
Motors en 1931, soit deux ans après le rachat d’Opel et six ans après le
rachat de Vauxhall par le géant américain. Elle développe des
produits originaux d'inspiration américaine dès la fin des années 40,
puis normalise sa production dans les années 80, en proposant pour
l'essentiel des Opel adaptées aux goûts et aux besoins australiens. La marque Holden disparaît en 2021.
Origines et débuts de
la marque Holden
James Alexander
Holden, un immigré anglais de 21 ans, fonde en 1856 à Adelaide la JA
Holden & Co, spécialisée dans la fabrication de selleries à
destination des cavaliers. Ses produits plaisent, car ils présentent les mêmes
qualités que ceux importés du Royaume-Uni ou des États-Unis. De 1885 à 1910, Holden
se lance dans la production de carrosseries hippomobiles.
Quelques clients
fortunés qui ont fait venir un châssis automobile d'Europe se trouvent en
difficulté dès qu'il s'agit de le faire habiller en Australie. Holden
est sollicité, et accepte bon gré mal gré ce type de demande. La
compagnie
développe finalement cette activité, en transformant des Ford T en utilitaires. Holden contacte l'importateur Dodge, les établissements Cheney. Un
contrat est signé, qui prévoit l'habillage de 5 000 châssis Dodge. C'est ainsi que voit le jour en février 1919 à Adelaïde la Holden's
Motor Body Builders Ltd, en marge des activités de sellerie. Holden
passe d'autres accords avec diverses marques américaines.
A partir de 1917,
l'administration australienne décide de taxer de manière dissuasive les voitures importées. La
solution pour éviter ce nouvel obstacle passe par le montage sur place
de véhicules livrés en pièces détachées. Holden s'équipe pour répondre à
cette demande. En 1923, ce sont 17 000 voitures qui sortent ainsi de chez Holden. La même année,
l'assembleur
signe un contrat avec la General Motors (GM). Holden devient son
fournisseur exclusif de carrosseries pour l'Australie. Il assure le montage final
des pièces importées et habille les voitures. Leur style, même s'il reste d'inspiration américaine, est
adapté aux goûts et aux besoins locaux.
Holden ne renonce pas
pour autant à ses contrats avec une multitude de marques concurrentes,
qui assurent encore en 1924 près de la moitié de son volume
d'affaires. En 1925, Vauxhall tombe dans le
giron de la GM, et les voitures britanniques à volant à droite destinées
à l'Australie sont assemblées chez Holden à partir de pièces importées.
C'est le premier âge d'or de Holden, qui est en capacité d'habiller une
centaine de voitures différentes.
En 1929, 32 700
automobiles sortent des usines. La GM poursuit son développement
international en rachetant Opel. Quand les conséquences de la crise de
1929 atteignent l'Australie, Holden réduit sa production à
seulement 68 types de carrosseries, pour 16 constructeurs. En 1931, au
sommet de la crise, il ne reste plus que 26 caisses au programme de
fabrication.
Holden s'est endetté pour répondre à la demande de
la GM. Les difficultés financières s'accumulent. De
son côté, le géant américain ne peut pas abandonner sa tête de pont sur
ce continent. En mars 1931, la General Motors rachète Holden, et récupère
une surface couverte de 40 000 m2, 2 600 salariés et une capacité de
production annuelle de l'ordre de 35 000 voitures. En 1934, l'Anglais Larry J. Hartnett, jusqu'alors à la tête de Vauxhall, est placé aux
commandes de Holden. Cet homme de caractère, qui a mis depuis longtemps
ses compétences au service du groupe américain, s'engage avec conviction
dans ses nouvelles fonctions.
Holden en temps de
guerre
A partir de 1938,
Holden participe à l'effort de guerre et produit pour les forces du
Commonwealth des éléments des bombardiers Bristol Beaufort et Beaufighter, des chasseurs Boomerang et
des avions-école Wackett et
Wirraway. Lorsque les Etats-Unis entrent dans le conflit en décembre
1941, la production
automobile civile de Holden est suspendue, au profit de celle de véhicules
militaires de conception GMC et Dodge, mais aussi de moteurs. Larry J.
Hartnett occupe de hautes fonctions en lien avec l'industrie au sein du
gouvernement australien. Il coordonne les productions militaires.

En Australie comme en Europe, la
guerre conduit à un arrêt de la production des automobiles à usage
civil. Toutes les ressources sont utilisées pour combattre l'ennemi. Les
usines se consacrent à la production de véhicules adaptés aux terrains
les plus difficiles, et à celle d'éléments d'avions.
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Les
investissements consentis pendant la guerre, avec l'installation d'une fonderie, vont
influer sur l'avenir de Holden à l'issue du conflit. A la fin des années 40,
l'Australie est un pays qui ne compte que 8 millions d'habitants.
Faute d'un réseau ferré suffisamment étoffé, le développement de
l'automobile semble tomber sous le sens. Sortant d'une économie
de guerre, la machine industrielle à usage civil se remet lentement en
marche.
Une voiture née de la
volonté d'un homme, Larry J. Hartnett
En décembre 1943,
Larry J. Hartnett, informe ses équipes de sa
volonté de faire de Holden un constructeur à part entière, et
non plus un simple assembleur d'automobiles conçues par
d'autres. Il ne peut se résigner à imaginer les forces vives du
pays menacées par le chômage quand la paix sera revenue. Une
reconversion s'impose. Ce projet coïncide avec la volonté du gouvernement
travailliste australien
d'établir une véritable industrie automobile nationale.
Larry J. Hartnett s'en va
plaider sa cause auprès d'Alfred P. Sloan, tout-puissant patron de la General Motors
depuis 1923 (et jusqu'en 1956). La rencontre a lieu en août 1945, et
l'accueil est on ne peut plus réservé. Le dirigeant de la GM n'est guère
enthousiaste à l'idée de créer une voiture 100 % australienne.
Conscient de la valeur de Larry J. Hartnett, et préférant ne pas le perdre, Sloan lui propose une
promotion à Detroit, qu'il refuse. Alfred P. Sloan s'inquiète du rôle
joué par les travaillistes dans ce projet. En effet, les services
secrets américains les soupçonnent de vouloir nationaliser l'outil
industriel.

Alfred P. Sloan
(1875/1966) préside la General Motors de 1923 à 1956. A son crédit, on
peut citer le changement de style chaque année, selon le concept
d'obsolescence programmée. Il a aussi conçu une structure de tarifs dans
laquelle les marques de la GM ne rentrent pas en concurrence entre
elles. Cette pratique tend à rendre captifs les acheteurs à l'intérieur
du groupe au fur et à mesure de l'augmentation de leur pouvoir d'achat
et de l'évolution de leurs goûts.
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Les Américains ne
souhaitent pas se montrer totalement fermés pour autant. Ils valident
le principe du projet, mais refusent d'en assurer le financement. Selon
leur point de vue, c'est au gouvernement australien de le prendre en
charge. Contre toute attente, ce dernier accepte de contracter un
emprunt, ce qui permet à Larry J. Hartnett de poursuivre son objectif. Lord Nuffield, de chez Morris, est aussi
en négociation avec les autorités australiennes pour un projet
similaire, mais c'est la GM qui est retenue.
La nouvelle Holden
devra être solide, avoir des formes simples afin de réduire le coût
des outillages. Elle devra être plus légère et plus compacte que les voitures
américaines contemporaines. Le public australien préfère les moteurs six
cylindres de petite cylindrée, qui sont à l'usage aussi économiques que les quatre cylindres, et qui sont également plus silencieux et mieux
adaptés aux interminables lignes droites du pays.
Chevrolet avait un
projet de voiture économique dans ses plans dès le début de conflit
mondial,
mais il n'a jamais été concrétisé. Pendant la guerre, les
constructeurs américains, anticipant une crise économique une fois la
paix retrouvée, se sont rapidement lancés dans des études visant à créer des
petites voitures abordables adaptées à un contexte difficile. Cependant,
la crainte d'une crise s'est estompée et les États-Unis ont été
confrontés à une véritable frénésie d'achat, ce qui a entraîné l'abandon
de nombreux projets.
Les prototypes de
cette
petite Chevrolet ont déjà été longuement testés sur les pistes d'essais
de la GM à Detroit. Ils servent désormais de base à l'étude de la future Holden. Cette
histoire rappelle celle de la Ford Vedette française qui a repris en
1948 le concept d’une Ford " compacte " qui n’a pas été retenu pour le
marché américain.
Pour répondre aux
goûts australiens, l'équipe de stylistes de Holden est renforcée en 1945. Une
fois les formes de l'auto arrêtées, les outillages sont fabriqués chez Fisher aux
Etats-Unis. Les premiers prototypes sont construits, et des tests
d'endurance sont menés début 1947 sur les pistes australiennes, plus
exigeantes que celles des centres d'essais de la General Motors aux Etats-Unis.
Le développement de
la voiture se fait dans la douleur. Larry J. Hartnett est en conflit
avec la direction américaine, qui lui reproche sa trop grande
volonté d'indépendance. Il est contraint de démissionner. La mise au point de la Holden
s'achèvera sans lui. La première " vraie " Holden,
la 48/215 FX, tombe de chaîne en novembre 1948, sous les yeux du Premier
ministre travailliste Ben Chiffley, mais sans Larry J. Hartnett,
qui n'a même pas
été invité.

Larry J.
Hartnett, après avoir démissionné de Holden, se consacre à l'étude d'une
voiture destinée au marché australien, conçue en partenariat avec
l'ingénieur français Jean-Albert Grégoire. Grégoire est à l'origine du
prototype AFG qu'il a proposé après la guerre à plusieurs constructeurs,
et que Panhard a retenu pour concevoir sa Dyna. La Hartnett n'est produite qu'à quelques
dizaines d'exemplaires. Le gouvernement australien fait en effet le
choix de favoriser Holden au détriment de Hartnett pour la fourniture d'acier,
un produit alors encore largement
contingenté.
Les premières Holden
: 48/215 FX,
1948/53 - FJ, 1953/56
La Holden 48/215
apparaît en novembre 1948. Elle prend le nom de
série FX en janvier 1951. Elle mesure 4,35 mètres de long et 1,68 mètre
de large, pour un poids d'à peine une tonne. Elle est équipée d'un six
cylindres de 2 171 cm3 et 61 ch, qui lui permet de rouler à 130 km/h. Ce moteur peu
poussé est gage d'endurance. En dépit de son gabarit limité, la 48/215 peut
accueillir six adultes, ses deux banquettes étant largement
dimensionnées. L'habitacle est plutôt spartiate, et ne dispose pas de
chauffage. C'est une voiture rustique qui privilégie l'efficacité au
confort.
Les trains roulants sont renforcés et la garde au sol adaptée aux pistes
australiennes. Bien qu'il ne soit plus là, nombre d'idées développées par
Larry J. Hartnett ont été retenues en cours de
développement.

Le Premier ministre australien Ben Chifley (1885/1951) est présent le 29
novembre 1948 lors du lancement de la 48/215, la première
voiture fabriquée en série en Australie, par Holden à Melbourne.
Ben Chifley a porté ce projet au niveau gouvernemental,
convaincu de son importance pour relancer l'économie après la guerre.
Au moment de sa présentation, 18 000 personnes ont déjà payé un acompte
pour acquérir un exemplaire.
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La Holden trouve
immédiatement son public. Cependant, les volumes de production restent
insuffisants. En décembre 1948, Holden n'assemble que 7 unités en
moyenne par jour, un nombre
porté à 22 en mars 1950, puis 80 en décembre
1950, et enfin 200 unités en 1952. Les acheteurs versent des acomptes,
mais les publicités les encouragent à faire preuve de patience. Holden se hisse à la première place des ventes
en 1950, couvrant 14 % du marché australien, et même 17 % en 1951. La General Motors
fait de l'ombre à Ford et à Chrysler qui perdent des parts de marché. Les Holden 48/215 et
les FX sont produites à 120
402 exemplaires jusqu'en octobre 1953. La série FJ prend leur
succession.

Holden
48/215 FX, 1948/53. D'inspiration
américaine, la 48/215 FX arbore une grille de calandre à lames
verticales qui rappelle les Buick contemporaines.

Holden
48/215 FX, 1948/53. Cette première Holden offre des apparences plutôt rustiques,
conformément à son cahier des charges. La mission qui lui est attribuée est de résister à de
longs trajets sur des routes encore très sommaires.
Si l'aspect général est conservé, la face avant de
la série FJ arbore une grille de calandre plus sobre. Les
suspensions arrière sont renforcées, et la capacité du coffre est
augmentée. Holden clarifie son offre avec trois versions, la Standard
d'entrée de gamme, la Business en milieu de gamme (disponible pendant
trois mois en version FX) et la Special au sommet, qui se distingue par
une présentation plus cossue. Holden destine la Business au marché des
taxis, avec des barres d'appui pour les passagers, des sièges robustes,
des tapis de sol, une batterie plus endurante ... Le succès ne faiblit pas, avec un total de 169 969
Holden FJ produites jusqu'en 1956.

Holden FJ,
1953/56.
Les publicités décrivent la Holden comme étant fabriquée en Australie,
spécialement pour les conditions de déplacement australiennes, mais avec
l'expérience et le savoir-faire de la General Motors.
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Holden, 1956/1962 -
Standard, Business et Special
FE/FC, 1956/60
- FB, 1960/61 - EK, 1961/62
En juillet 1956, la
série FJ est remplacée par la
série FE à la carrosserie ponton plus
moderne, avec toujours trois versions : Standard,
Business et Special. Le six cylindres développe 70 ch. Holden assemble sa
première voiture en Nouvelle-Zélande fin janvier 1957. La série FE est
la première Holden à adopter en mars 1957 une carrosserie de break
(station wagon), disponible sur les versions Standard et Special. 155 161
exemplaires de la FE sont produits. Cette série est remplacée en mai 1958 par la FC qui
ne se distingue
que par des améliorations mineures. Cette dernière est produite à 191 724 exemplaires. Les FE et FC rappellent les Chevrolet contemporaines,
mais avec des proportions plus modestes
: 4,47 mètres de long et 1,70 mètre de large.

