Citro Passion

Citro Passion, bimestriel dans sa parution, a fait l'objet de 18 numéros, qui à raison de 6 parutions par an, sont donc parus durant trois ans, avec une régularité remarquable, d'avril/mai 2003 à février/mars 2006. Ce magazine était édité par le groupe de presse de Michel Hommel, propriétaire par ailleurs des titres Auto Hebdo, Echappement, 2 CV Magazine, 4L Magazine, Super VW Mag, Automodélisme, Nitro, American Muscle Car ... Ce titre s'ajoutait à la multitude des magazines de divers éditeurs consacrés à la marque de Javel : Citropolis, Citroscopie, Citromania, Citroën Revue, puis plus récemment Chevronnés.

Plusieurs personnalités connues et reconnues, toutes évidemment très attachées à Citroën, participèrent à ce magazine. Dominique Bellière assura le rôle de rédacteur en chef. Parmi les autres rédacteurs, on notait la présence systématique ou très régulière de Jean Paul Decker, Daniel Denis, Eric Massiet de Biest, Christian Petit, Pascal Schou, Olivier de Serres, Bruno Sebezyk Molina, Jean François Soyez et Didier Tardy. Une quarantaine d'autres auteurs signèrent leurs textes de manière plus épisodique, comme par exemple Jacques Wolgensinger. Thierry Dubois pour sa part illustra avec tout le talent qu'on lui connaît l'édito de chaque numéro. Citro Passion avait pour ambition de revenir sur l'histoire de la marque et de ses modèles, mais le magazine donnait aussi une importance majeure aux multiples actions menées dans le petit monde des Citroëniste : manifestations, voyages, vie associative, publications, collections ...

La majorité des photos paraissant dans Citro Passion étaient contemporaines. Les articles historiques étaient toutefois complétés par des documents d'époque. Citro Passion s'intéressait aux anciennes Citroën, des toutes premières des années 20, jusqu'aux plus récentes des années 80/90, comme la CX Prestige ou la XM V6. Le thème de la Traction Avant était d'une  manière générale largement analysé et commenté. Les carrossiers indépendants étaient mis à l'honneur, qu'il s'agisse de Chapron avec ses modèles de prestige, de Bossaert avec son coupé DS  ou de Tissier ou Petit avec leurs productions plus artisanales. Les modèles les plus " décalés " n'étaient pas oubliés, comme la Bijou britannique ou la M35 à moteur rotatif.

Les utilitaires et autocars bénéficiaient du même traitement que les voitures de tourisme. On notait à partir du numéro 10 une intéressante rubrique " Bibliothèque " consacrée aux ouvrages parus sur la marque et rédigés par des historiens de référence, qu'il s'agisse de Pierre Dumont, René Bellu ou Fabien Sabatès .... Les rédacteurs s'intéressèrent aussi à divers sujets annexes à la vie de l'entreprise : la visite de Lindbergh en 1927, l'affaire de l'Auto Journal en 1955, Citroën au Salon de Genève, la carrière de Robert Opron, les Citroën de Slough ...

Citro Passion même s'il était réalisé avec ... passion, par des auteurs appréciés, laissait un peu l'impression d'un magazine lancé par un important éditeur, le groupe Hommel, afin de profiter d'un créneau porteur, celui de l'intérêt porté par un public nombreux aux productions du constructeur de Javel.  

Le dernier numéro de Citro Passion présentait deux couvertures successives, d'une part celle du numéro 18 de cette revue, d'autre part celle du numéro 0 d'Auto Passion, daté du 1er février 2006. Le groupe Hommel décidait à cette occasion d'unir deux de ses magazines, Citro Passion d'une part, et 1093 Magazine d'autre part, ce titre étant jusqu'alors consacré aux Renault, pour constituer un nouveau mensuel : Auto Passion. Ce faisant, Auto Passion allait s'intéresser aux Citroën et aux Renault, mais s'ouvrait aussi aux autres marques françaises, notamment Peugeot.

Le titre Auto Passion avait connu une première vie dans le groupe Hommel avec 139 numéros diffusés entre novembre 1986 et novembre 2001, avant de s'effacer pendant plus de quatre ans. Hélas, la nouvelle mouture n'allait pas dépasser les 22 numéros. Auto Passion mourrait une deuxième fois à l'issue de l'édition de janvier 2008.

Avec le recul du temps, force est de reconnaître la qualité des textes de ce magazine. Justement, les férus d'histoire peuvent simplement regretter qu'une trop grande part de Citro Passion était consacrée à l'actualité de la marque (rencontres, évènements, salons ...) et pas assez à des articles de fond. 

Retour au sommaire de Magazine - Retour au sommaire du site