Reliant Kitten

1. La Kitten succède à la Rebel

Reliant dévoilait en octobre 1975 une nouvelle voiture compacte à quatre roues, la Kitten. Comme son aînée la Rebel, elle était dotée d'une caisse en fibre de verre. Il s'agissait alors de proposer sur le marché une alternative aux Ford Fiesta, VW Polo, Renault 5 ... et à l'éternelle Mini.

Esthétiquement, la carrosserie présentait de nombreuses similitudes avec la Robin. Plusieurs éléments étaient repris de celle ci : lunette et feux arrière, vitre de custode, portes, etc ... ce qui avait permis de réduire les coûts de développement. La partie antérieure de la Kitten avait juste été redessinée pour s'adapter à la présence de deux roues. Le châssis était toutefois totale-ment différent.

2. Une voiture économique

La Kitten adoptait en même temps que la Robin le nouveau moteur de 848 cm3
qui développait 40 ch Din. La vitesse maximum annoncée était de 130 km/h pour
un poids de 538 kg.

Reliant de manquait pas de préciser que la Kitten pouvait aisément maintenir  une vitesse de croisière de 95 km/h, et que, à condition de la conduire " avec prudence ", la consommation en carburant était inférieure à 4,1 litres au 100 kilomètres.

Le constructeur concluait l'un de ses catalogues publicitaires en précisant :
" Vous voyez donc à présent que la Kitten n'est pas une voiture économique parmi tant d'autres. C'est une voiture économique faite pour offrir encore davantage. Une voiture faite pour rester jeune ".

3. Les évolutions

Trois carrosseries étaient proposées : une berline deux portes, un break
 " Estate " et un Van. Comme sur la berline, ces deux dernières reprenaient
de nombreux éléments de carrosserie à la Robin. A partir d'octobre 1976, les modèles recevaient l'appellation DL pour DeLuxe.

Comme le laisse entendre l'illustration ci-dessus, la Kitten était dotée d'un ra-
yon de braquage très court, inférieur à celui d'un taxi londonien, pourtant déjà 
réputé pour sa capacité à faire un demi tour sur place.

Le Van faisait le bonheur de quelques artisans, mais répondait aussi aux besoins
de certains particuliers, à la recherche d'un petit utilitaire économique. Dispo-sant d'un volume de chargement plus important que ses rivaux sur le marché,
il était aussi mieux armé face la corrosion.

4. Face à la concurrence

Produite jusqu'en février 1982 à 4 074 exemplaires, ce qui ramené au nombre
d'année de production constitue une meilleure performance commerciale que
ce que fit la
Rebel, la Kitten eut cependant à souffrir d'une concurrence enco-re plus exacerbée que sa devancière.

Les coûts de production de Reliant demeuraient élevés face à des compéti-teurs qui ne cessaient de faire des gains de productivité. Elle était plus chère qu'une Mini 1000, une Fiat 127 ou une Hillman Imp, tout en étant sensiblement moins rapide que ses rivales. Ses seuls arguments demeuraient sa consomma-tion moindre, sa qualité de fabrication, ses coûts d'entretien réduits, et sa carrosserie qui ne rouillait pas.

5. Reliant et les petits constructeurs

La réputation de légèreté et de solidité de son châssis, mais aussi de sa méca-
nique, incitèrent de nombreux petits constructeurs à utiliser des éléments de la Kitten pour des productions marginales : Stevens, Jimp, Asquith, Reef, etc ...

6. Second life

Quand la production cessa à Tamworth, l'outillage et les droits furent vendus en Inde, où la voiture fut fabriquée sous le nom de Dolphin.

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