Holden
FC, 1956/60. Le constructeur s'inspire des tendances de style en cours
aux Etats-Unis. On ne peut évidemment pas éviter le rapprochement avec
les Chevrolet 1955.
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La série FB lancée en
janvier 1960 adopte une nouvelle carrosserie de 4,61
mètres de long et 1,70 mètre de large, avec un pare-brise panoramique et
des ailerons proéminents. La surface vitrée est accrue de 27 %. La FB est
plus basse, plus large et plus longue que la FC. Au sein de la GM,
Holden s'intercale entre
les Vauxhall plus petites, et les grosses américaines type Chevrolet ou Pontiac. La FB est dotée d’un nouveau six cylindres de 2 262 cm3
et 75 ch. La berline Business est abandonnée, laissant seules au
programme les Standard
et Special tant en berline qu'en break. La FB
est la première Holden à conduite à gauche, ce qui permet d'envisager
des exportations. 174 747 exemplaires sont produits.


Holden FB,
1960/61.
C'est avec six ans de décalage que Holden adopte en 1960 le pare-brise
panoramique, popularisé par Cadillac dès 1954. Aux Etats-Unis, son
abandon est imminent.
La série EK
commercialisée en mai 1961
succède à la série FB. Les modifications apportées à la carrosserie sont
modestes. La nouvelle série adopte une transmission automatique Hydramatic
importée des Etats-Unis, également exploitée chez Opel et Vauxhall.
C'est la première transmission
de ce type proposée sur une Holden, en l'occurrence uniquement sur la Special. Dotée du même
moteur 2 262 cm3 que la FB, la EK est produite à près de 150 214 exemplaires.


Holden EK,
1961/62.
Parallèlement à la berline et au pick-up Ute, l'offre d'une version
station wagon devient une constante dans la gamme Holden.
Holden, 1962/1968 -
Standard, Special et Premier
EJ, 1962/1963 - EH, 1963/65 - HD, 1965/66 - HR, 1966/68
La série EJ lancée en
juillet 1962
prend le relais de la série EK. D'un aspect beaucoup plus moderne, plus
sobre d'aspect, elle adopte le style des productions contemporaines
de la GM, comme les Buick Special et Pontiac Tempest sorties aux
Etats-Unis un an plus tôt. Elle est plus large et plus basse que
la série précédente, et les ailerons sont supprimés.

Holden EJ, 1962/63. Le pare-brise panoramique, les immenses
ailerons arrière, les flancs outrageusement décorés appartiennent aux
années 50. La EJ avec ses lignes étirées et sobres est
incontestablement une voiture des " sixties ".
Cette série est produite à près de 154 811 exemplaires, avec
trois versions, Standard, Special et Premier. La dénomination
Premier va désormais identifier les voitures de luxe Holden pendant 16
ans. Elle offre ici une peinture métallisée en série, une transmission
automatique, des sièges en cuir, une console entre les sièges ... Le six
cylindres
de 2 262 cm3 est inchangé, et développe désormais 76 ch. Avec cette
série, Holden franchit le cap du million de voitures assemblées depuis
1948. Une partie de la production débute en 1963 dans une nouvelle usine installée à
Elizabeth. Ce sera la dernière usine Holden à fermer ses portes.

Holden EJ,
1962/63.
Le constructeur australien poursuit son ascension fulgurante, que seul
Ford avec la Falcon et Chrysler avec la Valiant, l'une et l'autre
assemblées localement, sont en mesure de contrer.
Copyright
La série EH prend le
relais de la EJ en août 1963. Elle se différencie de la EJ par des
motorisations plus puissantes : 2 440 cm3 et 101 ch pour les Standard et
Special, et 2 930 cm3 et 117 ch pour la Premier. La série EH est produite
à 256 959 exemplaires.

Holden EH,
1963/65.
Le style des Holden s'inscrit parfaitement dans la lignée des voitures
de la GM produites aux Etats-Unis, mais aussi en Europe par Opel et Vauxall.
Copyright

Holden EH,
1963/65. Les
lignes de la série EH sont fuyantes. Les illustrations dessinées vivent
leurs dernières années. Holden et la GM ne se privent donc pas
d'accroître visuellement les volumes.
En février 1965, la série HD
adopte une toute nouvelle carrosserie, plus longue avec 4,56 mètres et plus large
avec 1,78 mètre, que
celle de l'EH. L'espace est
accru pour les
passagers et les bagages. La HD ressemble à la Vauxhall
Victor de 1964. Pour la première fois, une Holden
est équipée de freins à disques en option à l’avant. Cette série, équipée des récents
six cylindres 2 440 cm3 et 96 ou 101 ch, et 2 930 cm3 et 117 ou 142 ch,
est produite à 178 927 exemplaires.

Holden HD,
1965/66.
Cela fait dix ans que Holden propose systématiquement une carrosserie de
type station wagon, conformément à un usage bien établi aux Etats-Unis
et en Europe chez les grands constructeurs.
Copyright
La série HR remplace
la série HD en avril 1966. Sur le plan visuel, tout est revu :
nouveaux panneaux de carrosserie, nouvelle calandre et nouveaux feux arrière.
Deux nouvelles motorisations
sont disponibles : six cylindres 2
638 cm3 et 116 ch, et 3 048
cm3 et 128 ou 147 ch. Six mois après son lancement, la HR est
équipée de ceintures de sécurité à l'avant. Cette série peut recevoir
pour la première fois un toit en vinyle, une mode qui va durer une
décennie environ, tant en Océanie qu'en Europe ou aux Etats-Unis. La
série est produite à 252 352 exemplaires.

Holden HR, 1966/68.
En plus d'une calandre révisée, la série HR comporte une ligne de toit
retravaillée, une lunette arrière plus grande sur les berlines, des feux
arrière nouveaux et des modifications de presque tous les panneaux de
carrosserie.
Holden 1968/1977 -
Belmont, Kingswood et Premier
HK, 1968/69 - HT, 1969/70
- HG, 1970/71 - HQ 1971/74 - HJ/HX/HZ,
1975/77
La série HK lancée en
janvier 1968
marque une nouvelle rupture de style, encore plus ambitieuse. La
carrosserie est une fois de plus calquée
sur les dernières productions américaines de la General Motors. Elle est
plus lisse, plus longue, plus large,
plus basse. Les Standard, Special et Premier sont respectivement
remplacées par les Belmont, Kingswood et Premier, toutes disponibles en
berline et en station wagon. Les Belmont et Kingswood affichent deux phares, la
Premier quatre phares. Elles sont proposées avec un vaste
choix de mécaniques : six cylindres 2 130 cm3 et 91 ch, 2 637 cm3 et 116 ch, 3 043 cm3
et 128 ch ou 147 ch, ou un huit cylindres 5 025 cm3 et 213 ch. 199 039 exemplaires
de la série HK sont produits.

Holden HK
Kingswood, 1968/69. La General Motors exploite volontiers les mêmes thèmes
stylistiques à travers le monde, qu'il s'agisse de l'Opel Commodore
allemande, de la Vauxhall Ventora britannique ou de la Chevrolet Chevelle
américaine.
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La série
HT de mai 1969 évolue par petites touches sur le plan du style. Un nouveau
huit cylindres de 4 141
cm3 et 188 ch assemblé localement complète l'offre moteur. 198 330
exemplaires sont fabriqués. La série HG de 1970 s'inscrit dans la
continuité de la série HT, sous une carrosserie à peine retouchée, sauf le
dessin de la calandre.

Holden
Kingswood HG, 1970/71. La série
HG est présentée en juillet 1970, et est remplacée durant l'été 1971 par
la série HQ.
Les changements comprennent une grille de calandre inédite et de
nouveaux enjoliveurs de carrosserie.
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La série HQ est
lancée durant l'été 1971 avec un tout nouveau dessin. Différentes
motorisations sont proposées selon les finitions : six cylindres de 2 832
cm3 et 120 ch, six cylindres de 3 304 cm3 et 137 ch, V8 de 4
141 cm3 et 188 ch, V8 de 5 042 cm3 et 243 ch, et V8 de 5
733 cm3 et 279 ch. Le style de l'imposante carrosserie de 4,76 mètres de
long et 1,88 mètre de large s’américanise un peu plus. C’est un très
gros succès dans l'histoire de la marque avec 467 558 exemplaires produits
jusqu’en 1974. En
1972, Holden propose une série limitée sur la base de la Belmont V8,
dénommée SS.
Initialement limitée à 1 800 unités, elle est finalement produite à 2 100
exemplaires pour répondre à la forte demande.

Holden Kingswood
HQ, 1971/74.
La série HQ est produite de 1971 à 1974. Il s'agit de nouveau d'une
refonte complète de la carrosserie. Cette lignée des grandes Holden
apparue en 1948 ne sera interrompue qu'en 1984.
Copyright
C'est en 1974 qu'est
lancée la série HJ dotée d’une carrosserie proche de celle de la HQ,
mais avec des traits plus francs. L'offre moteur reste très complète, à
l'exception du V8 de 5 733 cm3 qui disparaît. Holden
a finalement su créer une identité stylistique qui lui est propre, même si
l'inspiration reste plutôt américaine. Le concurrent Leyland
vient de quitter l'Australie après avoir tenté d'imposer sa grande
berline P76. Laide et peu fiable, son développement a coûté une fortune,
et le groupe britannique a dû renoncer à sa production un an après son lancement.
Le style de la HJ est repris
sur la HX de 1976. Quand apparaît la HX, les autorités
gouvernementales viennent de durcir les normes antipollution, ce qui
entraîne une perte de puissance des moteurs sur toute la gamme.

Holden Kingswood Sedan HX,
1976/77.
La HX sortie en juillet 1976 ne présente que de légères évolutions
extérieures, qui touchent surtout à la calandre et à l'insigne de la
marque. Des
modifications plus importantes sont apportées aux moteurs pour répondre
aux nouvelles réglementations australiennes sur les émissions.
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La série HZ de 1977
s'inscrit dans la continuité de la série HX, avec de nouveau des évolutions cosmétiques
mineures. Elle adopte des
suspensions " Radial Tuned Suspension ", dit RTS, qui
améliorent considérablement la finesse de conduite. La Belmont de base est supprimée. La Kingswood
devient le modèle d'accès, avec un
cran au-dessus la Kingswood SL, puis la Premier. En 1978, le niveau d'équipement
progresse. La HZ fait de la résistance dans une gamme qui comporte
une toute nouvelle auto, la Commodore d'inspiration allemande. La grande
Holden s'incline en avril 1980, laissant la seule Statesman poursuivre
la lignée des Holden classiques.
La production de la série HZ totalise 154 155 unités.

Holden Kingswood Sedan
HZ, 1977/80. La carrière de cette longue lignée apparue en 1948 semble sur le
point de s'achever, après la présentation de la Commodore série VB,
d'inspiration Opel, nettement plus moderne.
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La carrosserie des Holden Premier
HJ et HX est reprise au Japon par Mazda pour sa grande berline Roadpacer à moteur rotatif,
produite de 1975 à 1977, et vendue jusqu'en 1979, le temps d'écouler les
stocks. Les Holden sont
expédiées au pays du soleil levant sans moteur ni transmission, et Mazda
y installe un ensemble rotatif Wankel de 1,3 litre et 130 ch, ce qui est
peu pour une voiture de 1 575 kg, appelée à concurrencer les Toyota
Century, Nissan President et Mitsubishi Debonair. La Roadpacer souffre
d'une vitesse de pointe limitée, d'accélérations médiocres, d'une
consommation en carburant déraisonnable - près de 26 litres aux 100 km -
et d'un prix de vente excessif. Ce haut de gamme
est
conçu peu avant que Mazda ne signe un partenariat d'ingénierie avec
Ford. Moins plus de 800 exemplaires sont produits, vendus essentiellement
à des ministères.

Mazda
Roadpacer, 1975/77. Le constructeur japonais s'est bâti une solide réputation
dans la construction de petites et moyennes voitures, et aussi de
coupés. Il lui manque une grande berline pour combattre les Century,
President et Debonair de ses concurrents. La GM qui s'intéresse à la
technologie du moteur rotatif consent à fournir des caisses de Holden à
Mazda, en échange de quoi un partage de la technologie du moteur Wankel
est envisagé.
Copyright
Holden Brougham,
1968/1971
La
Holden Brougham est une automobile de haut de gamme, produite à partir
de
juillet 1968.
Elle est basée sur la
Holden Premier, dont la carrosserie arrière est allongée.
Le coffre est simplement étiré de 20 cm, sans que l'empattement ne
soit touché. Avec ce
modèle, Holden tente de répliquer au succès de la Ford Fairlane en
Australie. La Brougham appartient à la série
des berlines HK, comme les Belmont, Kingswood et
Premier. Elle dispose d'un V8 Chevrolet de 5 025 cm3 et 231 ch.

Holden
Brougham HF, 1968/69.
La Holden Brougham est basée sur la Premier des mêmes années, mais avec
une carrosserie arrière allongée.
C'est une réponse un peu précipitée au succès de la Ford Fairlane
australienne .
Copyright
La Brougham suit ensuite le cycle de vie des autres grandes Holden, plus accessibles. La
série HT est annoncée en juillet 1969, suivie de la série HG en août
1970.
En raison de son positionnement haut de gamme, la Brougham n'est
disponible qu'avec une transmission automatique, d'abord à deux
vitesses, puis à trois vitesses lors du lancement de la série HG.
Les HT et HG sont équipées d'un nouveau V8 de 5 042 cm3
et 243 ch conçu et fabriqué par Holden. La carrière de la Brougham prend fin en
1971.

Holden
Brougham HG, 1969/71.
La Brougham série HG est commercialisée en août
1970. Elle est remplacée en juillet 1971 par la
Statesman à empattement long, sur une plateforme de série HQ.
Copyright
Holden Statesman,
1971/1984
La Brougham est remplacée par la Statesman en
juillet 1971. Celle-ci est disponible en deux versions, Custom et De Ville. La
Custom
est proposée avec les motorisations suivantes : six cylindres de 3 304 cm3 ou 4 141 cm3, et V8 de 5 042 cm3 ou 5 733 cm3. La De Ville n'est
commercialisée qu'en V8. L'empattement emprunté au station
wagon de la série HQ est plus long de 7,6 cm. Cette longueur supplémentaire est incorporée au niveau
des portes arrière pour offrir plus de place aux jambes. Avec la Statesman, Holden
est plus crédible face à la Ford Fairlane de construction locale.
La Statesman est un modèle rentable pour
son constructeur, dans la mesure où le coût marginal de production est contenu,
et que
le prix de vente est nettement supérieur à celui des autres Holden.
Holden fait de gros efforts pour distinguer la Statesman de sa
gamme courante. Le nom de la marque est proscrit des brochures
commerciales et des publicités magazines, où l'on préfère mettre en avant
celui de Statesman, que l'on aimerait faire passer pour une marque
nouvelle. Tout juste peut-on supporter de voir apparaître la mention General Motors.
La Statesman HQ - et plus tard la série HJ - est commercialisée en Afrique du
Sud sous les désignations Chevrolet Constantia et De Ville. Cette
dernière est dotée d'un V8 de Chevrolet Corvette.
De 1973 à 1976, la Statesman est exportée au Japon sous le nom d'Isuzu
Statesman De Ville. Isuzu n'en écoule que 246 exemplaires.

