Allstate, dans votre caddie
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Malheureusement, les résultats commerciaux se révèlent très décevants. L'Allstate souffre globalement d'un tarif plus élevé que celui de la Henry J, même si une exécution aussi dépouillée que le modèle d'origine est proposée à un prix légèrement inférieur à la version de base de sa cousine. La voiture n'est produite qu'à 1 566 exemplaires en 1952, et s'effondre à seulement 797 unités en 1953, poussant Theodore V. Houser à jeter l'éponge à la fin de cette seconde année. Cet échec s'explique notamment par la réticence du public, qui n'a pas le réflexe de commander une automobile dans un grand magasin généraliste. De plus, la démarche commerciale s'avère trop restrictive puisqu'il faut impérativement se déplacer dans les points de vente Sears pour acquérir la voiture. L'ère d'Internet est encore loin. Au même moment, l'aventure de la marque Crosley connaît une trajectoire tout aussi malheureuse pour des raisons similaires. Malgré ces revers successifs, cette idée de distribution refera surface quelque quarante-cinq ans plus tard en Europe, où des enseignes comme Auchan, Carrefour ou Leclerc tenteront des expériences analogues, pour un succès toujours aussi confidentiel.
L’extérieur se différencie par une nouvelle calandre, mais c’est surtout l’intérieur qui bénéficie de maintes améliorations. Il est regrettable que ces améliorations n’aient pas été retenues sur la Henry J d’origine. Copyright
Texte : Jean-Michel Prillieux |
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