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Frank Gerald Feeley
Frank Gerald Feeley - Angleterre - 1912/1985 - Copyright Copyright. Ce site est gratuit et sans publicité. Je n'en retire aucun bénéfice financier. C'est le fruit d'une démarche totalement désintéressée. Si vous êtes détenteur d'un copyright non mentionné, je vous invite à me contacter. Ce fait est involontaire. Le document en question sera immédiatement retiré. Merci donc pour votre indulgence, pour ce qui n'est qu'un travail amateur. Francis Gerald Feeley naît à Staines, dans le Surrey, le 16 janvier 1912. Jeune homme, il intègre le service de carrosserie de l'entreprise Lagonda , située dans sa ville natale, où son père travaille déjà. En 1933, l'entreprise traverse une crise majeure. En avril 1935, elle est placée sous administration judiciaire et une partie du personnel, dont Feeley, est licenciée. Durant cette période, Feeley rejoint la société de carrosserie Newns, basée à Thames Ditton, dont les produits sont commercialisés sous la marque Eagle Coachworks. Parallèlement, en 1935, Alan Good rachète Lagonda pour éviter la faillite. Pour redresser la marque, il recrute Walter Owen Bentley, qui vient de quitter sa propre entreprise à la suite de son rachat par Rolls-Royce. En prenant la direction technique, W.O. Bentley initie un plan de relance qui débouche sur la création de modèles prestigieux, dont la célèbre V12, assurant la survie de la firme jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Francis Gerald Feeley réintègre Lagonda en 1937 en tant que designer. Il collabore alors à la conception des modèles LG 45 et LG 6, ainsi que de la V12 en 1938. Après le rachat de Lagonda par David Brown en 1947, Feeley travaille pour Aston Martin, également acquise par l'industriel la même année. Son premier projet chez ce nouveau constructeur est la 2-Litre Sport, présentée au Salon de Londres en 1948. Equipée d'un moteur quatre cylindres de 1 970 cm3 développant 90 ch, elle repose sur un châssis en treillis tubulaire inspiré du prototype Atom étudié pendant la guerre. Malgré ces bases, la carrosserie aux formes bulbeuses déçoit sur le plan esthétique et le prix élevé limite les ventes à seulement quinze exemplaires. Le modèle n'atteint pas encore le niveau de performance et d'attrait des voitures qui lui succéderont.
Aston Martin 2-litre Sport - Collection ALR Dès le rachat d'Aston Martin, l'industriel David Brown fixe un objectif prioritaire. Il veut remporter les 24 Heures du Mans. Pour l'édition 1949, trois voitures sont engagées par l'usine. Il s'agit de trois prototypes fermés servant de laboratoire technique pour le développement de la DB2. La course se solde par un succès relatif pour l'écurie. Deux voitures franchissent la ligne d'arrivée. L'Aston Martin numéro 27 obtient la septième place du classement général, tandis que l'Aston Martin numéro 29 se classe dixième. Le bilan est cependant assombri par l'accident de la numéro 28, pilotée par Jean-Pierre Maréchal, qui succombe à ses blessures le lendemain de l'épreuve. Aston Martin ne remportera l'épreuve mancelle qu'en 1959 avec Roy Salvadori et Carroll Shelby.
Aston Martin DB 2 châssis LMA/49/1, 24 Heures du Mans 1949 - Source : https://www.astonmartin.com La version routière de la DB2 est présentée au Salon de New York en avril 1950. Francis Gerald Feeley dessine ce modèle en s'inspirant des voitures engagées au Mans, rehaussant les lignes du toit et du capot pour gagner en habitabilité. Il s'agit d'un coupé à caisse fermée en aluminium formé à la main, arborant un style ponton. L'empattement raccourci, associé à des roues à rayons de 16 pouces, confère à l'ensemble une allure fluide et dynamique. Au total, 309 exemplaires sont produits.
Aston Martin DB 2 Sport Saloon - Collection ALR Quelques mois plus tard, la marque dévoile un cabriolet DB2 au dessin pur et sans artifice, dont la capote s'intègre harmonieusement à la ligne du coffre. Ce modèle, dont la silhouette rivalise avec les créations de Pinin Farina, est produit à 97 unités.
Aston Martin DB 2 Drophead Coupe - Source : https://en.wheelsage.org Très rapidement, la DB2 se révèle exiguë, tant pour ses occupants que pour leurs bagages. Véritable stricte deux places, elle souffre d'un coffre accessible uniquement de l'intérieur qui rend les manœuvres peu pratiques. La voiture affiche par ailleurs un caractère masculin marqué, exigeant une force que toutes les conductrices ne possèdent pas forcément pour en tirer le meilleur parti. Face à ce constat, Aston Martin étudie une version améliorée, plus facile à conduire. Suivant une méthode empirique typiquement britannique, les ingénieurs augmentent l'espace intérieur en réduisant la capacité du réservoir et remplacent le pare-brise en deux parties, au style démodé, par une vitre galbée d'un seul tenant plus actuelle. La nouvelle DB2/4, dont le chiffre désigne désormais le nombre de places, apparaît officiellement au Salon de Londres en octobre 1953. Un grand hayon arrière s'ouvre de bas en haut pour révéler un coffre spacieux, dont le volume s'accroît généreusement en rabattant les dossiers des deux sièges d'appoint. Sans en mesurer réellement la portée, Aston Martin est un précurseur de la voiture à hayon, dont l'usage est devenu universel. Parallèlement au coupé, la marque dévoile une déclinaison décapotable, elle aussi équipée de ces deux sièges arrière supplémentaires.
Aston Martin DB 2/4 - Collection ALR Francis Gerald Feeley demeure le designer attitré d'Aston Martin jusqu'en 1956, année où le transfert des activités à Newport Pagnell le pousse à quitter l'entreprise. Dès lors, le constructeur collabore avec des carrossiers externes, notamment la maison italienne Touring, à qui il confie en 1956 le dessin de la DB4, présentée au Salon de Londres en octobre 1958. Feeley a laissé une empreinte durable sur l'identité stylistique d'Aston Martin, ayant notamment créé la calandre en trois parties de la 2-Litre Sport, qui va évoluer par la suite pour devenir un élément distinctif de la marque. Il poursuit ensuite sa carrière dans l'aéronautique et s'éteint à Staines en août 1985. |