Holden
Statesman HQ, 1971/74. La berline
à empattement long Statesman HQ est lancée
en juillet 1971, en remplacement de la Brougham, qui se contentait d'un
postérieur allongé.
Copyright
Holden propose en octobre 1974 la Statesman série HJ. Il n'y a plus de
six cylindres au programme. Seul est maintenu le V8 de 5 042 cm3. Cette
montée en gamme se concrétise par l'abandon de la Custom, le maintien de
la De Ville, et la naissance du nouveau vaisseau amiral de la marque, la
Caprice.
La Caprice dispose de la climatisation, de sièges en cuir, d'un
verrouillage électrique, de vitres électriques et de pas moins de treize
lampes intérieures. Elle se distingue visuellement par sa calandre
spécifique, ses butoirs de pare-chocs avant façon Cadillac, ses
somptueux enjoliveurs cannelés, ses pneus à flancs blancs et son ornement
de capot emprunté à la Chevrolet Caprice. Les freins ABS d'origine Bosch
sont proposés à partir de mars 1971.
La Caprice permet à Holden de répondre à une nouvelle
offensive de Ford sur le marché local des berlines de luxe. Ce dernier
vient de présenter la LTD, une
Fairlane à empattement long. Holden et Ford tentent d'imposer
en Australie une nouvelle catégorie d'automobile, bien connue depuis des
années aux Etats-Unis sous la dénomination de " full size ".

Holden
Statesman HJ, 1974/76. La De Ville permet d'accéder à la gamme
Statesman. Un cran au-dessus, la nouvelle Caprice présente tous les
attributs du grand luxe.
La Statesman HX sort en juillet 1976. La calandre apparaît sous un
aspect plus formel, et la mécanique est de nouveau adaptée à la réglementation
sur les émissions qui ne cesse d'évoluer.
En novembre 1977, Holden présente la Statesman série HZ, qui bénéficie
de quelques retouches cosmétiques. Elle adopte un nouveau système de
suspensions qui offre une meilleure maniabilité à
l'auto. Des freins à disque aux quatre roues équipent désormais toutes les Statesman. La série HZ privilégie le confort de conduite, quitte à
sacrifier un peu à la tenue de route. Outre les De Ville et
Caprice, Holden propose en 1979 une version intermédiaire, la SL/E qui
affiche un dessin de calandre " eggcrate " (caisse à oeufs) inédit.

Holden
Statesman HZ, 1977/80. Holden comme l'ensemble des constructeurs et
importateurs doit se plier à des normes antipollution de plus en plus
strictes. La presse spécialisée suit avec sévérité ces évolutions,
critiquant la perte de puissance.
Copyright
La dernière série de Statesman, la WB, sort en mai 1980. La ligne de toit est plus longue et
plus carrée, avec une troisième vitre latérale après les portes arrière.
Son style est le fruit d'un compromis entre la volonté de faire évoluer
l'apparence de la voiture, et une minimisation des coûts de refonte.
Holden utilise donc
un maximum d'éléments de la série précédente.
On compte
5 450 De Ville et 3 055 Caprice produites.
Une
WB phase 2 apparaît en septembre 1983.
Fin
1984, Holden annonce son intention de se retirer du marché des " full
size ", pour mieux se concentrer sur les versions haut de gamme de la
nouvelle Commodore. Ce sont 4 269 De Ville et 1 153 Caprice de cette
phase 2 qui sont produites.


Holden
Statesman WB, 1980/84. La Statesman du début de cette décennie est la dernière
vraie Holden, avant une " opellisation " de l'aspect des modèles.
La lignée s'éteint en 1984.
Copyright
Holden Commodore,
1978/2020
On observe chez
Holden à la fin des années 70 un changement radical de stratégie.
A travers le monde, les show-rooms de la
General Motors sont en effervescence grâce aux nouvelles world cars, ces
autos produites sur des plateformes communes, mais d'apparence
différentes pour s'adapter aux marchés locaux.
Holden s'inscrit dans ce mouvement, et présente en octobre 1978 la
Commodore, une voiture étudiée sur base Opel. La crise pétrolière
de 1973 a été à l'origine d'une prise de conscience de la rareté et du
prix des carburants, et a amené tous les constructeurs à concevoir des
automobiles moins encombrantes, plus légères et plus économiques.
A terme, la nouvelle
Holden Commodore (une appellation utilisée chez Opel depuis 1967) doit
remplacer la série HZ. Alors que l'Opel Rekord est une quatre cylindres,
que les
Opel Commodore et Senator sont des six cylindres, la Holden Commodore série
VB est
proposée en six cylindres et en V8. Son aspect est
quasiment identique à celui des voitures allemandes. Pour la première
fois, Holden s'affranchit de l'inspiration US, qui s'est souvent
imposée chez le constructeur australien depuis les débuts en 1948. Le choix d'un
modèle plutôt économique est le
bon, puisqu'un second choc pétrolier secoue l'économie en 1979, et met
de nouveau les constructeurs sous tension. Holden a donc un temps
d'avance.

Holden
Commodore VB, 1978/88. La filiale australienne de la General Motors se
remet en question, en proposant une succession possible à la série HZ,
plus petite de 14 %, mais ne perdant que 4 % d'espace intérieur.
Copyright
Les apparences restent trompeuses.
La Holden est plus qu'une Opel rebadgée. L'adaptation aux
conditions de déplacement en Australie, avec des routes difficiles et
l'omniprésence de la chaleur, a
exigé de nombreuses évolutions, et au final seul 1/3 environ de la
voiture est conforme au modèle allemand, tout le reste ayant été revu
et/ou renforcé. Au final, le coût de développement de la Holden
Commodore VB est
proche de celui d'une automobile totalement nouvelle. 95 906 Holden Commodore
de la série VB sont
produites.

Holden
Commodore VB, 1978/88 -
La Holden
Commodore a plus qu'une ressemblance passagère avec les grandes Opel
contemporaine, mais considérer la Holden comme étant simplement une Opel
assemblée localement serait faire un affront aux ingénieurs et stylistes
de la compagnie, qui ont largement contribué à adapter cette auto à son
nouveau marché.
Copyright
La Commodore série VC lancée en mars 1980 se distingue principalement
par sa calandre de style " eggcrate ". Quelques
évolutions mécaniques permettent un accroissement jusqu'à 25 % et à
cylindrée égale de la puissance. En réaction au second choc pétrolier,
Holden introduit dans la série VC un
quatre cylindres de 1 892 cm3 produit en Australie
que l'on retrouve aussi sur
l'économique Sunbird. Ce modèle, connu sous le nom de Starfire, rencontre un succès mitigé. Son
manque de puissance nécessite de pousser fort la mécanique pour obtenir
des performances acceptables, ce qui contrebalance tout avantage
d'économie de carburant.
121 807 Commodore de la série VC sont fabriquées.

Holden
Commodore VC, 1980/81. La grille de calandre adopte un nouveau dessin
façon " eggcrate ", les performances mécaniques sont améliorées, et Holden
répond au second choc pétrolier en proposant un quatre cylindres de 1
892 cm3, en plus des six cylindres et V8.
Copyright
La série Commodore VH introduite en octobre 1981 bénéficie d'une
nouvelle face avant, plus large d'apparence. Les feux arrière de la berline sont redessinés, dans
l'esprit de ce que Mercedes propose alors. La version quatre cylindres
peine à se vendre. Holden améliore ses
performances. La consommation des moteurs six cylindres est en baisse. Une Commodore SS à vocation sportive est lancée en septembre
1982, équipée des V8 4 141 cm3 ou 5 042 cm3. Les ventes de
Commodore commencent à décliner, leurs mécaniques sont vieillissantes. A
partir d'août 1982, la Commodore
fait face à la concurrence interne de la nouvelle Holden Camira, cousine
de l'Opel Ascona, qui tout en étant moins chère à
l'achat et plus économique à l'usage, offre un volume habitable
très proche.

Holden
Commodore VH, 1981/84.
L'apparence frontale est reconsidérée avec une calandre à lamelles
horizontales. Holden travaille à réduire la consommation de ses moteurs
six cylindres. Un ordinateur de bord permet de mesurer la vitesse
moyenne et la consommation de carburant.
Copyright
L'aspect de la série VK de février 1984 évolue significativement avec
l'apparition d'une troisième fenêtre latérale, comme sur l'Opel Senator. La Commodore
série VK pèse 75 kg de moins que la série VH.
Mais le constructeur n'est pas en
grande forme. L'économique Camira rencontre des problèmes de qualité.
L'antédiluvienne Statesman
accuse le
poids des ans. Ford son principal concurrent ne désarme pas. Le
prix du pétrole s'étant stabilisé, la version quatre cylindres n'est plus
vendue qu'en Nouvelle-Zélande, marché porteur depuis de nombreuses
années pour Holden. De nouvelles dénominations commerciales
apparaissent : les Executive, Berlina et
Calais remplacent les plus anonymes SL, SL/X et SL/E. 133 705 Commodore
VK sont produites.

Holden
Commodore VK, 1984/86. Le plastique se fait plus présent, sur les
protections latérales, la calandre et les pare-chocs. La carrosserie
dispose de six vitres latérales au lieu de quatre. Le haut de gamme
Calais dispose d'un affichage numérique. Ce sont les années 80 !
Copyright
La Commodore série VL constitue une refonte substantielle
de la série VK. Le dessin de la face avant laisse apparaître
des phares plus fins et une calandre de taille réduite. Côté
motorisation, la série VL dispose d'un six cylindres produit par Nissan,
de 2 962 cm3 et 155 ch (sans turbo) ou 204 ch (avec un Turbo), ainsi que
d'un V8 de 5 042 cm3 et 166 ch. Holden annonce sur la série VL des gains de puissance d'environ
33 % et une baisse de la consommation de près de 15 %. Le constructeur australien à
un temps pensé à renoncer au V8 pour échapper à une mise aux normes coûteuse,
mais face au tollé général, il y a renoncé.
Entre février 1986 et août 1988, 151 801 Commodores série VL sont
produites.
Ce sont au total près de 495
000 Holden séries VB à VL qui ont été assemblées en une dizaine d'années.

Holden
Commodore VL, 1986/88. C'est la dernière itération de la première
génération de la Holden Commodore. Les designers ont cherché à adoucir
les lignes. Les phares se sont affinés. La version haut de gamme Calais
affiche même des phares semi-rétractables.
Copyright
La Commodore série VN de 1988 change totalement de carrosserie. Après la VL
qui ressemblait de moins en moins à une Opel, la VN renoue avec la carrosserie de
l'Opel Senator B apparue au printemps 1987. Pour Holden, les affaires
reprennent. Au
même moment, Ford rencontre quelques soucis de qualité avec sa Falcon,
ce qui conduit la clientèle à s'orienter davantage vers les dealers Holden
que Ford. Le niveau de change redevenu défavorable entre le dollar
australien et le yen japonais est à l'origine de l'interruption de
l'importation des moteurs Nissan. La GM conçoit pour les remplacer un
nouveau V6 de 3 791 cm3 et 170 ch, qui sera apprécié pour ses performances et sa consommation modérée. Le V8 de 5
042 cm3 et 166 ch (carburateur) ou 190 ch (injection) reste disponible. Sa
cylindrée est ramenée à 4 987 cm3 en 1990, pour des puissances de 225,
245 ou 272 ch.


Holden
Commodore VN, 1988/91. Sortie en
août
1988, il s'agit d'un modèle conçu à partir de l'Opel Omega et de l'Opel
Senator. Holden produit une version SL destinée aux
administrations, extrêmement basique, qui ne figure sur aucun tarif
grand public.
Copyright
Dans le cadre d'accords entre Holden et Toyota Australia, ce dernier
distribue à partir d'octobre 1988 dans son réseau la Commodore VN
rebadgée, vendue sous le nom
de Toyota Lexcen, en référence à Ben Lexcen, concepteur du yacht qui a
remporté la Coupe de l'America en 1983. Parallèlement, cet accord permet
à Holden d'inscrire à son catalogue deux nouveaux modèles, la Holden Apollo basée sur une Toyota
Camry, et la Holden Nova basée sur la Toyota Corolla.
La Commodore série VP apparue en octobre 1991 bénéficie d'évolutions esthétiques mineures, qui
touchent pour l'essentiel au dessin de la calandre et des feux arrière. La
voie avant est un peu plus large, l'ABS est proposé en option. La
motorisation quatre cylindres n'est plus disponible.


Holden
Commodore VP, 1991/93. Là où son équivalente allemande l'Opel Senator ne
dispose que de six cylindres en ligne dont la puissance varie de 150 à 204 ch, Holden
affiche des V6 et des V8 de 170 à 272 ch.
Copyright
Lato Commodore série VR commercialisée de juillet 1993 à avril 1995 fait
l'objet d'un lifting très conséquent, ne laissant
que les portes et le toit inchangés. L'aspect général apparaît plus
lisse, moins affirmé. A l'arrière, les feux sont surélevés. L'airbag côté conducteur, l'ABS
et le régulateur de vitesse sont présents, de série ou en option.

Holden
Commodore VR, 1993/95. Toute la partie qui entoure le montant C a été
redessinée pour offrir une meilleure visibilité. Les passages de roues
arrière sont ronds, et non plus partiellement droits. Pour améliorer la
sécurité, les feux arrière sont surélevés.
Copyright
La Commodore VS de 1995 permet à Holden d'introduire quelques progrès
sur le plan mécanique. Le nouveau V6 Ecotec (Emissions and Consumption
Optimization through TEChnology) développé pour Buick offre 13 % de
puissance en plus, tout en économisant 5 % de carburant. Holden
associe ce nouveau moteur à une version modifiée de la transmission
automatique GM. La production de la VS cesse en 1997.

Holden
Commodore VS, 1995/97.
Cette génération de Holden, avec les VN, VP, VR et VS,
est
produite de 1988 à 1997 à
près de 625 000 exemplaires, ce qui reste un score
plus que respectable.
Copyright
Pour concevoir la Commodore VT apparue en août 1997, Holden s'est de nouveau tourné vers Opel en
Allemagne. La carrosserie est connue puisqu'il s'agit de celle de l'Omega
B. General Motors songe à intégrer la Commodore VT fabriquée en
Australie
dans la gamme Buick américaine. L'idée est finalement abandonnée en raison des
pressions exercées par les syndicats automobiles nord-américains, qui ne
veulent pas que des emplois échappent à leurs membres. L'étude avec un
volant à gauche a
pourtant été menée, et Holden va rentabiliser les investissements en s'intéressant à certains
marchés d'exportation qui lui étaient jusqu'alors fermés. On
retrouve ainsi la Holden Commodore en Afrique du Sud sous le nom de Chevrolet
Lumina, et au Brésil sous celui de Chevrolet Omega. La série VT est
disponible en versions Executive, Acclaim, Berlina et Calais. En 1999, l'ancien V8 5
042 cm3 est remplacé par un V8 de 5 665 cm3.

Holden
Commodore VT, 1997/2000. Au programme, V6 de 3 791 cm3 (200 ou 233 ch),
V8 de 4 981 cm3 (243 ou 265 ch). La version sportive SS adopte
naturellement le V8.
Copyright
La Commodore VX de 2000 bénéficie de quelques retouches cosmétiques à
l'avant et à l'arrière. Elle constitue la base pour un nouveau
Holden
Ute, mais aussi pour la renaissance du coupé Holden
Monaro. L'ABS équipe
en série toutes les Commodore de la série VX. L'antipatinage est disponible
sur les véhicules à boîte manuelle.

Holden
Commodore VX, 2000/02.
La sécurité a joué un rôle important dans le développement de la série VX.
Outre la présence d'un ABS Bosch, des
recherches approfondies ont été entreprises pour réduire les effets
d'une collision latérale grâce à la modification des montants B.
Copyright
Le dessin de la Commodore évolue de manière bien plus significative sur
la série VY de 2002. Des angles se mêlent aux courbes. C'est surtout visible à
l'arrière de la berline. La même approche est appliquée dans
l'habitacle, où la planche de bord arrondie de la série VT laisse sa
place à un ensemble plus angulaire et symétrique. Pour tenter de reconquérir le marché des
voitures à hautes performances, Holden propose la SV8, dotée du V8 de 5
665 cm3, mais avec la finition de l'Executive d'entrée de gamme.

Holden
Commodore VY, 2002/04. Désormais, les Holden sont équipées d'une
installation audio de marque Blaupunkt. Holden restera fidèle à ce
fabricant jusqu'à la fin.
Copyright
La Commodore série VZ est lancée en août 2004. Dans
l'histoire complexe de ce modèle, nous en sommes à la quatrième et
dernière évolution de cette troisième Commodore, qui n'est pas la
dernière. Elle dispose d'un nouveau moteur
V6 de 3 565 cm3 de 238 ch ou 258 ch. Ce nouveau V6 dit Alloytec offre plus de puissance, de réactivité que le
précédent Ecotec, tout en affichant de meilleures performances
énergétiques. Cette volonté d'optimisation est une constante chez Holden.

Holden
Commodore VZ, 2004/07. L'adoption depuis 2003 sur la VY d'un système à
quatre roues motrices (AWD) donne naissance à la Holden Adventra, un
crossover surélevé. Hélas, l'Adventra n'atteint pas ses modestes
objectifs de vente.
Copyright
De juillet 2006 à juin 2013, les Holden
Commodore sont connues en tant que série VE, puis VF
jusqu'en décembre 2016. On peine à comprendre la logique qui préside à ces
dénominations, qui s'intercalent entre les Commodore VC de mars 1980 et
Commodore VH d'octobre 1981. Contrairement aux séries
précédentes qui ont utilisé des bases Opel, la série VE est une voiture
inédite, inconnue chez Opel. Son aspect bien que très " international ",
voire " passe-partout " , est inédit. Les moteurs sont ceux de la
précédente série VZ. On retrouve la Commodore VE en
Amérique du Nord en 2008 et 2009 sous le nom de Pontiac G8, juste avant
l'abandon de la marque en octobre 2010.

Holden Commodore VE
série 1, 2006/2010. Elle est proposée en versions Berlina et Calais.
Contrairement à toutes les séries précédentes qui utilisaient des
plates-formes d'origine Opel adaptées à la fois mécaniquement et en
taille au marché australien, la VE est la première Commodore à être
développée exclusivement par Holden en Australie.
Copyright

Holden Commodore VE
série 2, 2010/2013. Commercialisée en septembre 2010, la VE série 2
bénéficie d'un nouveau carénage avant, de phares redessinés, de nouvelle
jantes en alliage, etc ... Le tableau de bord et la console profitent
également de diverses améliorations.
Copyright
La Holden Commodore série VF
apparaît en juin 2013.
C'est une évolution essentiellement cosmétique de la VE, avec des formes
extérieures plus sculptées et un habitacle de nouveau modernisé. Une version
améliorée de la Commodore (SS V) est exportée vers les Etats-Unis où elle
est commercialisée sous la désignation de Chevrolet SS. La Vauxhall VX
R8 diffusée en Grande-Bretagne est une Holden Commodore préparée par la
division
Holden Special Vehicles (HSV).

Holden Commodore VF
série 1, 2013/2015. Malgré la force de ses 65 ans d'histoire, Holden
peine à rentabiliser ses productions sur un marché de plus en plus
concurrentiel, dominé dans cette zone du monde par les voitures
asiatiques à bas coûts.
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Holden Commodore VF
série 2, 2015/2017.
En décembre 2013, la General Motors annonce la fin de la production
australienne de Holden à l'horizon 2017.
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En 2017, Holden confirme mettre fin à la production de la Commodore en
Australie. Le futur modèle sera importé.
Le choix de conserver ce nom Commodore fait suite à une étude de
marché qui révèle que le public reste attaché à cette
dénomination introduite en 1978. La Commodore ZB est présentée en
décembre 2016. C'est une Opel Insignia rebadgée. C'en est fini des
variantes V8 à propulsion. Elles laissent leur place à la traction avant ou
à la transmission intégrale, mais uniquement en quatre ou six cylindres. Le public
hurle à l'usurpation d'identité.
Une voiture de cette taille - elle est
en effet plus petite que la série VF - sans V8, sans propulsion, ne mérite pas
de porter le nom de Holden. Les Commodore de la série ZB se vendent mal, et sont bradées en occasion. En
décembre 2019, le constructeur annonce la fin de la partie. La Commodore
est abandonnée début 2020, quelques mois avant que le nom de Holden ne
disparaisse lui-même, sur l'autel de la mondialisation et de la
banalisation.

Holden Commodore ZB, 2018/2020.
Il ne s'agit plus d'une voiture produite en Australie. Le public n'est
pas dupe, et abandonne à son triste sort cette Opel Insignia rebadgée.
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Holden Statesman et
Caprice, 1990/2017
En mars 1990, six ans après l'arrêt de la Statesman, et pour répondre à
une demande qui ne s'est pas éteinte, Holden relance ses berlines " full
size ", sous les désignations Statesman et Caprice série VQ. Le châssis
à empattement long est emprunté au break Commodore série VN en cours de
production. Par
rapport à la berline Commodore ordinaire, l'empattement augmente de 9,5
cm, la longueur totale de 11 cm, et la largeur de 1,6 cm.

Holden Caprice et
Statesman VQ, 1990/1994. Avec ses grandes surfaces vitrées, le style de ces Holden
" full size " est troublant. Le dessin de la lunette arrière détonne.
Copyright
Côté style, la parenté Opel, même si elle s'est estompée, n'est pas
totalement oubliée.
Le dessin de la calandre est
beaucoup plus formel sur les Statesman et Caprice que sur la Commodore.
Le dessin des surfaces vitrées derrière le
montant C donne l'impression d'une lunette arrière enveloppante,
à la manière de la Ford Scorpio contemporaine.
En 1991, sur la série VQ phase 2, l'ABS est proposé en
option sur la Statesman, et en série sur la Caprice. En plus du V8, la Statesman est disponible avec un six cylindres de 3 791 cm3. Le V8 4 987
cm3 reste disponible sur les deux versions. Fin 1993, sur la phase 3,
la série VQ profite d'une mise à jour cosmétique, qui comprend une calandre
et un becquet de coffre couleur carrosserie. Les Statesman et Caprice série VR lancées en mars
1994 adoptent les évolutions de la Commodore VR apparue en 1993.

Holden Statesman &
Caprice VR. Sous cet angle, la Holden apparaît comme un pot-pourri de
différentes tendances de style, d'inspiration japonaise, coréenne,
américaine et évidemment allemande.
Copyright
La série VS est lancée en avril 1995. Des révisions
sont apportées en septembre 1996 et en juin 1998. Holden créé l'événement
avec la série limitée Statesman International, diffusée une première fois
en octobre 1995,
puis de nouveau en février 1997. Ces voitures intègrent de nouveaux
équipements parfois inédits : lecteur de CD Rom, télécommande sur le
porte-clés, airbag passager.
Holden Special Vehicles (HSV) lance la version Grange en octobre 1996, en tant
que variante sportive de la Caprice.

Holden Statesman VS.
Si l'avant apparaît classique, le dessin des vitres et du coffre arrière
de cette Statesman est bien plus singulier, ce qui fait encore d'une
Holden une automobile qui se différencie de la masse.
Copyright
Les Statesman / Caprice ont vécu de 1974 à 1984.
Il s'en est suivi une interruption de six ans. Ces modèles ont été
relancés en 1990 via les séries VQ, VR et VS, produites jusqu'en
1999. Une toute
nouvelle génération dite série WH apparaît en juin 1999. La série WH arrive deux ans
après le lancement de la Commodore VT, modèle sur lequel elle prend
appui. La structure de
l'offre est inchangée : la Statesman standard, la Caprice comme produit
phare, et par épisodes la Statesman International.
Les portes et le pare-brise sont de nouveau partagés
avec la Commodore. L'empattement gagne 29 cm. Holden propose
d'abord un V6 de 3 791 cm3 et 233 ch, ainsi qu'un V8
de 5 665 cm3 qui atteint 300 ch. La protection des passagers est
grandement améliorée, avec des prétensionneurs de ceintures et des
airbags latéraux. Si ceux-ci se déclenchent, les portes se
déverrouillent automatiquement, le moteur et la pompe à carburant
s'arrêtent, et toutes les lumières extérieures s'allument. Le dessin de
la calandre permet de différencier la Caprice de la Statesman. Les
versions spéciales HSV sont toujours disponibles, avec un équipement
largement renforcé. La version HSV Grange fait un retour en juin
1999.

Holden Statesman WH,
2001/03. La calandre est grillagée, contrairement à celle de la Caprice
qui présente une face barrée de motifs uniquement verticaux.
Copyright

Holden Caprice WH,
2001/03. On note un retour appuyé aux courbes généreuses, et l'adhésion
à un courant stylistique favorable aux larges bandeaux de feux arrière.
Copyright
Sur la série WK lancée en mai 2003, le
style tout en courbes de la série WH cède un peu de place à des lignes
plus anguleuses. A l'arrière, les feux au dessin inédit sont séparés par
une bande de tôle, plutôt que d'être reliés par une bande horizontale en
plastique. L'ensemble plus aérodynamique affiche un cx de 0,30. D'autres
évolutions touchent au dessin des pare-chocs, des enjoliveurs de roues,
de la planche de bord et de la console centrale.
Une liste impressionnante d'équipements est proposée sur la HSV Grange
:
jantes en alliage, système audio Blaupunkt à 12 haut-parleurs,
lecteur de CD, climatisation bi zone, sièges et garnitures en cuir,
régulateur de vitesse, réglage de mémoire du siège conducteur et des
rétroviseurs, lecteur DVD avec deux écrans de sept pouces à l'arrière,
capteurs de stationnement, volant multifonction gainé de cuir, verrouillage centralisé à distance, ordinateur de bord, filet de
chargement, anti-démarrage, freins plus performants, kit carrosserie HSV
exclusif avec des pare-chocs au dessin différent, des jupes latérales et
un becquet sur le couvercle de coffre, etc ...

Holden Statesman WK
phase 1, 2003/04. Le discret becquet arrière permet d'améliorer le
coefficient de pénétration dans l'air.
Copyright

Holden Caprice WK
phase 2, 2003/04. Le développement de lignes plus incisives saute aux yeux
après les arrondis plus rassurants de la série WH. Le changement est
surtout d'ordre cosmétique.
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Proposée en
août 2004, la série WL est équipée d'un nouveau V6 Alloytec de 3,6 litres, qui
succède à l'Ecotec de la WK.
Plusieurs nouvelles fonctions sont ajoutées, en particulier une répartition électronique
de la force de freinage.
En 2005, la General Motors commence à exporter la Statesman en Chine, où
elle est badgée Buick Royaum. Elle ne trouve toutefois pas son public, totalisant
2 008 ventes en 2005 et 3 631 ventes en 2006. La Statesman est aussi
diffusée en Corée du Sud sous la marque Daewoo. En 2005, près de 2 000
voitures y sont exportées. La HSV Grange poursuit son chemin avec un
équipement toujours aussi conséquent.

Holden Statesman
International WL, 2005/06. L'International correspond à une série
limitée.
Copyright

Holden Caprice WL
phase 2, 2004/06. L'ultime évolution de cette série après une carrière de
sept ans sous les désignations WH, WK et WL.
Copyright
Les
Statesman / Caprice de troisième génération sont lancées au même moment
que la Commodore VE en juillet 2006. Cette concomitance de lancement est
une pratique nouvelle. Contrairement aux séries précédentes, la série WM
ne partage plus son architecture avec une Opel, et les portes
arrière sont différentes de celles montées sur la Commodore. Holden par
ce biais cherche à créer une plus grande différenciation entre les
Statesman/Caprice et la Commodore.
La Holden série WM est exportée au Moyen-Orient sous le nom de Chevrolet
Caprice.
En Chine, le modèle sœur est produit sous le nom de Buick Park Avenue
entre 2007 et 2012, utilisant principalement des pièces d'origine locale.
En 2008, Holden reprend les
exportations de la Caprice vers la Corée du Sud sous le nom de Daewoo
Veritas. La voiture est adaptée aux exigences locales pour des véhicules
à faibles émissions. Ce modèle est supprimé en 2010 avec l'abandon de
la marque Daewoo au profit de Chevrolet. En Australie, la Statesman
disparaît la même année. Elle est remplacée dans une phase 2 par une
version de la Caprice moins bien équipée.

Holden Statesman WM,
2006/10. L'époque où une Holden était identifiable au premier coup
d'oeil est bien révolue. La nouvelle WM pourrait être aussi bien
produite en Amérique du Nord qu'en Europe. D'ailleurs, Holden maintient
tant bien que mal son rang grâce à ses exportations.
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De 2011 à 2017, la Holden Caprice est vendue en Amérique du Nord en tant
que voiture de police, sous le nom de Chevrolet Caprice PPV (Police
Patrol Vehicle). Elle
reprend un intérieur de Commodore bas de gamme, et se présente comme une
alternative à la Chevrolet Impala produite au Canada.
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En 2013, Holden sort la dernière série de Caprice fabriquée en
Australie, la WN. C'est la Caprice la plus aboutie et le plus sûre
jamais construite, qui intègre les technologies les plus récentes : écran
tactile de huit pouces, entrée sans clé, assistance au stationnement, affichage tête haute sur le pare-brise, système
d'avertissement de sortie de voie, etc ... Deux moteurs sont proposés,
un V6 GPL ou un V8 de 6 litres et 349 ch ! La phase 2 de 2015 profite
d'une mise à jour du V8 dont la cylindrée est portée à 6,2 litres. La
dernière HSV Grange de la série WN voit la puissance du 6,2 litres
portée à 456 ch !

Holden Statesman WN,
2013/17. L'ultime vraie Holden, qui clôt près de sept décennies de
production automobile australienne.
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Holden Torana,
1967/80
Afin de toucher une nouvelle clientèle plus jeune aux moyens
financiers plus modestes, et pour faire face à la concurrence japonaise
qui fourbit ses armes, Holden lance en mai 1967 la
nouvelle Torana (envolée en langue indigène) série HB qui vient se positionner
parallèlement à la berline et au break de la série HR apparus en avril 1966. La
Torana est une voiture de taille
moyenne produite localement, en deux portes, étroitement dérivée de la Vauxhall Viva
commercialisée en Grande-Bretagne en 1966. Elle remplace sur le marché
australien la Vauxhall Viva de première génération (1963/1966) qui était
jusqu'alors importée. La Holden se différencie de sa soeur britannique
par le dessin de sa calandre, ses feux ronds, et le dessin du panneau arrière qui ne comporte pas
d'évidement pour la plaque d'immatriculation. La Holden
Torana de série HB est dotée d'un quatre cylindres de 1 159 cm3 et 56 ch, avec
trois niveaux de finition : Standard, Special et Premier

Holden
Torana HB phase 1, 1967/68. Cette compacte - à l'échelle du marché local
- permet à Holden de faire face à la concurrence exacerbée des voitures
japonaises, qui vient s'ajouter à celle des constructeurs britanniques
et de VW.
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Vauxhall
Viva (deuxième génération), 1966/1970.
La Viva HB succède à la Viva HA en septembre 1966. Elle est plus grande
que la HA, dans un style proche de celui des Chevrolet Impala/Caprice
contemporaines, à une échelle moindre évidemment.
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La Torana HB Brabham
est commercialisée à partir d'octobre 1967. Son nom fait référence au
pilote australien de Formule 1, Sir Jack Brabham. Grâce à deux
carburateurs Zenith-Stromberg, la puissance est portée à 79 ch. Elle
n'est disponible qu'en boîte manuelle, et se distingue par ses jantes
plus larges et sa décoration spécifique,
avec des badges d'identification Brabham.
Début 1968, Holden propose la Torana " Serie 70 ". Grâce à un taux de
compression plus élevé et à l'adoption d'un carburateur Zenith-Stromberg, la
puissance atteint 69 ch.


Holden
Torana Brabham HB, 1967/68. Les
spécialistes du marketing ont sans doute pensé apporter de la crédibilité
à leur version " performante " (79 ch !) en lui adjoignant l'appellation
Brabham, du nom du champion du monde de F1 en titre.
Cette première Torana de la série HB est produite à 16 318 exemplaires.
La HB phase 2 est proposée en
septembre 1968. Les panneaux de carrosserie ne sont plus importés, mais
produits en Australie. La Torana est désormais disponible avec une
carrosserie quatre portes. Le volant est emprunté à la Holden HK, la
berline lancée en janvier 1968, et
plusieurs autres composants sont de fabrication locale, et non plus
importés. La Brabham Torana devient une version à part entière,
disponible uniquement en deux portes. La série HB phase 2 est produite à
20 243 exemplaires.

Holden
Torana HB phase 2, 1968. Après vingt ans de quasi-monoculture, Holden
étend son offre en quatre portes avec un modèle plus accessible que l'imposante berline HK.
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Holden
Torana HB phase 2, 1968. Bien qu'il s'agisse d'une conventionnelle SL
deux portes, le constructeur australien met en avant l'aspect sportif de
la Torana qui se concilie avec un prix de vente compétitif.
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Une deuxième génération de Torana, la LC, est
commercialisée en octobre 1969. Ce n'est plus uniquement une Vauxhall
Viva à la sauce locale. Confirmant son éloignement de la tutelle
britannique, Holden ajoute à l'offre moteur deux mécaniques six
cylindres en ligne, un 2 261 cm3 et un 2 654 cm3. Le capot moteur est
plus long pour accueillir ces plus gros moteurs. Sur ces six cylindres,
l'empattement est porté de 2,43 mètres à 2,54 mètres. Le quatre cylindres de 1 159 cm3 développe au choix 56 ch ou 69 ch. La préparation Brabham n'est pas transférée sur la série LC. En
juillet 1971, un quatre cylindres 1 599 cm3 et 80 ch d'origine Vauxhall est
ajouté à la gamme.

La
Torana série LC adopte une nouvelle forme de carrosserie à l'arrière
du montant B. Le pare-brise et les portes avant sont reprises
de la série HB.
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Holden Torana LC.
Holden se détache du style Vauxhall. Ce pur produit de la General Motors
adopte certains traits de style emprunté à Chrysler. Son arrière en
pente douce ressemble à s'y méprendre à celui de la Sunbeam Avenger
apparue en février 1970, elle-même inspirée par les " grosses " Chrysler
américaines.
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La Torana série LC GTR remplace la série LB Brabham,
mais avec plus de
muscle, puisqu'elle dispose d'un six cylindres de 2 639 cm3 (2 835 cm3 en
juillet 1971).
En août 1970, la Torana GTR XU-1, version ultraperformante, est
développée pour la course. Son six cylindres 3 043 cm3 affiche 160 ch,
grâce à trois carburateurs Zenith-Stromberg et à un équipement mécanique
hautes performances. Remportant de nombreuses courses de voitures de tourisme et
en rallyes, c'est une version très populaire en Australie. Holden produit 74 672 Torana LC.

Holden Torana LC GTR. "
Pour les conducteurs qui prennent leur plaisir directement ".
Après les HB et LC, la Torana série LJ apparaît en
février 1972.
De nombreux composants mécaniques proviennent de la LC. Le choix des
moteurs proposés est remanié, en quatre et six cylindres (diverses cylindrées et puissances). Le
six cylindres
de 3 310 cm3 également
disponible dans la gamme des grandes berlines HQ équipe la
Torana LC GTR. La version de course conserve la désignation GTR XU-1, avec
une puissance de 190 ch. La Torana LJ est exportée en Corée du Sud en CKD,
où elle est distribuée par le réseau de la GM sous la
désignation de Chevrolet 1700. Cette version coréenne n'attire que 8 105 acheteurs
jusqu'en 1978.

Holden Torana LJ GTR
XU-1. L'équivalent australien des Chevrolet Chevelle SS, Dodge
Challenger, Oldsmobile 442, Plymouth Barracuda ou Pontiac GTO.
Côté puissance et dimensions, Holden reste toutefois un cran en dessous
de ses homologues US.
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Le nombre de tués sur les routes fait de plus en
plus réfléchir les autorités et le public. Les voitures
surpuissantes sont dangereuses et
gourmandes en carburant. Le phénomène est le même en Australie qu'aux Etats-Unis.
Les primes d'assurance flambent. Les politiques font pression sur les
constructeurs pour arrêter cette escalade. Les
muscle cars passent bientôt de mode. Chrysler, Ford et la GM sont
directement impactés. Holden préfère dans ce contexte
différer le lancement d'une Torana V8 qu'il a dans ses cartons.
Au total, 81 813 LJ Toranas sont construites jusqu'en 1974.

Holden Torana SL LJ.
Avant-guerre, Holden habillait des châssis américains et européens assez
réputés. Est-ce à ce passé que le constructeur australien veut ici faire
référence ?
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En février 1974, la série LJ quatre
cylindres cède sa place à la série TA, qui n'est qu'une LJ ayant bénéficié
d'un lifting. Celui-ci comprend un ensemble calandre avant en plastique de
couleur carrosserie et de nouveaux feux arrière. Cette Torana TA permet de
faire la jonction avec la " world car " Holden Gemini
disponible en mars 1975.
Elle n'est produite que pendant près d'un an, et uniquement
pour le marché australien, ce qui explique sa faible diffusion de 11 034
unités.
En mars 1974 apparaît
une troisième génération de Torana, d'abord identifiée sous la série LH. La carrosserie est inédite. Fait rare
sur une automobile, la LH est équipée au choix avec trois types de moteurs :
quatre, six ou huit cylindres. Le quatre cylindres est un 1 897 cm3
d'origine Opel. Cette nouvelle génération de Torana offre plus d'espace
intérieur, et capitalise sur ce qui a fait la réputation des séries
précédentes, c'est-à-dire un rapport poids/puissance favorable, une très
bonne maniabilité et une construction solide.

Holden Torana LH 1900.
Elle ressemble à l'Opel Ascona allemande, dont elle emprunte dans cette
version 1900 le moteur.
En six cylindres, on
trouve un 2 835 cm3 et un 3 298 cm3. En huit cylindres, il s'agit du
4 141 cm3. Les phares sont ronds sur la quatre cylindres, rectangles sur les
six
et huit cylindres. La Torana V8 est commercialisée sous l'appellation SL/R
5000, et arbore des spoilers avant et arrière, ainsi que des adhésifs au nom
de cette version. Elle n'est disponible qu'en boîte manuelle 4 vitesses. Une
version L34 remplace la GTR XU-1, mais elle n'est produite qu'à 263
exemplaires. Holden propose quelques séries spéciales pour animer les
ventes. Elles ont pour nom Torana G-Pak et Torana S en six cylindres,
Torana Plus 4 en quatre cylindres. 70 184 Holden LH sont produites.
La série LX apparue
en février 1976 bénéficie de retouches minimes. Elle est toujours
disponible en quatre, six et huit cylindres. Les contours des vitres latérales sont
passés de la couleur de la carrosserie au noir. Outre la berline, Holden
propose une version deux portes à hayon, sauf sur la quatre cylindres. En
juillet, pour répondre à de nouvelles normes, la puissance des moteurs
est réduite.

Holden Torana SL/R LX.
Le dessin de la calandre est retouché sur cette nouvelle série.
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Holden Torana SS
Hatchback LX. Ce type de carrosserie répond à une demande croissante
d'automobiles destinées aux loisirs, qui permettent de charger toutes
sortes d'équipements et d'accessoires.
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En novembre 1976, la Torana quatre cylindres devient la Holden Sunbird LX. Les Torana
six et huit cylindres poursuivent leur
carrière. La Sunbird n'est disponible qu'avec un seul niveau de
finition, en quatre ou trois portes avec hayon, en boîte manuelle ou
automatique. On la distingue de la Torana grâce à ses trois barres verticales de
calandre et à ses enjoliveurs spécifiques. On compte 65 977 Torana et Sunbird de la série LX produites.

Holden Sunbird LX.
Holden simplifie son offre avec cette version à bas prix, sans oublier
de procurer une touche sympathique à ce type de produit, avec des
teintes vives et un nom qui chante.
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L'introduction de la Torana UC en mars 1978 coïncide avec la disparition
de la variante sportive SL/R. L'apparence frontale de la série UC est
complètement revue, et s'approche plus que jamais de ce que l'on retrouve chez Opel sur
l'Ascona, avec notamment des phares rectangulaires.
L'offre est réduite à deux niveaux d'équipement et deux moteurs six
cylindres déjà connus, de 2 835 cm3 et de 3 298
cm3. Toutefois, un
" De luxe pack " permet à la Torana UC de rivaliser avec la Ford Cortina Ghia TE.
Pour suppléer à la
disparition du V8, certains distributeurs proposent le montage d'un
turbo, une installation validée par l'usine, sous la désignation SL/T.
Trente-trois de ces kits auraient été installés, ce qui fait de la SL/T une
automobile rarissime.
La
présentation de la Commodore VB en octobre 1978 qui reprend la
carrosserie des grandes Opel allemandes (Rekord, Senator, Commodore) fait
prendre conscience à Holden que la Torana est trop proche en taille de
la Commodore. La Torana UC est donc retirée du catalogue en 1979, après une production d'environ 55 000 exemplaires.

Holden Torana UC.
Peter Brock (1945/2006), est un pilote
automobile australien, surnommé " Peter Perfect ", " The King of the
Mountain " ou encore " Brocky ". Fréquemment associé à
Holden pendant plus de quarante ans, il a néanmoins piloté des
véhicules pour différents constructeurs européens : BMW, Volvo, Peugeot,
Porsche, Ford ...
La Sunbird poursuit sa carrière sous le nouvel
habillage de la série UC, avec le quatre cylindres d'origine Opel, et trois niveaux de finition, standard, SL et SL/E. Les
dernières Sunbird série UC héritent d'un nouveau quatre cylindres Starfire Four de 1 892 cm3 produit en Australie, partagé
avec la
version australienne de la Toyota Corona et par la plus économique des Holden Commodore. La
carrosserie à hayon est supprimée
pour le millésime 1980, et il ne subsiste donc que la berline. La dernière Sunbird est produite en septembre 1980. La Commodore
quatre cylindres assure la relève sur le segment des berlines de taille
moyenne, jusqu'à l'arrivée de la Holden Camira en 1982, version locale de la " J-Car " à traction avant de la General Motors.

Holden Sunbird LX. La
Sunbird est un échec commercial. Son quatre cylindres Opel manque de
tripes. Bientôt remplacé par un moteur Starfire de production locale,
celui-ci ne fait guère mieux. Il hérite d'ailleurs du surnom de misfire
(raté !). Heureusement, la Camira de 1982 va permettre un temps à Holden
de contrer l'envahisseur japonais.
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Un peu plus de 55 000 Torana et Sunbird de la série UC sont
produites.
Holden Camira
En août 1982,
la
Holden Camira succède à la Sunbird, et dans une moindre mesure
à la Torana. Malgré son nom de baptême à consonance très
" Toyota ", elle n'a rien à voir avec un quelconque modèle japonais. Camira
signifie " vent " en langue autochtone. La nouvelle venue emprunte la plateforme dite " J-Car " de
la GM, qui sert de base technique à plusieurs modèles : Chevrolet
Cavalier, Chevrolet Monza, Buick Skyhawk, Oldsmobile Firenza, Cadillac
Cimarron, Pontiac J2000, 2000 et Sunbird, Isuzu Aska, Opel Ascona et
Vauxhall Cavalier.
La Camira est
bien accueillie. Un seul moteur
est disponible, un 1,6 litre de 86 ch. Quatre niveaux de finition sont
proposés : SL, SJ, SL/X et SL/E. Elle diffère de l'Ascona par le dessin
original de ses pare-chocs, du capot moteur et de la lunette arrière.
Pour le reste, on retrouve les formes de la voiture allemande. Le style
intérieur rappelle ce qui se fait alors chez les constructeurs japonais,
confirmant l'influence d'Isuzu dans son développement.
Son lancement
est accompagné d'une campagne marketing de grande ampleur, peut-être un
peu surfaite. Les Australiens achètent en masse la nouvelle Holden qui
par sa modernité - traction avant - surclasse ses concurrentes. Ils en
font immédiatement un best-seller, même si au désarroi de Holden elle
cannibalise en partie les ventes de la Commodore.

Holden Camira JB. Avec
cette traction avant, Holden prend une longueur d'avance sur les très
classiques
Mitsubishi Sigma, Toyota Corona, Datsun Bluebird et Mazda 626 à
propulsion arrière qui occupent jusqu'alors le créneau des berlines
moyennes.
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La Camira
série JB est d'abord commercialisée en berline, version rejointe par un
break en mars 1983. Le break est de conception Holden,
puisque l'on ne retrouve pas ce type de carrosserie sur les autres " J-Car
". Une berline cinq portes est étudiée en Australie, mais elle n'atteint
pas le stade de la production. Son coût de développement a été
jugé excessif par les dirigeants de la firme, qui doivent effectuer
quelques arbitrages face aux premières difficultés financières.
A l'usage, les
conducteurs sont désorientés par le manque de couple de la voiture, car
ils
sont plutôt rodés aux gros moteurs coupleux et paresseux. Les
Australiens ne sont
pas habitués à entretenir correctement la Camira. Ils ne respectent pas
les intervalles préconisés et utilisent des liquides de refroidissement inadaptés,
ce qui génère des fuites d'huile, des surchauffes, etc ...
Pire encore, le manque d'expérience de la main-d'œuvre Holden dans
l'assemblage de ce type d'automobile entraîne après quelques milliers de
miles des
défauts de qualité. Des éléments en plastique (pare-chocs ...) sont mal
fixés, des joints mal positionnés n'assurent pas leur fonction. La Camira tend à fuir de partout, et subit une corrosion précoce. Elle se
taille une mauvaise réputation de qualité, dont elle ne se remettra
jamais.
Néanmoins,
avant que le grand public ne réagisse défavorablement,
85 725 Camira JB sont produites entre août 1982 et novembre 1984.

Holden Camira JB.
Encouragé par le revirement étonnant que Volkswagen en quasi-faillite a
réussi avec la Passat moderne en Europe la décennie précédente, GM a
créé la J-car pour reconquérir le monde sous les marques Opel, Vauxhall,
Chevrolet, Pontiac, Buick et Cadillac, Isuzu et Holden.
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La deuxième série de Camira, la JD, apparaît en novembre 1984. Les
malheurs de la série JB appartiennent désormais au passé. Le niveau de
qualité s'est considérablement amélioré. La JD fait
peau neuve avec une face avant plus aérodynamique, caractérisée par une
absence de calandre conventionnelle. La qualité des composants est revue
à la hausse. Le quatre cylindres 1,6 litre est
maintenu sur la SL, tandis que les versions supérieures SL/X et SL/E
adoptent un 1,8 litre à injection, qui développe 114 ch. Une boîte 5
vitesses équipe ces versions supérieures (contre 4 pour la SL).
Le 1,6 litre est abandonné en 1986, ne répondant plus aux nouvelles
normes qui exigent l'utilisation d'essence sans plomb. Même le 1,8 litre
doit être revu pour s'adapter à cette nouvelle contrainte, ce qui lui fait
perdre de la puissance. Holden produit
36 953 Camira série JD jusqu'en avril 1987, ce qui hélas confirme le
désintérêt du public pour ce modèle à la réputation définitivement
ternie.

Holden Camira JD.
L'aspect de la Camira suit les tendances de style du moment, et
l'assemblage en usine est enfin digne de l'image de qualité de Holden.
Mais le mal est fait, et la Camira série JD ne parvient pas à faire
oublier auprès de la clientèle les malheurs de la série JB.
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La série JE succède à la série JD en avril 1987. Un moteur 2 litres à
injection remplace le 1,8 litre. Il délivre 114 ch. Les journalistes
spécialisés affirment qu'un moteur de ce type aurait dû être introduit
dès 1982 sur la série JB, quitte à gêner encore un peu plus la
Commodore. L'évolution stylistique est mineure, avec l'ajout d'une mince
calandre à l'avant, d'un nouveau dessin de capot, de roues plus grandes
et de nouveaux enjoliveurs. 29 129 exemplaires de la série JE sont
produits jusqu'en août 1989. Elle est remplacée par la Holden Apollo, une Toyota Camry rebadgée.
Les Japonais vont pouvoir revenir en force, sur un créneau où Holden s'est grillé
tout seul.

Holden Camira JE. La
série JE à force d'améliorations continues est devenue une excellente
voiture, particulièrement endurante. Mais c'est trop tard, et la Camira,
à l'issue de trois séries, tire sa révérence après une carrière de sept
ans.
Holden Monaro,
1968/1978
La Holden Monaro est un coupé à propulsion arrière produit en Australie
de 1968 à 1978, puis réintroduit de 2001 à 2005. Neuf mois avant son
lancement, le coupé Holden n'a toujours pas de nom. Des centaines de
suggestions sont passées au crible, mais aucune ne remporte franchement l'adhésion.
A la même époque, un styliste de la firme voyage durant ses vacances près
de la ville de Cooma, en Nouvelle-Galles du Sud, quand une enseigne
attire son attention, celle du conseil du comté de Monaro : Monaro
County Council. Monaro évoque d'autres noms à l'image forte, comme
Camaro, Monaco ou Marlboro. Enthousiaste, il propose cette appellation à
son employeur, qui s'empresse de l'utiliser.

Monaro, ce nom évoque évidemment le
coupé sportif de Chevrolet, mais il a aussi une certaine similitude avec
la marque de cigarettes Marlboro.
Sur la première période, on distingue les séries HK, HT et HG produites
de 1968 à 1971, puis les HQ et JS proposées de 1971 à 1975. La Monaro
ouvre de nouveaux marchés à Holden. Son dessin est inédit, et permet au
constructeur de mieux affirmer son identité de marque. La Monaro colle parfaitement à son époque,
celle des muscles cars. De 1973 à 1977, elle sera également disponible sous forme de
berline quatre portes.
La Monaro première du nom, série HK, est
commercialisée en juillet 1968, soit sept mois après la berline et
le break de la série HK. Ce coupé à toit rigide à deux portes sans pilier est basé sur la
berline Kingswood. Il occupe immédiatement une place de choix dans les show-room des
distributeurs. Il est
disponible en trois niveaux de motorisation et d'équipement : base, GTS et GTS 327. La version
de base dispose d'un six cylindres de 2 637 cm3 et 116 ch, la GTS d'un
six cylindres
de 3 043 cm3 et 118 ch. L'une et l'autre peuvent être dotées en option d'un V8
Chevrolet de
5 025 cm3 et 213 ch. La GTS 327 est équipée, on s'en doute, d'un
327 ci (5 360 cm3) de 250 ch, disponible uniquement avec
la transmission manuelle à quatre vitesses. Cette dernière se taille
un joli palmarès sur les circuits australiens.
Le dessin de la Monaro
est unique, bien que l'on puisse y déceler l'esprit de certaines
Chevrolet de la fin des années 60, comme la Camaro ou la Nova. La bande
noire sur le capot est positionnée en face du conducteur. Aucun designer
en particulier n'a signé ce dessin. Ce travail d'équipe a été
supervisé par
Joe Schemansky, directeur du design.

Holden Monaro GTS HK.
Elle adopte tous les ingrédients des muscle cars américaines : couleurs
vives, bandes noires, marquage bien visible, jantes sport, ouïes d'aération
moteur, etc ...
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En juin 1969, la série HT bénéficie de retouches
esthétiques mineures. La grille de calandre est en plastique et non plus
en métal. Les feux arrière sont dissociés et reliés par un panneau de
teinte noire. Les rayures noires sont peintes au centre du capot, tant à
l'avant qu'à l'arrière. Enfin, la HT présente deux prises d'air sur le
capot moteur, qui sont plus là pour le décorum que par nécessité. Outre
les six cylindres, La Monaro HT est disponible avec trois V8
différents, 4 141 cm3 et 188 ch, 5 025 cm3 et 213 ch, et au sommet sur
la version GTS un 5 733 cm3 (le fameux 350 ci) de 304 ch d'origine
Chevrolet. Cette dernière remplace naturellement la GTS 327.


Holden
Monaro GTS 350. La mention 350 fait référence à la cylindrée exprimée en
CU. Par sa cylindrée et sa puissance, cette version s'inscrit dans
la même philosophie que les " muscle cars " américaines.
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En juillet 1970 apparaît la troisième série de la Monaro, dite HG,
toujours avec trois niveaux : standard, GTS et GTS 350. Les bandes décoratives,
quand elles sont présentes, longent le bord supérieur des ailes, et se terminent juste
avant le montant arrière. Un badge Monaro est fixé sur ces montants. Les
moulures de passage de roues sont supprimées. Les caractéristiques
techniques sont pour l'essentiel identiques à celles de la série HT.
Tout au plus a-t-on adouci les suspensions et augmenté la taille des
freins à disque.

Holden Monaro HG. En
trois ans, c'est la troisième série pour ce modèle, avant un restyling plus profond qui intervient en juillet 1971.
L'aspect de la
Monaro est
totalement reconsidéré sur la série HQ présentée en juillet 1971. Trois
versions sont proposées, la version de
base et la LS (Luxe Sport) sont disponibles en six ou huit cylindres. La GTS
n'est proposée qu'avec des V8 : 4 141 cm3 et 188 ch, 5 042 cm3 et
243 ch, ou 5 733 cm3 et 279 ch. Seules les LS et GTS
ont accès au puissant 5 733 cm3. Les lignes toutes en rondeurs de la première Monaro
sont remplacées par des traits plus acérés, et la
lunette arrière est plus vaste. La Monaro perd un peu de sa virilité. Elle apparaît toutefois comme l'une des plus
jolies Holden de tous les temps.
ri">Toutes les berlines
Holden de la série standard ont eu droit à
leur version pick-up Ute à partir de 1951. Cette saga à succès qui marie
l’élégance d’une berline avec l'aspect pratique d’un pick-up a survécu jusqu’en
2017, année de fermeture de la dernière usine Holden.
Le premier
Holden Ute apparaît en 1951. Le Ute dispose d'une cabine deux portes, et
d'une zone de chargement ouverte avec un plancher renforcé et une porte
rabattable. Il reprend l'empattement de la


Holden Monaro HQ.
Même si la Monaro HQ présente un
aspect assagi, moins sportif que celui des séries HK, HT et HG, elle est
considérée comme l'une des plus belles autos conçues en Australie.
En 1973, l'apparition de très larges bandes de peinture sur le capot moteur et le couvercle de
coffre de la GTS coïncide avec l'arrivée dans la gamme de la Monaro en
configuration berline quatre portes. La version 350 GTS
perd de son prestige, en raison notamment de la
suppression des adhésifs " 350 " en 1974. La demande évolue
vers des automobiles plus raisonnables. D'ailleurs,
pour cette dernière année de présence au catalogue, la 350 GTS n'est
plus disponible qu'en boîte automatique, preuve d'un certain
embourgeoisement.


Holden Monaro HQ. La Holden Monaro est disponible à partir
de 1973 en
coupé deux portes et en berline, avec trois niveaux de finition :
Standard, SL et GTS. Selon la motorisation choisie, six cylindres en ligne
ou V8 de différentes cylindrées, la vitesse de pointe s'échelonne de 145 km/h à 210 km/h, de quoi satisfaire une large clientèle.
Disponible à
partir d'octobre 1974, la Monaro HJ fait l'objet d'un lifting.
Deux versions subsistent au catalogue, les LS et GTS. Le fameux 350 ci n'est
plus proposé. La Monaro n'est plus un modèle à part entière dans la gamme.
Il s'agit désormais d'une variante des Holden HJ, au même
titre que les Belmont, Kingswood, Premier et Statesman. La Monaro
peut être équipée de spoilers avant et arrière, question d'affirmer ce
qui lui reste de virilité. Sur le plan commercial, c'est l'hécatombe. La
Monaro LS est produite à 337 exemplaires, et la GTS à 606
exemplaires.
Pour liquider son stock de coupé, Holden sort une
série limitée LE, qui puise ses accessoires dans les séries hautes de Holden,
voire chez Pontiac aux USA pour les enjoliveurs en nid d'abeille. La Monaro HX
disponible à partir de juillet 1976 répond aux nouvelles normes
antipollution. Seule demeure au catalogue la Monaro GTS en berline, avec
les V8 4 141 cm3 et 5 025 cm3.

Holden Monaro HX. L'habillage chromé
est de série, sur cette ultime berline GTS dotée d'un V8.
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Holden Monaro HX.
Des pare-chocs peints de la couleur de la carrosserie sont disponibles
en option.
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Le nom de Monaro disparaît. Pour le remplacer,
Holden introduit en octobre 1977 dans la série HZ une variante sportive
simplement dénommée GTS, disponible avec le V8 de 4 141 cm3 en standard
et le V8 de 5 025 cm3 en option. Seul ce dernier moteur reste en vente à
partir de juin 1978. L'existence même de cette version est menacée par
l'apparition prochaine de la Holden Commodore, dérivée des Opel allemandes.
La dernière des 1 438 Holden GTS série HZ sort de chaîne en décembre
1978.

Holden Monaro HZ.
C'est la fin d'une lignée de modèles à tendance sportive. Au fil des
années, le concept de " muscle car " s'est évaporé en raison des
réglementations de plus en plus contraignantes et d'une évolution réelle
de la demande.
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Holden Monaro,
1998/2006
Plus de deux décennies se sont écoulées avant que
l'on ne reparle chez Holden de la Monaro. Au Salon de Sydney en 1998,
Holden présente un prototype de coupé dénommé Matilda, sur la base de la Commodore série VT,
la berline commercialisée depuis août 1997. Les
journalistes préfèrent lui attribuer le surnom de Manaro, en souvenir du
coupé des années 70. Séduits par ce projet, ils encouragent Holden à
inscrire cette voiture à son catalogue.

Holden
Matilda, prototype de la Monaro. C'est le coupé Commodore qu'Opel n'a
jamais mis à son catalogue. En Europe, la concurrence aurait été plus
rude. Il aurait eu fort à faire face à Audi, BMW et Mercedes.
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De nouveau, le public s'intéresse à ce type
d'automobile. La Matilda est redessinée avant de devenir effectivement
en novembre 2001 la nouvelle Monaro, sur la base de la
Commodore série VX. Deux versions sont proposées, d'une part la
CV6 avec un V6 suralimenté de 3 791 cm3 (233 ch) et une transmission automatique
dont la production cesse mi 2004, d'autre part la CV8 avec un V8 de 5
665 cm3 (306 ch) à boîte manuelle ou automatique.

Holden
Monaro VX CV8.
Le coupé Monaro est fabriqué à la fois pour
le marché intérieur australien, mais aussi pour l'exportation. On le
retrouve ainsi sous le nom de Chevrolet Lumina au Moyen-Orient, de
Vauxhall Monaro en Grande-Bretagne et de Pontiac GTO aux Etats-Unis.
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Holden
Monaro VY CV8-R.
La Monaro bénéficie en décembre 2002 d'améliorations mineures : nouveau
tableau de bord de la série VY, nouveau choix de couleurs et de
garnitures. Une édition limitée dite CVR-R est commercialisée en juillet
2003. Les 350 voitures sont de teinte " Turbine Mica", un gris métallisé.
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Holden
Monaro VY CV8-R.
Une
nouvelle série limitée à 320 exemplaires, dite CV8-R, est proposée en
mai 2004. La voiture est d'une teinte exclusive dite " Pulser Red ",
et son niveau d'équipement du meilleur niveau.
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Holden
Monaro VZ CV8.
Lorsque
apparaît un nouveau lifting de la Monaro fin 2004, pour donner naissance
à la série VZ,
la CV6 qui réalise à peine 10 % des ventes est
abandonnée. Seule reste au catalogue la CV8 à moteur V8. Le pare-chocs
arrière est redessiné, des échappements doubles sont installés, etc ...
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Holden
Monaro VZ CV8-Z.
Holden annonce
en juillet 2005 son intention de mettre fin à la production de la Monaro
CV8. Pour l'occasion, il propose en série limitée (1 100 unités) la
CV8-Z, qui bénéficie de multiples attentions, surtout sur le plan
cosmétique.
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Holden propose par ailleurs entre 2001 et 2006 des versions hautes
performances sous la désignation HSV (Holden Special Vehicles), sans que
le nom de Monaro ne soit utilisé. L'offre comporte deux versions, la GTS et
la GTO. La GTS reçoit un V8 Callaway de 402 ch. La GTO est dotée d'un V8
Chevrolet de 342 ch, dont la puissance évoluera à la hausse jusqu'à la
disparition du modèle en 2006. Quelques séries limitées (GTO LE,
Signature) permettent de faire parler de la voiture.
***

Vauxhall
Monaro -
La Monaro est vendue au Royaume-Uni sous la marque Vauxhall.
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Holden / Nissan,
1984/89
La crise pétrolière
de 1973/1974 qui voit le prix du pétrole augmenter de façon
exponentielle oblige les constructeurs automobiles à proposer des
modèles plus économiques. Traditionnellement, Vauxhall est en pointe en
Australie, suivi par ses confrères britanniques. Mais la montée en
puissance des constructeurs japonais contrarie les plans de Holden. Les marques britanniques en sont les premières victimes, alors
même qu'en Grande-Bretagne, c'est toute l'industrie automobile qui est
en difficulté. Ironie de l'histoire, l'un des principaux acteurs de
cette conquête japonaise n'est autre que Larry J. Hartnett, qui est en charge
l'introduction de Nissan en Australie. C'est une douce revanche pour
celui qui a été chassé de chez Holden.
La Holden Astra série HB présentée en août 1984 est une Nissan Pulsar rebadgée. La voiture est assemblée chez Holden
en Australie. La Nissan existe en versions trois, quatre et cinq portes. Seule
la carrosserie cinq portes est retenue par Holden. Pour répondre à la
demande de berlines quatre portes, Holden dispose au même moment de la Gemini.
Un seul moteur est proposé, il s'agit d'un 1,5 litre produit
localement, qui développe 70 ch. En avril 1986, la LC est commercialisée dans une phase 2 avec
quelques évolutions cosmétiques, et un nouveau moteur de 1,6 litre de 80
ch.

Holden
Astra, 1984/1987. Elle
n'est proposée qu'en version cinq portes à hayon, afin de ne pas
concurrencer frontalement les Nissan importées.
Pour la deuxième génération d'Astra, dite série LD, la Nissan Pulsar N13
sert de base. Il s'agit désormais d'un véritable programme de développement dans le
cadre d'une joint-venture. Nissan fournit les carrosseries, et Holden
les moteurs. L'Astra LD est disponible en Australie en berline quatre portes et
cinq portes à hayon. Deux moteurs sont proposés, un 1,6 litre de 74 ch,
ou un 1,8 litre de 106 ch. En juillet 1989, l'association avec Nissan
est rompue. Un nouvel accord est signé avec Toyota.
La Holden Nova, version australienne de la Toyota Corolla, remplace l'Astra.
Holden / Toyota,
1989/1996
La Holden Nova est produite en Australie entre 1989 et 1996 dans le cadre de
l'alliance " United Australian Automobile Industries " (UAAI), qui
permet de partager des modèles entre les deux constructeurs. Il s'agit d'une Toyota Corolla E90, qui reçoit
quelques modifications stylistiques mineures. Elle est disponible en
berline quatre portes et berline cinq portes. Trois séries se complètent et/ou
se succèdent. Les LE (août 89), LF (octobre 1991) et LG (1994, nouvelle
carrosserie). Différentes motorisations 1,4, 1,6 et 1,8 litre sont
proposées, avec ou sans l'injection, avec différents niveaux de
finition. Elle est remplacée par la Holden Astra en 1996, une Opel Astra
rebadgée.

Holden Nova LG,
1989/1996.
La série Nova LG succède en 1994 aux séries LE et LF. La présence de ces
voitures résulte d'un accord entre Toyota et Holden qui prévoit
l'échange de modèles entre le Japon et l'Australie.
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De 1989 à 1993, la Camry type V20 est
diffusée en Australie sous la désignation de Holden Apollo série JK (8/89 à 8/91) et
série JL (8/91 à 3/93). La présence de cette autre Toyota s'inscrit dans le
cadre de l'alliance UAAI.
En mars 1993, l'Apollo suit l'évolution de la
Toyota Camry, et devient la Holden Apollo série JM, avec une nouvelle
carrosserie aux formes arrondies. En septembre 1995, elle évolue en
Apollo série JP. Sa production cesse en 1996. Le temps d'écouler les
stocks, elle est remplacée en juin 1997 par la Holden Vectra, une Opel
Vectra rebadgée.

Holden Apollo,
1989/1996. " La plus large, la plus spacieuse, la plus puissante des
Holden quatre cylindres qui ait jamais existé ".
Outre Nissan et Toyota, Holden a flirté avec une
multitude de constructeurs, que ceux-ci soient intégrés à la galaxie General Motors ou non. Nous nous limitons ici à une simple présentation
illustrée des voitures étrangères commercialisées en Australie sous le blason Holden.
Holden / Suzuki

Holden
Drover, 1985/1987, Suzuki.
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Holden
Barina, 1985/1988, Suzuki

Holden
Barina, 1989/1994, Suzuki.
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Holden Cruze,
2002/2006, Suzuki.
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Holden / Isuzu


Holden Gemini,
1975/1986, Isuzu

Holden Jackaroo,
1986/2002, Isuzu.
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Holden Rodeo,
1981/2008, Isuzu.
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Holden Piazza,
1986/1988, Isuzu.
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Holden Monterey, 2001/2003,
Isuzu.
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Holden Frontera,
1995/2004, Isuzu.
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Holden / GM Europe

Holden Calibra,
1991/1998, Opel/Vauxhall.
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Holden
Astra TR, 1996/1998, Opel/Vauxhall

Holden Combo,
1996/2012, Opel/Vauxhall.
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Holden Vectra JR/JS,
1998/2003, Opel/Vauxhall.
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Holden Astra TS,
1998/2005, Opel/Vauxhall.
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Holden
Barina, 2000/2005, Opel/Vauxhall.
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Holden Zafira,
2001/2005, Opel/Vauxhall.
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Holden Vectra ZC,
2003/2006, Opel/Vauxhall.
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Holden Astra,
2004/2009, Opel/Vauxhall.
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Holden Tigra,
2005/2007, Opel/Vauxhall.
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Holden Cascada,
2015/2017, Opel/Vauxhall.
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Holden Astra,
2015/2016, Opel/Vauxhall.
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Holden Insignia,
2015/2019, Opel/Vauxhall.
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Holden Astra,
2016/2020, Opel/Vauxhall.
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Holden / Chevrolet
USA / GMC

Holden Colorado,
1998/2001, Chevrolet USA

Holden Acadia,
2018/2020, GMC.
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Holden / Daewoo /
Chevrolet
Les Daewoo sont devenues des Chevrolet en 2005

Holden
Viva, 2005/2009, Chevrolet.
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Holden
Barina, 2005/2011, Chevrolet.
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Holden
Captiva, 2006/2018, Chevrolet.
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Holden Colorado,
2008/2020, Chevrolet.
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Holden Cruze,
2009/2016, Chevrolet.
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Holden Spark, 2009/2020, Chevrolet.
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Holden
Epica, 2007/2011, Chevrolet.
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Holden
Barina, 2011/2018, Chevrolet.
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Holden
Volt, 2012/2015, Chevrolet.
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Holden Trax, 2013/2020,
Chevrolet.
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Holden Malibu,
2013/2016, Chevrolet.
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Holden Equinox,
2017/2020, Chevrolet.
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Les pick-up Holden
Les pick-up dérivés des berlines Holden sont une tradition en Australie, où ils sont surtout connus sous
la désignation Ute,
terme familier
couramment utilisé pour désigner un véhicule utilitaire ou
une camionnette.


Holden 50-2106 Coupe
Utility, 1951–53.
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Lancé en octobre 1953, le Ute série FJ adopte la même calandre que la berline
correspondante. Sa charge utile progresse à 375 kg. Une version fourgon
(dite Panel Van) complète l'offre en fin d'année. On lui a simplement ajouté des panneaux
latéraux et un hayon. Il offre 2,3 m3 de volume utile, et 336 kg de
charge utile.

Holden Ute Delivery
Panel Van FJ, 1953/1956.
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Holden Army Ute FJ,
1953/1956.
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L'aspect extérieur du Ute série FE de 1956 est entièrement revu. Il s'agit de la
deuxième génération pour cet utilitaire. L'empattement gagne 5 cm. La
lunette arrière du pick-up est incurvée et en trois parties. Comme sur
les séries précédentes, une seule motorisation de 70 ch est proposée. Le
renforcement du châssis génère une augmentation du poids à vide. Pour
autant, la
charge utile progresse à 410 kg pour le Ute et à 403 kg pour le fourgon.


Holden Ute FE,
1956/1958.
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Le lifting de
mai 1958 qui donne naissance à la série FC est accompagné
d'améliorations sur le moteur, les suspensions et de nombreux autres
composants.
Lors de la commercialisation,
Holden vante la teinte de la calandre et des différents
entourages qui est identique à celle de la carrosserie. Mais le
constructeur se
ravise assez vite, pour revenir à des éléments chromés. La structure est de
nouveau renforcée, mais cette opération obère cette fois la charge
utile, qui s'affiche alors respectivement à 388 et 378 kg. A l'usage, les dépassements
de charge sont
nombreux, et la maréchaussée locale sait encore se montrer conciliante.

Holden Ute FC,
1958/1960.
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Holden Panel Van FC,
1958/1960.
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Les séries FB
et EK de 1960 évoluent peu. Le fourgon, qui partage sa charge utile de 365 kg
avec l'Ute,
dispose d'un toit plus haut que sur la série FC, qui lui procure un volume de chargement
de
2,2 m3.
Comme sur la berline FB contemporaine, la cylindrée du vénérable six cylindres est portée à
2 262 cm3, et la
puissance à 75 ch. Les freins, les suspensions et l'installation
électrique sont améliorés.


Holden Panel Van FB/EK,
1960/1961
La troisième génération d'utilitaires Holden apparaît en juillet 1962.
La nouvelle carrosserie de la série EJ est réalisée sur le même
empattement que précédemment. Le pare-brise panoramique n'est plus de
mise, même si l'on observe encore une petite courbe à sa base.
L'ensemble est plus bas, plus large et plus élégant. La charge utile
est enfin devenue respectable, plus de 500 kg. Sur le plan
technique, on note peu de nouveautés.



Holden Ute EJ,
1962/1963.
Copyright
La série EH lancée en août 1963 est une version rafraîchie de la série EJ. Le
nouveau moteur " Red " est disponible en six cylindres 2 440 cm3
(101 ch) ou six cylindres 2 930 cm3 (117 ch) à
partir du début 1964.

Holden Ute EH,
1963/1965.
Copyright
Le Ute série HD est lancé en juillet 1965, cinq mois après son
équivalent en berline. Visuellement, avec ses lignes étirées, il semble plus long et plus large que le
précédent Ute série EH. Le six cylindres 2 930 cm3 offre jusqu'à
140 ch, ce qui correspond à un doublement de la puissance depuis les
débuts du Ute.

 
Holden Ute HD,
1965/1966.
Copyright
Sortie en avril 1966, la série HR résulte d'un dernier lifting avant un
restyling complet de cet utilitaire né en juillet 1962. La face avant
est plus rectangulaire.



Holden Ute HR,
1966/1968.
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La série HK commercialisée en janvier 1968 signe l'arrivée de la
quatrième génération du Ute. Holden est reparti d'une page blanche,
avec un empattement plus long, donc plus d'espace. L'accent est
porté sur la sécurité. Le Ute de la série HK est le premier à disposer
d'un
V8, en l'occurrence un 5 025 cm3 de 213 ch.
Le volume utile du fourgon atteint 2,5 m3, tandis que la charge utile
est presque doublée par rapport aux débuts du Ute, avec 685 kg pour le
Ute et le fourgon.
Désormais, le
Ute
est disponible avec deux niveaux de finitions, Belmont et Kingswood,
tandis que le fourgon n'est proposé qu'avec la finition de base Belmont.
Le concept défendu par le Ute évolue
et Holden s'adapte. Jusqu'à cette date, il s'agissait pour l'essentiel
d'un véritable utilitaire. Désormais, l'acquéreur peut sélectionner en
option des sièges baquet, la
climatisation, la radio, des enjoliveurs ... D'utilitaire, le Ute devient
aussi un véhicule de loisirs.


Holden Kingswood Ute
HK, 1968/1969.
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La série HT revisitée est lancée en mai 1969. Elle bénéficie de voies légèrement
plus larges et de nouvelles garnitures intérieures. La calandre en plastique ABS
est plus légère mais
aussi plus solide. Cinq moteurs différents, six cylindres et V8, sont
proposés, contre quatre sur la série HK. Holden s'adresse de plus en
plus à une jeune clientèle disposant de moyens, et qui s'adonne aux
loisirs de plein air.


Holden Ute HT,
1969/1970.
Copyright
En juillet 1970, l'Ute évolue à l'occasion d'un
nouveau lifting. Sur la série HG, Holden offre un nouveau dessin de calandre,
et
les formes de la malle arrière apparaissent plus subtiles.


Holden Kingswood Ute
HG, 1970/1971.
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La cinquième génération de l'utilitaire Holden, dite série HQ, apparaît
en juillet 1971. Elle dispose des mêmes mécaniques que la berline : six cylindres de 2 832 cm3 et 120 ch, six cylindres de 3 304 cm3 et 137 ch, V8 de 4
141 cm3 et 188 ch, et V8 de 5 042 cm3 et 243 ch. Le Ute est de nouveau
disponible en finition Belmont et Kingswood, tandis que le fourgon n'est
proposé qu'en finition Belmont. L'empattement est porté à 2,89 mètres.
La charge utile
atteint 736 kg et le volume utile du fourgon 3 m3. Holden propose par ailleurs un
châssis-cabine à empattement plus long, apte à recevoir diverses
carrosseries. Il est connu sous le nom de Holden One Tonner, en raison
de sa charge utile de 1,3 tonne.



Holden Kingswood Ute
HQ, 1971/1974.
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Holden cherche à capitaliser sur l'intérêt
croissant des jeunes pour sa gamme commerciale. Le Ute répond par exemple parfaitement aux
besoins des surfeurs. Le constructeur lance en édition limitée le
fourgon Sandman, qui se reconnaît à ses adhésifs spécifiques inspirés pour
certains d'entre eux par la Monaro GTS, par ses jantes sport, ses
sièges baquets, son instrumentation améliorée ... C'est un succès.
La série HJ lancée en octobre 1974 affiche une face avant plus carrée,
dans l'esprit des productions américaines contemporaines de la GM. La dénomination Belmont n'est plus utilisée. On évoque
simplement le Ute ou le Panel Van. Celle de Kingswood est maintenue pour
le Ute, pour exprimer un positionnement haut de gamme. Moyennant une charge utile ramenée à 500 kg, Holden
propose une qualité de conduite plus douce. Pour cela, la monte
pneumatique est reconsidérée, sans intervention sur les suspensions. Une installation type camping baptisée Tail-Tent est
proposée en accessoire. Elle offre une vaste habitabilité. Le Sandman est inscrit au catalogue de manière durable.


Holden Sandman HJ, 1974/1976.
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Holden Ute HJ,
1974/1976.
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Le lifting qui donne naissance en juillet 1976 à la série HX est mineur.
Il coïncide avec l'entrée en vigueur de nouvelles normes antipollution.
La calandre présente des barres verticales sur la version Kingswood.


Holden Kingswood Ute
HX, 1976/1977.
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Holden lance la série HQ en octobre 1977. C'est le troisième lifting
pour cette génération, qui touche ici essentiellement le dessin de la
calandre style " boite à oeufs ", sauf sur la One Toner. De nouvelles
suspensions dites " RTS " offrent une nouvelle maniabilité et des sensations
de conduite plus proches des standards européens.

Holden Sandman Panel
Van HZ, 1977/1979.
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Holden Sandman Ute
HZ, 1977/1979.
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La série WB lancée en 1980 reste axée
sur quatre variantes, Ute et fourgon de base, Ute Kingswood et
châssis-cabine One Tonner. Pour la première fois, toutes ces variantes
présentent la même face avant qui est de nouveau modifiée. Les phares de la Kingswood sont rectangulaires. Sur les autres versions, ils sont ronds.
Ce choix est vite corrigé, et ce sont bientôt toutes les versions qui
adoptent la calandre à feux carrés. Le moteur 5 025 cm3 n'est plus
officiellement disponible. Seuls quelques initiés parviennent à
l'obtenir. Les Ute et Panel
Van disparaissent momentanément du catalogue en 1984. Une page
d'histoire se tourne.


Holden Kingswood Ute
WB 1980/1984.
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Une longue absence de six ans a marqué la carrière du Holden Ute. Il
fait son retour en août 1990 avec la série VG. Exit le style carré
inspiré des productions US. Le dessin est plus franchement germain. Il s'agit en fait d'une variante
de la Commodore série VN, dont le Ute partage les moteurs.
Son empattement est identique à celui du break. La version de
base est essentiellement destinée à un usage professionnel, tandis que
la version S tente de séduire une clientèle privée. La section
Holden Special Vehicles (HSV) propose une version hautes performances
appelée Maloo, un mot aborigène désignant la tempête ou le tonnerre.
La Maloo est dotée du V8 de 4 987 cm3, de suspensions améliorées et d'un
kit carrosserie.


Holden Ute VG,
1990/1991.
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Sur la série VP d'octobre 1991, la grille de
calandre est remplacée par une ouverture façon " boîte à lettre ".
D'autres améliorations moins visibles touchent à la maniabilité, au
plaisir de conduite, au niveau sonore et à l'équipement. Holden
maintient une version de base, et une version S.

Holden Ute VP,
1991/1993.
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La série VR de juillet 1993 se caractérise entre
autres par une face avant légèrement revue, un freinage plus performant
et l'adoption d'un airbag conducteur. Les puissances moteurs augmentent.

Holden Ute VR,
1993/1995.
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Sortie en avril 1995, le série VS va rester en production
jusqu'en 2000, avec deux remises à niveau en cours de carrière. Holden propose en 1998 pour
célébrer son cinquantenaire un Ute SS V8 en édition limitée de 500
exemplaires. La branche sportive HSV poursuit le développement de ses versions Maloo
à hautes performances.

Holden Ute VS,
1995/2000.
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La berline et
le break Commodore VT sont apparus en août 1997. Il faut attendre
décembre 2000, après le lifting de la série VX, pour voir arriver le
nouveau Ute de la série VU. D'outils de travail capable de porter des
charges lourdes à ses débuts, le Ute est définitivement devenu un véhicule de loisirs. Holden
sait prendre soin de ses passagers. Trois niveaux sont disponibles, Ute, S Ute et SS Ute, ce dernier étant doté en série du V8 5
665 cm3. Plusieurs séries limitées sont proposées : SS fifty en 2001 pour célébrer les 50 ans du Ute, Storm et HBD (Holden By
Design) Storm en 2002. HSV propose pour sa part ses versions Maloo.

Holden Ute Storm VU,
2002.
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En septembre 2002, le Ute série VY opte pour une nouvelle calandre, de
nouveaux phares, un autre dessin pour le carénage du pare-chocs avant, et un
intérieur revu. La
gamme commerciale comporte toujours trois niveaux : base, S et SS. La
version One Tonner à châssis-cabine fait un retour remarqué depuis
l'abandon des caisses carrées en 1990, suivie par un double
châssis-cabine dénommé Crewman. Ces deux versions disposent d'un
empattement supérieur de 26,7 cm à celui du Ute.

Holden Ute VY,
2002/2004.
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La série VZ de 2004 est commercialisée avec un nouveau
V6 en aluminium de 3 565 cm3 dit Alloytec. En 2006, l'ancien 5 665 cm3 est remplacé par un nouveau V8
de 5 967 cm3. Holden soutient la diffusion du Ute avec une multitude de séries limitées, notamment les
Storm Ute et Storm Crewman, SSZ Ute et SSZ Crewman, Thunder S Ute,
Thunder SS Ute et Thunder Crewman SS ... Les versions Maloo restent dans
le circuit.


Holden Ute VZ,
2004/2007.
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Le Ute série VE, qui partage son empattement de 3,01 mètres avec les
berlines Statesman et Caprice, est présenté courant 2007. C'est plus d'un an après
les berlines correspondantes (juillet 2006). L'offre
autour du Ute reste conséquente, avec plusieurs six cylindres et des V8,
et quelques séries limitées pour retenir l'attention de la clientèle. La
crise financière de 2008 porte un coup terrible à la General Motors.

Holden Ute VE,
2007/2013.
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La série VF de 2013 est la dernière pour le Ute, avant que
la marque ne disparaisse. Commercialisé jusqu'en octobre 2017, jamais
le Ute n'est apparu aussi raffiné, tant au niveau du design
intérieur qu'extérieur. Six et huit cylindres sont toujours au
programme, jusqu'au V8 de 6,2 litres. Ce sont
les Ute les plus rapides, les plus sûrs et les plus élaborés de
l'histoire du modèle. Depuis 1951, la série n'a été interrompue que
pendant six ans (1984/1990). Le Ute a
joué un rôle
majeur dans le développement économique de l'Australie après-guerre. Il est même devenu l'un de ses symboles.

Holden Ute VF,
2013/2017.
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La fin de la marque
Holden
Ford annonce la fermeture en 2016 de ses sites de production en
Australie. Dans le pays, ce sont près de 200 entreprises qui fournissent
les constructeurs locaux que sont Ford, Toyota et Holden. Ces
entreprises vendent parfois les mêmes pièces aux trois constructeurs. La
fermeture de Ford réduit leur niveau d'activité. Le coup de grâce leur
est porté quand Toyota prend la même décision quelques mois plus tard.
C'est tout un pan de l'économie axé sur la sous-traitance et la
fourniture de pièces automobiles qui est fragilisé.
Le
coût de la vie est plus élevé en Australie que dans les pays
environnants. Les salaires y sont plus importants, et les matières
premières, l'énergie, le transport y sont aussi plus chers que dans les
pays asiatiques. A défaut de se fournir sur place, on pourrait importer
des pièces et des sous-ensembles, mais cette politique reste aussi
extrêmement coûteuse. Isolé, Holden est en difficulté. L'entreprise qui
appartient au patrimoine industriel du pays bat de l'aile.
Depuis quelques années, les gouvernements australiens successifs,
quel que soit leur bord politique, se sont lassés de maintenir à
flot l'industrie automobile. A leurs yeux, le jeu n'en vaut plus la chandelle. Ce
soutien artificiel coûte plus cher que les indemnités chômage qu'il
faudrait verser pour financer les pertes d'emploi dues aux fermetures de
sites. D'ailleurs, peu de salariés devraient rester sur le carreau, car
l'économie australienne recrute de toute part. Le gouvernement décide
que cette époque d'assistance à tout prix d'une industrie devenue
moribonde n'est plus d'actualité.
La General Motors est au début des années 2000 un géant aux
pieds d'argile. Pour s'en sortir, elle demande le soutien des Etats américains
et canadiens. En contrepartie, la GM s'engage à vendre ou à supprimer cinq de
ses marques, Pontiac, Saturn, Hummer, Saab et Opel/Vauxhall. Les quatre
premières ne représentent que 3 % des ventes du groupe. C'est chose faite en
2009. Le binôme Opel/Vauxhall à lui seul vend huit fois plus de voitures que les
quatre autres marques réunies, et échappe finalement à sa revente. Ce n'est que
partie remise, car Opel/Vauxhall sera cédé à PSA en 2017.
Investir massivement pour relancer la machine n'a pas de
sens sur un marché réduit de 25 millions
d'habitants, extrêmement segmenté, où aucun modèle ne peut à lui seul
justifier de grosses dépenses en études. Le volant est à droite en Australie. Cela réduit
d'autant les possibilités d'exporter. La General Motors considère que Holden appartient à
l'ancien monde. Le nouveau monde, c'est l'électrification des gammes, et bientôt
la conduite autonome.
Cette situation amène à un questionnement légitime de la
part de la General Motors. Le géant américain tranche. Holden
cessera comme Ford et Toyota toute production automobile locale à l'horizon 2017. La
marque n'est pas abandonnée pour autant. Elle survit par le biais de la distribution de voitures
importées et simplement rebadgées. L'impact de ce choix est lourd. Les
ventes de Holden dévissent de 50 % entre 2017 et 2019.
Alors à quoi bon maintenir la marque face à l'invasion des
voitures asiatiques. En février 2020, la General Motors annonce officiellement la disparition
définitive de Holden
pour 2021. C'est tout un réseau de concessionnaires qui abandonne une enseigne
historique, ferme des salles d'exposition et laisse de la place pour
l'installation des marques asiatiques. Il ne reste que quelques
agents qui assurent les réparations et la fourniture des pièces.
Texte : Jean-Michel Prillieux / André
Le Roux
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